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19 mars 2014

La panthère noire

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Modelage argile blanche - hauteur 28 cm - finition peinture acrylique noire et cire

C'est une libre interprétation d'une petite statuette vue sur le net (auteur inconnu). J'ai accentué la courbe pour créer ce S, complètement modifié la tête et transformé ce qui est à l'origine un guépard très droit en une panthère sinueuse. Elle regarde en arrière comme la jument que j'avais imaginée pour un modelage précédent. Mais je ne l'ai réalisé qu'en les voyant côte à côte.

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Les deux sculptures se marient à merveille, la noire et la blanche, toutes deux douces et rondes, associées dans un mouvement tournant.

La statuette dont je me suis inspirée :

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2 janvier 2013

Dessins numériques et Jason Padgett

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Dessins faits en aout 2011

Je ressors ces vieux dessins faits sur photofiltre parce que je viens de lire un article sur Jason Padgett et ses dessins de fractales. Ce n'est pas comparable bien sûr, mais j'ai relié les deux. Dans mon esprit l'Art et la science sont intimement mélés. J'ignore pourquoi mais ils le sont.

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Jason Padgett

Jason Padgett est un américain qui s'est pris un coup sur la tête et qui depuis dessine ce genre de choses. Du coup il a entrepris des études de mathématiques pour comprendre ce qu'il dessine, des fractales et autres équations mathématiques qu'il dessine sans les connaître.

Ce dessin a probablement été inversé blanc sur noir au lieu de noir sur blanc, parce que Jason Padgett fait ses dessins au crayon sur papier, avec un compas. Je trouve cela fascinant, et beau.

29 août 2011

Collection de visages

Quand j'étais petite j'avais un petit carnet à spirales à la couverture verte sur lequel je collais des photographies de chevaux de courses découpées dans le journal de ma grand-mère. J'aimais beaucoup feuilleter ce carnet. Je ne sais pas ce qu'il est devenu, je l'ai probablement jeté. Je le regrette.

Des années après j'ai réalisé une série de collages (voir catégorie collages) sur feuilles volantes A4. Dans le même temps, j'ai entrepris de collecter des photographies de personnages trouvées dans les magazines, articles ou publicités.

Je les ai assemblées de manière à ce qu'elles se répondent ou se complètent, et les ai collées dans un cahier d'écolier que j'ai fini par remplir. Cette fois je ne l'ai pas jeté je tiens beaucoup à ce cahier.

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Deux photos m'ont servi de modèle pour des dessins, la femme en noir et blanc très graphique et l'enfant assis sur son lit.

Pour feuilleter le cahier dans son intégralité voir l'album "Collection de visages" colonne de gauche.

31 mars 2014

Drawing now 2014 - Odile Maarek

Ce sont les arbres clairs sur fond noir qui m'ont attirée dans ce dessin. Et j'ai trouvé curieux cet igloo tout noir dont s'échappe de la lumière par en dessous.

Maarek, Odile le petit poucet 2013 feutre pigmentaire sur papier 24 x 19 cm

 

Odile Maarek a fait des dessins étranges, difficiles à prendre en photo... on ne voit que du noir mais quand on incline le dessin la lumière révèle le relief de davantage de détails. Evidemment je me suis demandée comment c'est fait. Sur le site de sa galerie on dit "feutre sur héliogravure". Je suis un peu plus avancée mais pas beaucoup plus. Effectivement, on a une impression de relief ou plutôt de traits creusés...

odile_maarek_20140322_1637439060

6 avril 2014

Drawing now 2014 - Carmen Perrin

 

Carmen Perrin, née en 1953 en Bolivie est une artiste plasticienne installée en Suisse.

Ce qui m'a intéressée : un grand dessin (114 x 114 cm) au pastel à l'huile or et noir (dont je n'ai pas retrouvé la photo). Je voulais savoir comment il a été réalisé. C'est ce qui m'a fait lire les intitulés : "Tracé tourné ouvert", "Glisse contourne et perce" qui montrent que les dessins sont la mémoire d'une action.

Ne me demandez pas pourquoi ils "m'interpellent", il y a plusieurs raisons que j'entrevois.  Peu importe. :-)

"Carmen Perrin expose de grands dessins «Tracés tournés». Ces dessins sont réalisés sur une table ronde qui tourne et dont l'artiste peut contrôler le sens et la vitesse en appuyant sur une pédale.

La dimension des dessins, 116 x 116 cm, correspond à la distance que l'artiste, travaillant debout, peut atteindre jusqu'au centre de la feuille de papier pendant la rotation. Carmen Perrin a souvent utilisé l'envergure de son corps pour délimiter la grandeur de ses sculptures et aujourd'hui de ses dessins.

Elle dessine en appuyant sur le papier avec la mine de plomb ou le crayon de couleur (parfois frappe par à-coups) pendant que la table tourne. Au fur et à mesure que le dessin se réalise, le papier devient plus mince et commence à gondoler, à prendre une troisième dimension.

«En travaillant j'ai vraiment l'impression de faire «monter» un dessin comme le céramiste fait monter la forme d'un pot en argile entre ses mains.».
Le travail du dessin est l'inscription d'un tracé où sont juxtaposés le mouvement et la vitesse du support qui tourne et les mouvements et la vitesse des gestes de l'artiste qui dessine"

 

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17 mars 2013

Peindre c'est dessiner - Dessiner c'est peindre - Dessiner ou peindre c'est abstraire - Le contour

Dessins de Jean-François Millet (1814-1875) :

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"A ceux qui me disaient "peindre c'est dessiner avec de la couleur" je répondais "soit, et dessiner en noir et blanc, c'est proprement peindre en blanc et noir !". Ils disaient eux, "peindre c'est dessiner" et moi "dessiner c'est peindre" !" (Vincent Van Gogh)

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 Dessin de Georges Seurat (1859-1891) :

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Dessin de Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867) :

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"Le contour d'une chose, c'est à dire la ligne imaginaire qui paraît délimiter cet objet observé d'un certain point de vue est une abstraction. Déterminer le contour d'une chose est une opération tout à fait mentale".

Source : "comment regarder le dessin - Marco Bussagli

 

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Les affirmations comme "ceci est peindre" et "ceci est dessiner" et le dénigrement du tracé dans la peinture, n'ont pour moi aucun sens. Le tracé et le contour, comme l'ombrage et le flou, sont des outils de représentation communs au dessin et à la peinture. Ils ont en tant que tels, le pouvoir d'exprimer le mouvement, le modelé, la perspective, en bref le réel ou l'imaginé (c'est à dire la représentation mentale qu'on en a).

Dire que tracer avant de peindre, ou souligner les masses peintes de contours, revient à figer la représentation, c'est faire une généralité de particularités. Ce n'est pas l'outil qui est en cause, mais l'emploi que certains en font. Rejeter l'outil parce qu'il est parfois mal utilisé c'est comme se priver d'utiliser une de ses deux mains.

 

"Soyez assuré qu'il y a bel et bien du sentiment dans vos figures, qu'elles sont robustes et viriles. Ne doutez pas de vous même sous ce rapport et dessinez toujours d'une main ferme, précisemment parce que vous ne doutez pas de vous-même".

"Prenez une eau forte de millet, une gravure de Dürer, et vous vous rendrez pleinement compte de ce qu'il est possible d'exprimer par un contour".

Vincent Van Gogh  

13 février 2013

Visions d'avenir

Vincent Van Gogh - Lettre à Théo - Isleworth 26 08 1876 :

"T'ai-je déjà parlé de ce tableau de Boughton "la marche des pelerins ? C'est vers le soir, un chemin sablonneux, poussiéreux conduit par dessus des côteaux vers une montagne sur laquelle est perchée la ville sainte, éclairée par le soleil qui se couche derrière les nuages gris. Sur le chemin, un pelerin qui s'en va vers la ville, un pelerin déjà fatigué, interroge une femme en noir, debout sur la route, une femme dont le nom est "triste, mais toujours joyeuse".

Il lui demande :
- le chemin monte donc toujours ?
- oui il montera jusqu'au bout
- le voyage dure jusqu'au soir ?
- de l'aube à la nuit mon ami.

Le paysage que le chemin traverse est très beau. Une lande brune où croît la bruyère, avec ça et là des bouleaux, des sapins, des étendues de sable jaune et au loin, à contre soleil, des montagnes.

Plutôt qu'une peinture, c'est à proprement parler une inspiration."

boughton(un autre tableau de George Henry Boughton)

Le sermont de Vincent :

"Triste, mais toujours dans la joie". Le chagrin vaut mieux que la joie. Même au coeur de la gaité, le coeur est triste. La tristesse rend le coeur meilleur. Pour ceux qui croient, il n'y a pas de mort, il n'y a pas de douleur qui ne soit mêlée d'espérance. Il n'y a pas de désespoir. Il n'y a qu'une continuelle renaissance, un passage constant de l'ombre à la lumière.

Que demandons nous à Dieu ? Est-ce beaucoup ? Oui c'est beaucoup, c'est une grande chose, puisque c'est la paix pour le fond de notre coeur, la paix pour notre âme. A mesure que nous avançons dans la vie, puissions nous devenir meilleurs.

Nous avons parlé des tempêtes qui nous attendent au cours de ce voyage qu'est la vie. Souvent le calme est trompeur. Le coeur a ses tempêtes, il a ses saisons de découragement comme il a ses heures de calme, et même ses moments d'exaltation."

Lettre à Théo - Dordrecht 30 04 1877  :

"J'ai de nouveau étudié ces jours-ci l'histoire entière du Christ et j'ai recopié les textes. Tant de tableaux de Rembrandt et d'autres peintres me sont venus à l'esprit à cette occasion. La connaissance de l'oeuvre et de la vie d'hommes comme Jules Breton, Millet, Jacque, Rembrandt, Bosboom, et tant d'autres, la sympathie qu'elles inspirent peuvent aussi devenir une source de réflexions, de pensées. Quelle analogie entre l'oeuvre et la vie de Pa et celles de ces hommes !"

Johannes_Bosboom_-_View_of_the_Paris_Quay_and_the_Cathedral_at_Rouen(Johannes Bosboom)

 

charles jacque(Charles Emile Jacque)

 

jules breton(Jules Breton)

 

rembrandt 1643(Rembrandt)

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(jean François Millet)

Lettre à Théo - Amsterdam 30 05 1877 :

"Il y avait dans ta lettre une phrase qui m'a frappé "je voudrais tout quitter. Je suis la cause de tout, je ne fais à autrui que du chagrin, moi seul ai attiré ces misères sur moi-même et sur les autres". Ce propos m'a vivement frappé parce que ce même sentiment, exactement le même, ni plus ni moins, je l'éprouve aussi, dans ma conscience."

Lettre à Théo - Amsterdam 12 06 1877 :

"Ce conseiller m'a fait penser à une gravure sur bois de Rethel, je crois "la mort amie". La représentation de l'idée m'a toujours vivement frappé." 

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Lettre à Théo - Amsterdam 12 06 1877 :

"Dimanche matin j'ai entendu le pasteur Laurillard prêcher au culte du matin sur "Jésus traversait les champs de blé". Il a fait sur moi une forte impression. Il a parlé dans son sermon de la parabole du semeur, de l'homme qui répandait la semence dans le champ et qui dormait et se levait, jour et nuit, et la semence poussait, grandissait, devenait longue, et il ne savait lui-même comment cela se faisait".

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1881-2(1881)

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Lettre à Théo - Amsterdam 12 06 1877 :

"Instinctivement, pendant que j'écris, je fais de temps à autre un petit dessin, comme celui que je t'ai envoyé l'autre jour. Par exemple ce matin c'était Elie dans le désert avec un ciel d'orage et à l'avant plan des buissons épineux. Pas grand chose d'extraordinaire, mais cela me vient si distinctement, si nettement parfois dans la tête."

20 mai 2014

Salon du dessin 2014 - Luc Olivier Merson

 

la fuite en egypte - plume et encre brune - lavis brun crayon noir - rehauts de gouache blanche - rehauts d'or et grattage sur papier beige - 44 x 28 cm

"Le repos pendant la fuite en egypte" - Luc Olivier Merson
Crayon noir, aquarelle, lavis gris, gouache blanche et rehauts d'or

 

Au salon du dessin, j'ai surtout noté les techniques employées et le nom de l'artiste, oubliant d'écrire le sujet du dessin, ce qui ne me facilite pas la tâche pour en retrouver des images ! C'est très révélateur de ce que j'ai regardé en priorité : après le premier coup d'oeil aux dessins qui m'ont attirée et retenue, je me suis approchée pour regarder de près comment ils étaient faits. Par curiosité mais surtout pour essayer d'en comprendre la magie.

Une de cette magie est l'éclairage et l'effet de relief donné aux formes.

Pour Luc Olivier Merson j'ai noté "Mine de plomb, encre noire et gouache blanche sur papier ocre, hachures noires et blanches + aplats". Je crois que c'était à propos d'un dessin de ce genre :

 

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L'effet de relief amené par les rehauts de blancs y était vraiment flagrant.

 

Pendant ce salon j'ai beaucoup regardé les effets produits par les ajouts de blanc dans les dessins, par gouache ou craie blanche. J'aime particulièrement la technique des deux crayons sur papier ocre.

 

Voici d'autres dessins du même artiste :

 

etude de bras pour le billet de 100 francs - crayon noir et rehauts de craie blanche

 

head-of-a-boy-singing

 

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(détail d'un dessin)

 

J'aimerais dessiner des chevaux ou détails de corps de chevaux avec cette technique. Je ne trouve pas beaucoup de dessins anciens de ce type sur ce sujet. Le corps du cheval traité comme un nu académique.

24 avril 2014

Salon du dessin 2014 - Jan Toorop

 

Je commence par un dessin intitulé " Etude d'homme torse nu" par Jan Toorop, un artiste que je ne connaissais pas.

 

jan toorop

C'est difficile de définir ce qui nous attire dans un dessin, cela se joue à une fraction de seconde. Le sujet d'abord, choisir cette posture et cet homme en particulier, ça révèle quelque chose à propos du dessinateur. Et on l'aura compris, c'est l'humain qui se cache derrière l'artiste qui bien souvent est source d'intérêt pour moi.

C'est un dessin chargé d'émotion. Le dos vouté, maigre et qu'on devine agé, et les mains, pendantes, tournées vers l'arrière. La nuque courbée.

Ensuite il y a le trait. Je suis toujours curieuse du "comment c'est fait", alors je regarde de plus près. L'écriture raconte elle aussi beaucoup de choses sur le dessinateur. Ici elle est affirmée, énergique, sûre d'elle, mais également appliquée, elle va à l'essentiel et elle n'hésite pas à le souligner. C'est un artiste de caractère et en même temps il possède la sensibilité qui l'a conduit à observer et représenter ce modèle.

Il y a du sens. Au delà du dessin de cet homme là, il y a le dessin du ressenti physique et moral de cet homme. C'est le dessin d'un état d'âme et d'un état du corps.

 

 

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"Jan Toorop, peintre, affichiste et dessinateur néerlandais né à Java en 1858 – Décédé en 1928. Johannes Theodorus Toorop, dit Jan Toorop, rejoint les Pays-Bas en 1872. Il est, a étudié à Delft et Amsterdam ce qui lui a permis de développer un style basé sur un mélange de motifs javanais avec le symbolisme et des personnages élancés et curvilignes qui préfigurent l'Art Nouveau.Il part ensuite Bruxelles où il expose à partir de 1885 au sein du groupe des XX des toiles d’inspiration impressionniste.Toorop est surtout célèbre pour les œuvres symbolistes qu’il a produites après son retour aux Pays-Bas, aux alentours de 1890.Cette période est marquée par la création d’affiches et d’illustrations d’ouvrages caractérisées par l’emploi d’arabesques élégantes qui rappellent Beardsley et situent sa production au cœur des développements de l’art nouveau. Il s’oriente alors vers un univers profondément mystique et illustre des scènes religieuses dans un style voisin du cubisme."

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Sur le site consacré à l'artiste figurent les oeuvres de plusieurs époques dans des styles et des sujets assez différents. J'ai fait ma sélection et je vais essayer de comprendre la raison de mes choix.

 

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De la période impressionniste, je ne retiens pas grand chose, hormis ce tableau, pour l'exemple et pour sa lumière.

 

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Même chose pour la période pointilliste, même raison, même critère, juste pour donner un exemple de cette époque de l'artiste.

 

Ce que j'ai trouvé de plus frappant chez Jan Toorop ce sont ses portraits et les oeuvres de sa période symboliste religieuse.

- pour les regards
- la qualité du tracé
- le modelé
- les compositions
- la simplification des formes, leur douceur
- l'affirmation des contours
- l'accent mis sur l'essentiel. Et rien que l'essentiel
- l'univers, l'imaginaire
- la sensibilité
- la spiritualité
- l'aspect graphique

Voici quelques beaux dessins de Jan Toorop.

 

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30 mars 2014

Drawing now 2014 - Levi van Veluw

Levi van Veluw est né en 1985. Il produit des oeuvres pluridisciplinaires qui incluent des photographies, des vidéos, des sculptures, des installations et des dessins.

Les dessins présentés au salon font partie de la série "The Collapse of cohésion" (fusain).

 

"La série the collapse of cohésion comprend 7 grands et 12 petits dessins ainsi que 2 installations qui incluent des éléments divers de la chambre à coucher d'enfant de Levi van Veluw. Tandis que la série précédente était sur le thème du contrôle, de l'ordre et de la structure, dans ces oeuvres nous sommes témoin de la désintégration de ces éléments. L'ordre se transforme en chaos. Les visions de bureaux s'effondrant marquent le moment de la perturbation. Des structures humaines sont affectées par des forces de la nature comme la gravité, l'eau et le vent et sont réalignées de cette façon dans un ordre nouveau, naturel des choses.

Bien que ces travaux jouent sur notre fascination pour la destruction et le besoin du désordre, il possèdent vraiment un équilibre inhérent de la composition. La physique d'objets tombants a une logique qui est liée par des règles. Chaque image a été soigneusement composée par van Veluw dans des études de dessin préliminaires. Le placement de chaque élément n'a pas été laissé au hasard, mais est le choix préconçu de l'artiste."

 

Ce qui m'a intéressée :

- le sujet, son sens, l'émotion procurée.
- les hachures et leur inclinaison, la façon dont elles indiquent le mouvement, les forces, vent, déflagration, gravité...
- l'ambiance lumineuse
- la composition
- l'utilisation du fusain

série The Collapse of Cohesion - Expanding, 2014, Fusain sur papier, 73 x 51 cm

 

série The Collapse of Cohesion - Family Table III, 2014, Fusain sur papier, 73 x 51

 

série The Collapse of Cohesion - Hole of Light, 2014, Fusain sur papier, 73 x 51 cm

 

série The Collapse of Cohesion - Room III, 2014, Fusain sur papier, 73 x 51 cm

2 avril 2014

Drawing now 2014 - Henri Jacobs

Les dessins d'henri Jacobs présentés au salon du dessin 2014 n'ont pas spécialement retenu mon attention. C'est en faisant une recherche que j'ai visité son journal de dessins sur internet.

J'ai été embarquée dans ses recherches graphiques et j'ai regardé tous les dessins. J'en ai fait une petite sélection qui en montre la variété et la qualité.  Tout lui est sujet de curiosité et de recherche, les vagues, un paysage, une typographie, des motifs géométriques maniés en perspective... il regarde attentivement, il cherche, il fait une étude et puis il passe à un autre sujet d'intérêt.

C'est un artiste prolifique et créatif qui accorde visiblement plus d'importance à la recherche qu'à la réalisation. Je crois que pour lui l'étude se suffit à elle même. C'est elle qui le passionne.

Henri Jacobs a un blog. On peut y voir ses dessins et ses sources d'inspiration, photographies de lieux, objets, oeuvres d'autres artistes :

http://henrijacobsjournaldrawings.blogspot.be/

Ce qui m'attire :

- sa créativité, son esprit de recherche, la variété des sujets d'intérêt, les formes géométriques, la perspective, les jeux de transparence, de lumière, l'amour du "motif"
- son sens des couleurs, de la composition

 

"Henri Jacobs, né en 1957 dans Zandoerle, Pays-Bas, vit et travaille depuis 1993 à Bruxelles. Il a étudié dans les académies d'art à Breda, Rotterdam et Amsterdam.
Depuis 2003, le socle de son travail est la réalisation d’un corpus de dessins, réalisés au jour le jour comme un journal et dont on peut voir le « déroulé » sur son site :  www.henrijacobs.be. Ce qui caractérise ces dessins est une très grande variété formelle : que ce soit dans les thèmes traités : paysages, portraits, architectures, actuaiité politique, figures géométriques et les techniques et supports utilisées : aquarelles, crayons, encres, papier canson, papier photo. Le plus souvent, les formats des dessins sont de petits formats (A5/A4/A3) mais il existe plusieurs dessins constitués d’un ensemble de feuilles. Les motifs géométriques, des pensées abstraites ou figuratives, des idées, des images ou des surfaces, tout peut devenir le point de départ pour un nouveau dessin."

"Les artistes créent des banques de données d’images, tirées des motifs qui nous entourent. Souvent ce sont des banques de données d’images très personnelles et donc intéressantes. Les dessins de mon « journal » constituent également une banque de données, que j’augmente chaque jour. Pour cela je puise dans la géométrie, je me base sur une observation ou je dessine quelque chose qui s’impose à moi. Une grande feuille de rhubarbe, baroque, verte et voluptueusement ondulante peut être à l’origine d’une série de dessins. Il se peut que certains motifs ou éléments soient repris et donnent naissance à de nouvelles compositions.“ Henri Jacobs

 

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henri jacobs étude de sculpture


24 juin 2012

Motif 8

8

Feutre sur bristol - 10 x 15 cm

Avec ce 8ème motif je complète un ensemble qui peut former un tableau. Je ne sais pas si j'arrête là ou pas.

ensemble

(Cliquer pour agrandir)

J'ai fait un autre dessin en noir et blanc mais il semble plutôt être le début d'autre chose, je le montrerai un autre jour.

J'ai toujours cru que le manque de technique m'empêchait de dessiner d'imagination.

Mais grâce à ces petits dessins commencés comme un exercice ou un amusement pour m'entraîner à dessiner librement, j'ai compris qu'on dispose de tout un vocabulaire graphique qui permet de s'exprimer. Ou plutôt, pour être plus exacte, j'ai compris qu'il faut s'autoriser à employer un vocabulaire enfantin quand on ne dispose que de ça.

Est-ce qu'on peut exprimer des choses compliquées avec une technique picturale simple ? Je ne sais pas du tout. C'est un autre débat.

10 février 2013

Sculpter la terre

Magnifiques sensations hier pendant l'atelier modelage. Picasso disait "je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense". C'est mon cas quand je sculpte la terre. Je n'ai pas d'image en tête, plutôt une idée.

Mon travail en cours matérialise l'idée d'une nuque, d'une épaule vue de dos. Avec de face une incurvation, quelque chose d'enveloppant. Je joue avec le mouvement des formes et leur simplification. Là une sphère, là un arc de cercle...

Quand j'arrive à saisir l'idée dans la terre c'est une telle jubilation ! Mes mains et la terre c'est comme une danse. C'est un moment magique. ça s'est passé hier. Le résultat matériel peut être ce qu'il est, réussi ou pas, peu importe, l'idée est dedans.

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"Maternité - Picasso"

J'écris cet article pour garder une trace de ce moment, le marquer d'une petite pierre blanche.

Pour l'illustrer j'ai trouvé cette vidéo pour vous montrer comment se déroule le travail des pièces (il manque juste l'étape de lissage sur lequel j'aime passer du temps pour donner l'aspect du marbre à la sculpture). Je ne réalise pas pour ma part de dessin avant de me lancer. Parfois je passe beaucoup de temps à préparer mon bloc de terre, cela me laisse le temps de mûrir mon projet.

En voyant cette vidéo vous comprendrez pourquoi je montre peu de sculptures, c'est long et je n'y consacre que deux heures par semaine.

 

28 février 2013

Le moine et l'astrophysicien

Je viens de terminer la lecture de "L"infini dans la paume de la main". Je ne l'ai pas lu avec un stylo et un bloc-note à la main, comme je le fais pour la correspondance de Vincent Van Gogh. Mais j'ai tout de même noté une page qu'il m'a paru intéressant de partager sur le blog.

"Dans la lignée des rencontres de plus en plus fréquentes entre science et spiritualité, ce livre est le dialogue entre Matthieu Ricard, chercheur en biologie devenu moine bouddhiste, et l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan, né à Hanoï en 1948, auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique.

Ils comparent leurs points de vue sur le temps, la matière, la conscience, les rapports entre le corps et l'esprit, la méditation et l'action, la science et l'éthique... "

Page 317 et 318 (chapitre 13, "la raison et la contemplation)

"M : Tu parlais de l'utilisation, en physique et en astrophysique, d'instruments de plus en plus puissants. Dans la méthode contemplative, l'instrument est toujours l'esprit. Au début il est mal ajusté, capricieux, inconstant et désorienté. Il est aussi difficile à calmer qu'un animal sauvage pris dans un filet. Il faut donc le régler et agrandir son champ de vision, comme on agrandit le diamètre du télescope. Cet entraînement n'est pas un but en soi, mais il est nécessaire pour affiner l'outil de l'introspection. Grâce à un effort soutenu, l'esprit devient plus stable, calme et maniable. On élimine les vagues des émotions grossières, puis la houle de l'agitation mentale et des pensées discursives. On identifie les mécanismes fondamentaux de l'attirance, de la répulsion, de l'obscurcissement ou de la clarification de l'esprit, de l'asservissement ou de la liberté intérieure.

T : Identifier les pensées perturbatrices signifie-t-il les neutraliser ?

M : Il ne faut pas vouloir les bloquer, mais remonter à leur source et regarder leur nature première. On s'aperçoit alors que les pensées n'ont pas le pouvoir d'aliénation qu'on leur prête. Si on les examine, on découvre qu'elles n'ont ni forme, ni couleur, ni localisation, et qu'elles s'évanouissent au fur et à mesure qu'on les scrute. Elles viennent de nulle part et n'ont nulle part où aller lorsqu'elles disparaissent. Leur apparente solidité s'évanouit comme la gelée matinale fond sous les rayons du soleil.

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Ensuite, on peut demeurer dans la simplicité primordiale de l'esprit, la clarté naturelle de l'instant présent, la sérénité immuable de la transparence ultime de l'esprit, sans évoquer le passé ni imaginer l'avenir, sans espoir ni crainte.

Cet exercice n'aurait aucun intérêt en soi si, maintes fois répété, il ne conduisait à reconnaître le caractère insaisissable des pensées. Cette reconnaissance de leur vacuité nous libère de leur empire. Les pensées perturbatrices perdent peu à peu leur pouvoir de soulever en nous des tempêtes intérieures et de nous rendre négatifs envers les autres. Au fil du temps, on devient expert dans ce processus de libération et, lorsque les pensées surviennent, on les regarde aller et venir comme un vieil homme tranquille regarde des enfants jouer.

Dans un premier temps, reconnaître les pensées au moment où elles naissent, c'est comme repérer dans une foule quelqu'un que l'on connaît bien. A un stade plus avancé les pensées se libèrent d'elles-mêmes, comme le serpent qui dénoue sans aide extérieure un noeud fait avec son propre corps. Cette "libération" n'a bien sûr rien à voir avec le fait de donner libre cours à tous nos caprices. Libération veut dire ici que les pensées cessent de s'enchaîner et donc de plonger notre esprit dans la confusion. Enfin, à la troisième étape, on maîtrise parfaitement la libération des pensées qui ne peuvent donc plus nous causer aucun tort. On dit qu'elles sont comme un voleur dans une maison vide : le voleur n'a rien à gagner et le propriétaire n'a rien à perdre. Les pensées naissent et se dissolvent sans laisser de traces, comme lorsqu'on fait un dessin avec le doigt sur la surface de l'eau."

17 juin 2012

Motif 2

2

feutre sur bristol - 10 x 15 cm

Un second dessin fait sans idée préalable. Je dessine en partant du dessin précédent dont je continue une ligne selon le principe du cadavre exquis. Mon intention n'est pas de faire quelque chose de joli, une belle composition, d'avoir des traits réguliers ou des motifs bien réalisés. En fait mon intention est d'accepter de faire quelque chose qui ne ressemble à rien.

C'est un exercice sur l'imagination et aussi un travail sur moi même. Il me permet de dessiner malgré tout, puisque ça m'est difficile en ce moment.

Plusieurs sujets d'étonnement :

- découvrir quelque chose que je n'ai pas conçu mais qui est né au fur et à mesure de ma main, sans que je le visualise au préalable.
- voir comme ce dessin est différent de celui fait la veille
- assister au dialogue des deux modes de fonctionnement de l'intellect : la tête qui dessine des formes et la tête, spectatrice, qui y reconnait quelque chose. Ici une visage, là un mur, ici des larmes, là des personnages dans une salle... 

ensemble

Motifs 1 et 2 assemblés

Effet tout à fait inattendu : les deux dessins se succèdent comme le jour et la nuit.

 A2

"Arrangement 2" - collage numérique

Le deuxième "arrangement".

A partir de n'importe quel dessin on peut créer un motif décoratif. De la répétition et de la symétrie naissent l'harmonie et l'équilibre. Dans n'importe quel motif on reconnaît quelque chose de la nature. Montagnes, végétaux, soleil...

A2c

Ailes d'un oiseau, tortue... feuilles qui volent au vent, écailles de poisson, racines...

A2d

Nous sommes toujours à la recherche de sens, et nous tendons toujours vers la symétrie. Comme le monde qui nous entoure.

D'ailleurs le mot "sens" signifie aussi bien "signification" que "orientation dans l'espace".

Quand dessiner nous conduit à philosopher... :-)
ça carbure là dedans... On comprend que j'ai envie de déconnecter ce fichu cerveau gauche pour le faire taire. Je pense que c'est la principale motivation qui me pousse à vouloir dessiner !

Bref.

Je fais particulièrement attention aux motifs en ce moment. Ils sont partout. Balcons et grilles en fer forgé, murs de pierre, fleurs, je voudrais partir à la chasse aux motifs avec un carnet de croquis. J'ai acheté une petite boite d'aquarelle de poche. Le noir et blanc est bien triste. Envie de couleurs.

Il est curieux de voir que dessiner d'imagination me conduit à observer davantage. Mais c'est logique. Il est tout à fait illusoire de prétendre dessiner d'imagination alors que nous ne faisons que restituer ce que nous voyons. Dessiner d'imagination c'est inventer des phrases. Les mots sont les motifs que nous voyons autour de nous.

18 novembre 2015

Portrait de Cosby

Sachant que je voudrais essayer le pastel sec, une de mes amies m'a offert un bloc de papier canson mi-teinte. En retour j'ai fait le portrait de son chien.

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J'ai fait une première tentative de dessin photo-réaliste que j'ai abandonné rapidement, ça ne me correspondait pas du tout. Je n'avais pas la patience, et surtout je n'en voyais pas l'intérêt.

J'ai préféré faire un croquis rapide au crayon pastel blanc puis utiliser des carrés contés pour quelque chose de plus spontané.

Cosby

pastel sec - 32 x 41 cm

17 décembre 2015

Orang-outan

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Pastel sec - feuille pastelcard noire - environ 30 x 40 cm

Test d'un nouveau papier, le pastel card. Peut-être mon préféré. Epais, moins fragile que le Touch, ne se tord pas comme le Pastelmat. Je travaille plus rapidement (une heure hier soir et une petite matinée). D'abord les grandes masses en couleurs et valeurs ensuite les détails en commençant par finaliser le regard. Je ne suis pas exacte, je cherche à donner l'illusion, que l'oeil qui regarde le dessin fasse le travail de restitution mentale des détails.

 

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J'ai dans la tête une possible future exposition intitulée "Animalité" avec une collection de regards animaux et humains.

 

12 décembre 2015

Gorille

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Pastel sec sur papier noir - 26 x 28 cm

Test d'un nouveau papier - le canson mi-teinte Touch. Très agréable au toucher. Bonnes couleurs. Format de rectangle un peu trop long.

J'ai peut-être trouvé "mon" sujet. Celui qui conjugue la fascination, la profondeur, le sens et la sculpture des formes.

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De la photo - à l'origine du dessin, recadrée, dessinée - il nait quelque chose d'autre. C'est très troublant pour moi de voir le résultat final.

29 novembre 2015

Chiot

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Je me focalise sur les regards, et je ne recherche pas forcément l'exactitude, notamment dans les couleurs de l'oeil que j'aime dessiner plus clair que nature. Les expressions sont extrêmement subtiles. Si j'arrive à obtenir une expression qui me plait, je m'en satisfais. Pour ces chiens inconnus dont j'ai trouvé la photo sur le net, la ressemblance est moins importante que quand j'offre le portrait au maître du chien.

25 novembre 2015

Un bon regard

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Mon nouveau modèle. Un chien inconnu dont j'ai trouvé la photographie sur internet. Hier soir j'ai essayé sans succès de le dessiner à main levée. Trois essais ratés, gommés, la feuille a fini au feu. Mon problème est toujours que je ne prends pas le temps de tatonner, mesurer, vérifier, corriger.

Je veux faire quelque chose de moins "croquis" que le portrait de Cosby, aller plus dans le détail, il faut donc que je sois très exacte dans le dessin.

Aujourd'hui j'ai recommencé en prenant quelques précautions pour vérifier l'exactitude des tracés, des lumières et des ombres avant la mise en couleurs.

Pour contrer mon impatience j'ai utilisé :

- un calque pour la vérification du placement des yeux et du nez avant d'aller plus loin
- un quadrillage pour m'aider à positionner directement au bon endroit les ombres et les lumières aux crayons pastel gris foncé et blanc.

J'ai passé un mouchoir en papier sur toute la surface pour ôter tout le surplus de crayon.

Il est surprenant de voir comme en peu de temps et avec très peu de moyens (j'ai juste indiqué la lumière et les parties foncées observées autour de l'oeil) l'expression surgit de ce fantôme de dessin. Moins il a d'infos plus le cerveau est capable de recréer l'image de ce chien au bon regard. Je vois que l'oreille gauche est attachée un peu bas, il faut que je corrige...

23 novembre 2015

Deuxième dessin de Cosby

C'est la première fois que j'arrive à me "recoller" à un sujet pour une deuxième version, c'est celle que je vais donner à la maîtressse du chien.

Cosby

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J'ai collecté une trentaine de photographies de chiens de bonne qualité sur le net, en les choisissant pour leur expressivité. 

Mes tentatives de paysages en restent au stade de fonds. J'ai deux beaux monochromes gris très travaillés qui resteront ainsi, peintures achevées.

17 juin 2014

Où je ressors les tubes de peinture...

 

implosion

 

Peinture acrylique sur papier préparé gesso teinté - 47 x 66 cm

 

On commence une peinture sagement et tout à coup "blam !" et voilà le résultat. Les couleurs... on s'en fout. La composition... on s'en fout. Les touches... on s'en fout, le sujet, on s'en fout, il n'y en a pas. Ne reste que l'émotion et les gestes produits par l'émotion. Et ça fait ça. Le résultat... on s'en fout. Quand c'est fini on prend du recul et on regarde, étonnée, le message délivré. On pose dans le coin supérieur gauche l'empreinte de son index à la peinture blanche : la signature. On trace un trait blanc tout autour de la déflagration, parce que ça aussi, ça s'impose. Et des mots arrivent "implosion", "rester dans le cadre", "respecter la ligne blanche" et d'autres idées encore, à propos du "résultat" et de ce qu'il raconte. On se sent bien, comme après un saut dans le vide, j'imagine, quand on est de retour sur le sol et qu'on a qu'une envie : recommencer.

15 mai 2014

Salon du dessin 2014 - Egon Schiele - Sympathie-Antipathie

 

Il y avait un portrait d'Egon Schiele. Je l'ai reconnu au premier coup d'oeil. La patte d'Egon Schiele.

 

Egon Schiele

 

Merveilleux artiste. Pour lequel j'éprouve une sympathie totale.

 

Egon Schiele (Austrian, Tulln 1890–1918 Vienna) 2

 

Egon Schiele4

 

Egon Schiele5

 

Egon Schiele6

 

Egon Schiele7

 

J'ai trouvé ces dessins sur le site du Metmuseum. J'en ai trouvé bien d'autres, des dessins réussis. D'autres artistes. Dont celui-ci :

 

Jakob Matthias Schmutzer3

 

De Jakob Matthias Schmutzer. C'est un beau dessin. Un beau sujet. Mais dont l'écriture m'est absolument, irrémédiablement, et au plus haut point, antipathique. Je ne connais pourtant rien de son auteur. L'antipathie se loge dans l'écriture. Va savoir pourquoi.

"antipathique"Synonymes déplaisant, désagréable, détestable, inamical, incompatible, inconciliable, opposé, rebutant, repoussant.

20 avril 2014

Drawing now 2014 - le sommaire

15 mai 2014

Françoise Gilot

 

Françoise Gilot. Je connais ce nom, je sais que ce fut une des femmes qui ont traversé la vie de Picasso.

 

Françoise Gilot

 

Ce n'est pas un dessin de Picasso, c'est un auto-portrait. Un dessin de Françoise Gilot, donc. Un beau dessin. Elle a le regard dans le vide et une expression plutôt triste. Le trait est net, précis, un dessin de caractère, affuté. Frappant.

J'ai cherché sur le net, j'ai vu que Françoise Gilot est peintre. On dit d'elle qu'elle peint douze heures par jours. Pourtant quand on fait une recherche d'images, on trouve surtout des portraits d'elle par Picasso. Ou des photos d'elle et Picasso.

Une belle femme. Belle et triste. Un peu froide peut-être, le regard ailleurs.

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Françoise Gilot par Picasso

 

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Françoise Gilot par Picasso

 

Voici la biographie qui est consacrée à Françoise Gilot sur wikipédia :

"Françoise Gilot débute des études de droit mais, plus attirée par sa passion pour l'art, suit les traces de sa mère, une aquarelliste, et s'oriente vers le dessin et la peinture. À 21 ans elle rencontre Picasso, alors amant de Dora Maar. Elle devient sa compagne, de 1944 à 1953, et la mère de deux de ses enfants, Claude (1947) et Paloma (1949). Picasso, durant leur période de vie commune, la représentera sous l'apparence de la Femme fleur, radieuse, solaire, mais un peu hautaine.

Dans le sillage de Picasso, elle continue à mener sa propre carrière de peintre. En 1964, elle publie Vivre avec Picasso, un livre relativement intime sur leur vie commune, qui rencontrera un énorme succès1 et quelques critiques, pour l'époque, d'opportunisme. Ce livre mettra Picasso dans une grande colère, qui ira jusqu'à ne plus vouloir recevoir ses enfants.

Après sa séparation d'avec Picasso, Françoise Gilot épouse le peintre Luc Simon, dont elle a une fille, Aurélia. En 1970, elle se marie avec le docteur Jonas Salk, pionnier de la vaccination de la poliomyélite, qu'elle a rencontré l'année précédente par l'intermédiaire d'amis communs à La Jolla en Californie, et avec qui elle vivra jusqu'à la mort de celui-ci en 1995.

Peignant douze heures par jour, elle a exposé ses œuvres à New York, en Californie et à Paris."

 

Françoise Gilot, fille de, mère de, femme de. Aux portraits mystérieusement tristes dans l'ombre des grands hommes.

 

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J'ai cherché d'autres dessins d'elle. Je n'ai trouvé que celui-ci :

pinkveil-gilotFrançoise Gilot

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