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7 avril 2014

Drawing now 2014 - Amélie Chabannes

 

Artiste française née à Paris, installée aux Etats Unis.

Encore une fois c'est une curiosité pour la technique utilisée qui m'a attirée. Le dessin sur panneau de bois est percé de multiples trous et une plaque réfléchissante ou non est fixée en dessous. Je ne sais pas comment le dessin est effectué pour obtenir ces traits décalés qui donnent une impression de mouvement.

 

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30 mars 2014

Drawing now 2014 - Eric Manigaud

Eric Manigaud est né en 1971 en France. Il vit et travaille en France.

Je suis restée un temps en arrêt devant ses grands formats. A cause de l'impression produite. Il y a peu de dessins sur le salon qui m'ont amenée à ressentir une émotion. J'ai trouvé qu'il y avait une grande force dans les dessins de cet artiste. Ses sujets sont durs voire macabres, scènes de crimes, gueules cassées, images de guerres. J'ai été impressionnée par ce dessin en particulier :

CombatDeNuit_135x190cm

"Combat de nuit" 135 x 190 cm

"Eric Manigaud progresse très lentement à la mine de plomb sur la blancheur immaculée de la grande feuille de papier verticalement accrochée au mur face à lui. Il en couvre doucement, par effleurement,  la surface  en passant par une infinité de strates correspondant aux différentes densités du noir et en laissant blanc, totalement blanc ce qui doit l’être. La poudre de graphite venant obscurcir définitivement les zones les plus noires.

Le geste semble être toujours le même, plus ou moins rapproché et répété en fonction du noir désiré. La lumière sourd de l’image grâce à cette application (dans les deux sens du terme) qui matérialise la respiration de l’artiste dans l’œuvre en train de se faire. 

Manigaud s’impose à l’image (loin de l’hyperréalisme où la main de l’artiste s’adapte à celle-ci pour en reproduire les moindres détails) pour chercher un sens ailleurs que dans la simple reproduction la plus fidèle possible à l’original. Il n’est que de se rapprocher au plus près de ses œuvres pour voir combien Manigaud ne dessine pas mais impressionne la feuille.

Mais les thèmes ? L’origine de ces images ? Exhumées de fonds d’archives par l’artiste, surdimensionnées, elles reprennent leur droit à dire ce qu’elles montrent, dramatiquement actuelles."

 

3 avril 2014

Drawing now 2014 - Ji sun lee

Née en 1989 (Corée du Sud) Vit et travaille à Paris.

Ce qui m'a attirée : le style de ses dessins, leur originalité, leur personnalité, le mode de remplissage des formes, les sujets (souvenirs de Corée et de Paris), la poésie qui s'en dégage.

 

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Je suis allée sur son site et sur celui de sa galerie pour en connaître un peu plus et voir d'autres oeuvres.

 

Entre parenthèses : le reportage que je fais sur Drawing Now est la résultante de mes choix personnels. Il n'est pas le reflet fidèle de la réalité et peut donc donner une image trompeuse du salon. Ce que j'en montre est à la fois moins complet (je passe sous silence de nombreux artistes) et plus complet ou différent (les oeuvres que je montre n'étaient pas forcément exposées et je ne montre pas toutes celles qui l'étaient). 

 

La créativité des artistes est comme le débit d'un fleuve, il prend des formes variées selon le relief du terrain. Celui-là va couler tout droit et creuser un sillon profond net et droit, perfectionner une technique, approfondir un sujet. Tandis que cet autre va faire serpenter une multitude de méandres, explorer de multiples voies. De toute façon il faudra que l'eau s'écoule, en continu ou de manière sporadique, c'est la pulsion créative. On ne choisit pas de devenir artiste, on l'est.

 

La visite du site de Lee JiSun m'a permis de voir qu'elle produit également des vidéos et des textes.

Voir également sur son site la vidéo "Timeworld" :

"Un point noir apparaît sur le cadre blanc où il devient des traits et des cercles animés dans le temps de son monde et dans le monde de son temps. Le présent, c'est une attitude influencée par le passé et une action vis-à-vis de l'avenir. Tout ce qu'on perçoit à l'état présent devient une sorte d'image du passé. Tandis que le corps pointe le présent dans le temps général on revoit les images du passé qui se manifestent aux moments souhaités ou inattendus et on revit les perceptions du passé ou les souvenirs de ces perceptions dont la forme se transforme sans arrêt. L'être vivant pousse son corps vers l'avenir en revisitant le passé en permanence dont les souvenirs laissent certaines traces qui seront représentées, ressenties, ou oubliées. Ainsi, dans le courant temporel, l'être construit son monde où son physique et son psychique dialoguent."

 

Ji Sun Lee plie certains de ses dessins et en fait des livres/objets :

 

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Ci-après un portrait, une photographie et un autre texte de Ji Sun Lee.

 

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3 avril 2014

Drawing now 2014 - Gregory Chatonsky

Grégory Chatonsky est né en 1971 à Paris. Il vit et travaille à Paris et Montréal. 

J'ai regardé les dessins qui font partie de la série "Dislocation IV". (Dessins au feutre - 54 x 40 cm). J'ai noté sur mon carnet "Plans d'architecte de destruction", c'est ce qui était mentionné à coté du dessin. Je crois que c'est ce qui m'a retenue.

La visite du site de l'artiste m'a rappelé tout ce que je déteste dans un certain art contemporain, dont on pourrait dire selon la vieille expression "qu'il a plus de blague que de tabac". Mais... je trouve ces dessins en particulier intéressants. Pour leurs lignes, leur sujet, leur esthétique, l'impression simultanée de mouvement et d'immobilité, le contraste de l'ordre et du chaos.

La technique est spéciale :

"Ces dessins représentent des plans d'architecte de bâtiments détruits. La main de l'artiste attachée à une imprimante modifiée a dessiné ces plans."

A propos d'une autre série de dessins on trouve une explication un peu plus détaillée de la technique utilisée :

"Ma main est attachée à une imprimante que j'ai transformé. Ma main se déplace sur l'axe des Y en suivant la tête d'impression. Du plexiglas à la place du papier permet à ma main de suivre les mouvements de la machine sur l'axe des X. Pendant plusieurs dizaines de minutes et parfois une heure, ma main est pilotée par l'imprimante. Mais elle n'est pas passive, parfois mes doigts se relâchent, forment une pression supplémentaire, inscrivent graphiquement une irrégularité nerveuse, un soubresaut. Il y a une coopération étrange entre ma main et la machine, une endurance entre les deux qui au fil du temps déprécie les lignes, les traits et les formes."

 

 

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3 avril 2014

Drawing now 2014 - Vasilios Paspalis

Vasilios Paspalis est un artiste grec né en 1977. Il vit et travaille actuellement à Londres.

Il y a un coté dérangeant dans ses sujets. Les personnages, humain ou animal, sont représentés dans des positions impossibles, collés au sol ou au plafond, transpercés ou tronqués. Le format est imposant, on est tenté de s'approcher pour en regarder le détail. Aucun trait aucune ligne mais seulement des points, plus ou moins gros, plus ou moins foncés. La technique est moderne et le résultat réaliste mais en même temps il a un coté vieille photo fanée paradoxale. Tout cela ne plait pas forcément mais dérange et fait s'approcher. Il y a de la folie là dedans, dans le sens étrangeté, différence, particularité. Quelque chose d'étonnant et de très personnel qui attire l'attention et intéresse. C'est une des choses qu'on demande à un artiste.

 

 

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(détail)

 

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100 x 100cm

 

368 x 368 cm

 

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1 avril 2014

Drawing now 2014 - Dominique Corbasson

Dominique Corbasson est née en 1958 à Paris. Diplômée de l'Ecole nationale supérieure des arts appliqués et des métiers de l'art, elle a été styliste avant de devenir illustratrice. Elle travaille également pour la presse et la mode.

Ce qui m'a attirée :

- la fraicheur des dessins, leur gaité,
- leurs couleurs,
- l'écriture, le style, l'univers de l'artiste
- le sujet, le point de vue

 

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Paris cours 16ème

1 avril 2014

Drawing now 2014 - Davor Vrankic

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J'ai déjà parlé de Davor Vrankic l'an dernier. Il présentait des séries de dessins faisant suite intitulée "Home Variations". Il est né en Croatie en 1965, il vit et travaille à Paris et New York. L'imagination dont il fait preuve, la taille et le nombre de ses dessins, sa technique, son univers rendent son travail particulièrement impressionnant.

Cette année trois dessins de 200 x 100 cm étaient présentés au salon. Ils ont pour nom "la sortie". Vous trouverez sur le site de l'artiste une image en très grand format d'une de ces oeuvres.

Ce qui m'intéresse dans ces trois dessins :

- le sujet, la posture
- le coté tournant / plongeant
- le mouvement
- la perspective
- le point de vue
- le soin et le niveau de détail

 

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1 avril 2014

Drawing now 2014 - Patrice Killoffer

Patrice Killoffer dit Killoffer, est né en 1966 en Lorraine. Il est dessinateur et scénariste de bande dessinée et illustrateur.

Ses formes m'ont fait penser à celles de Fernand Léger. Je me suis approchée pour regarder les détails de peau d'éléphant. Au salon il était écrit "Mine de plomb sur papier" mais sur le net j'ai vu "crayon de couleur noir sur papier".

 

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Ce qui m'attire :

- le minimalisme des dessins en noir et blanc
- les formes, leurs courbes simples, leur modelé
- les textures
- la composition des affiches, leur style, leurs couleurs, les mots, la typographie

27 mars 2014

Drawing now 2014 - Clément Bagot

Encore beaucoup de choses à voir sur le salon Drawing Now cette année !

J'ai noté le nom des artistes qui m'ont intéressée. Ce n'est pas une question d'aimer ou de ne pas aimer. J'ai noté ce qui a suscité l'envie de m'attarder, de regarder longuement, de près, de loin. Une technique, un sujet, une écriture, un effet, une composition...

Je vais faire une série d'articles, un par artiste, tout bêtement dans l'ordre de mon petit carnet de notes.

Clément Bagot :

Clément Bagot est né en 1972 à Paris. Il vit et travaille à Montreuil. En 2012, il a reçu le Prix du Salon du dessin contemporain Drawing Now à Paris et le prix Yishu 8 à Pékin. L’oeuvre de Clément Bagot se compose de dessins, d’installations, de sculptures.

 

Ce qui m'a attirée/interrogée/touchée/retenue :

- Le dessin au trait - à l'encre noire sur papier blanc, à l'encre blanche sur papier noir.
- Les petits signes agglomérés qui forment un tout.
- L'idée de microcosme et de macrocosme et l'évocation de la Nature : cellules, planètes, écorce, nuages...
- L'espace complètement rempli.
- Les espaces blancs, les espaces noirs
- Les reliefs, les différences de densité
- La minutie et la répétition du geste

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(détail)

31 mars 2014

Drawing now 2014 - Mingjun Luo

Mingjun Luo

Cette artiste chinoise travaille à partir de photos personnelles sur le thème du souvenir. Cliquer sur son nom ci-dessus vous permettra d'accéder à un article qui lui est consacré dans le magazine "le Temps" (Une biographie et deux vidéos très intéressantes sur la réalisation d'une lithographie.)

 

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Ce qui m'a attirée :

- la paleur,
- l'uniformité de ton
- la technique de hachurage (voir la vidéo mentionnée plus haut pour voir le geste de crayonnage)
- une curiosité pour le sujet et la raison de cette paleur

31 mars 2014

Drawing now 2014 - Stephan Balkenhol

Né en 1957 à Fritzlar (Hessen), Allemagne, Stephan Balkenhol vit et travaille à Karlsruhe, Allemagne et à Meisenthal, France.

Ce qui m'a intéressée :

- la technique : gravure sur contreplaqué de bouleau. Ce contreplaqué est constitué de plaques claires et foncées alternées, ce qui donne un effet coloré aux lignes gravées
- le portrait en lui même

 

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relief femme fond blanc - 2013 - 60 x 50 x 1,2 cm

 

J'ai trouvé sur le net d'autres gravures sur bois de l'artiste, sur une autre essence de bois, le Wawa, qu'il a peint. J'aime le mélange de relief et de peinture, la simplicité de moyen et l'expressivité des visages.

 

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relief homme - 2013 - 80 x 60 x 2,4 cm

 

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relief femme - 2013 - 80 x 60 x 2,4 cm

 

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Kleines Relief (Frau mit blondem Haar) - 2012 - 33 x 29 x 4 cm

30 mars 2014

Drawing now 2014 - Thomas Muller

J'ai regardé de près un très grand dessin de Thomas Muller. Probablement des milliers de lignes tracées au stylo bille bleu.

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On reste rêveur devant une activité qui consiste à répéter de manière obsessionnelle le même geste des centaines de milliers de fois. Pour certains ce sont des lignes, pour d'autres des petits ronds... il y en a même un qui en tient le compte et inscrit le nombre de petits ronds sur le dessin.

Certains artistes, les incultes, classés dans "l'Art brut" ont le statut officiel de "fou". Ils l'ont acquis à la suite d'un séjour de plus ou moins longue durée en hopital psychiatrique.

D'autres ont fait des études d'Art, ne sont officiellement pas fous mais tracent des centaines de milliers de traits ou de ronds. Et d'autres, les marchands d'Art, parlent très sérieusement de ces dessins, les vendent à d'autres, collectionneurs, snobs, amateurs ou spéculateurs qui les achètent de manière très sérieuse.

Il y a de l'absurde là-dedans. Il ne faut pas prendre au sérieux les choses "de l'Art". Tout cela n'est qu'un jeu auquel les grandes personnes ne comprennent rien, la preuve c'est qu'elles achètent à prix d'or ou bien méprisent des choses qui par nature n'ont pas de prix.

Reste le sentiment de beau. Il peut être beau de rester tranquillement à tracer des traits ou des petits ronds en respirant. Et l'addition des traces laissées par cette activité peut être belle aussi, curieuse, intéressante, bête ou émouvante. C'est humain et c'est tout de même un drôle de truc d'avoir le besoin de faire des choses comme ça. Aussi inutiles. Créées de rien.

Il y a quelque chose de fascinant dans le besoin, l'obligation qu'ont les humains de créer des choses. Et dans leur capacité de les trouver belles. Je ne sais pas pourquoi, mais cette idée me réconforte :-)

30 mars 2014

Drawing now 2014 - Speedy Graphito

Les oeuvres de Speedy Graphito m'ont fait sourire. Une vraie bulle d'oxygène, légère (ou pas) et bienvenue dans l'univers parfois anxiogène des dessinateurs contemporains. Quand l'art se prend un peu trop au sérieux ça fait du bien et j'en redemande. J'ai trouvé cette série moderne et drôle.

"Précurseur français dans l’univers du street-art, Speedy Graphito est aujourd’hui reconnu sur la scène internationale, mais l’on connaît moins ses œuvres sur papier, qui mettent en valeur la finesse de son trait. Influencé par l’iconographie pop, l’artiste a l’habitude de détourner l’imagerie populaire mondiale.Dans l’une de ses séries présentées à Drawing Now, les symboles de la culture web viennent balayer les références à l’art classique grec, ou à l’âge d’or de la peinture française. "L’origine du monde", de Courbet est ainsi affublée d’une icone Windows, et le "pouce en l’air" de Facebook vient "liker" la reproduction d’une sculpture de char romain"

 

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30 mars 2014

Drawing now 2014 - Cesar del Valle

Cesar del Valle dessine au crayon des personnages en trompe l’oeil qu’il anime par une interaction avec la page. Né en 1985, il vit et travaille à Pereira, Colombie.

 

série Retrato - 02, 2013, Graphite sur papier, 40,5 x 30 cm

 

série Retrato - 03, 2013, Graphite sur papier, 25 x 17,5 cm

 

série Retrato - 04, 2013, Graphite sur papier, 25 x 17,5 cm

 

série Retrato - 05, 2013, Graphite sur papier, 42 x 17,5 cm

Ce qui m'a attirée :

- le réalisme des personnages
- la simplicité/le minimalisme des sujets : un personnage et son ombre
- la composition, le placement des personnages sur la feuille
- l'interaction entre les personnages et la feuille (par froissement, déchirure, découpage...)

23 décembre 2013

La montagne de l'âme - Chapitre 5 à 9 - Gao Xingjian

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Gao Xingjian

Chapitre 5 : (tu)

"Tu l'as rencontrée près de ce pavillon. C'était une attente diffuse, un espoir vague, une rencontre fortuite, inattendue. (....) Comme toi, elle regarde les montagnes qui s'étendent à perte de vue sur l'autre rive et toi, tu ne peux t'empêcher de la regarder. (....) Tu t'éloignes, mais en toi-même tu penses à elle et, quand tu retournes devant le pavillon, elle a disparu. Il fait déjà sombre." (....)

Tu t'appuies sur son épaule, elle ne s'écarte pas. Vous ne dites plus rien, vous avancez en suivant les bordures blanchâtres des rizières. (....)

Elle part brusquement et disparaît, comme une histoire ou comme un rêve."

 

 Chapitre 6 : (je)

"Le camp d'observation des pandas, situé à deux mille cinq cents mètres d'altitude, est partout imbibé d'eau. Ma literie est saturée d'humidité. J'y ai déjà passé deux nuits. Dans la journée, je porte le blouson de duvet fourni par le camp. Mon corps est moite d'humidité. Le seul moment agréable vient lorsque l'on mange devant le feu en savourant une soupe chaude. Une grosse marmite en aluminium est accrochée par un fil de fer à la poutre de l'abri qui sert de cuisine. Sous elle, les branches qui sont empilées n'ont pas été refendues. Elles brûlent au fur et à mesure sur les cendres. De hautes flammes s'en élèvent et tiennent lieu d'éclairage. Chaque fois que nous nous mettons autour du feu pour manger, un écureuil vient immanquablement à côté de la cuisine et roule ses yeux tout ronds. Et c'est seulement au moment du repas du soir que les hommes peuvent se réunir. On plaisante. (....)

Ils sont depuis de longues années au fond des montagnes. Ils ont dit tout ce qu'ils avaient à dire. (....) Au camp, ils n'ont pas de journaux, n'écoutent pas la radio, (....) ce monde bruyant, trop lointain pour eux, est resté dans les villes.(....)

Dans mes couvertures humides, couché tout habillé, je ne parviens pas à me réchauffer. J'ai l'impression que mon cerveau aussi est gelé. (....)

J'entends un claquement à la fois clair et lourd qui se répand dans le vallon.
- ça vient du Roc blanc, dit quelqu'un.
- Merde, ils braconnent, jure un autre. (....)

On a soudain l'impression d'entendre les pas d'un animal sauvage. Ici c'est le monde des bêtes sauvages, et pourtant, l'homme ne les laisse pas en paix. De tous côtés, dans l'obscurité, on devine agitation et mouvement. La nuit n'en paraît que plus dangereuse et réveille en toi cette crainte permanente d'être épié, suivi, près de tomber dans un piège. Impossible de retrouver la sérénité que tu réclames si ardemment.. (....)

Comme le jour va poindre, deux coups de feu retentissent encore au-dessous du camp. Leur écho, oppressant, se prolonge longuement dans le vallon, telle la fumée du canon qui flotte au moment de la décharge, sans vouloir se dissiper."

 

Chapitre 7 : (tu)

"Tu es seul dans le pavillon, comme un idiot, faisant semblant d'attendre un rendez-vous qui n'a jamais été fixé, une femme qui a disparu sans laisser de trace, comme un rêve en plein jour. Au fond, tu vis de manière ennuyeuse, aucune étincelle ne vient troubler ta vie banale, aucune passion, tu ne fais que t'ennuyer. As-tu encore l'intention de recommencer ta vie, de connaître, d'expérimenter ? (....)

Et finalement, tu revois sa silhouette. Et tu lui dis que tu pensais qu'elle reviendrait."

 

Chapitre 8 : (je)

"Il éclate de rire puis, essouflé, se repose un peu en s'appuyant sur son pic :

- J'ai réchappé plusieurs fois à la mort dans mon existence, mais jamais à cause des griffes des animaux sauvages. J'ai été enlevé par des brigands (....) une autre fois c'était pendant un bombardement japonais. (....) La troisième fois, c'était quand on m'a dénoncé (....) et envoyé en rééducation dans une ferme. Pendant la période de catastrophes naturelles, il n'y avait plus rien à manger (....) et j'ai failli mourir. Jeune homme, la nature n'est pas effrayante, c'est l'homme qui est effrayant ! Il te suffira de te familiariser avec la nature et elle se rapprochera de toi. L'homme, lui, s'il est intelligent bien sûr, est capable de tout inventer, depuis les calomnies jusqu'aux bébés-éprouvettes, mais en même temps il extermine chaque jour deux ou trois espèces dans le monde. Voilà la supercherie humaine." (....)

"Pourquoi, au fond, étais-je venu dans ces montagnes ? Etait-ce pour expérimenter la vie dans ces camps de recherche scientifique ? Quel sens avait ce genre d'expérience ? Si c'était seulement pour fuir les difficultés que je rencontrais, il y avait un moyen encore plus facile. Peut-être pensais-je découvrir une autre vie ? M'éloigner le plus possible du monde terriblement ennuyeux des humains. Puisque je fuyais le monde, à quoi bon communiquer avec les hommes ? Le vrai tracas venait de ce que je ne savais pas ce que je cherchais. Trop de réflexion, de logique, de sens ! La vie elle-même n'obéit à aucune logique, pourquoi veut-on en déduire sa signification avec logique ? Et puis, qu'est-ce que la logique ? Je crois que je devrais me détacher de la réflexion, car de là vient mon mal."

 

Chapitre 9 : (tu)

"Tu as besoin de te prouver à toi-même que tu es encore capable d'attirer les jeunes filles. Et elle finit par te suivre. Vous suivez la digue en remontant la rivière. Tu as besoin de rechercher le bonheur, elle a besoin de rechercher la souffrance. (....)
Est-ce que je porte la malchance ? demande-t-elle.
Simplement, tu t'en veux à toi-même. Tu as tendance à te faire du mal à toi-même.
Tu fais exprès de la taquiner.
Pas du tout, la vie est remplie de souffrances ! l'entends-tu crier."

26 janvier 2014

Calligraphie - Illusion de relief - Laura Serra

Vous savez comment c'est sur internet, on commence à chercher des ambigrammes et on arrive au final sur une artiste calligraphe qui ne fait pas d'ambigrammes. Par contre ses mots dessinés jouent à merveille de l'illusion de relief...

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"Hello how are you ?"

 

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"Bon voyage"

 

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"Please stop the time" ou "Please stop me" - Une calligraphie ambigue... y-a-t-il un mot pour cela ?

 

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"Music"

 

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"Simple is beautiful"

En écrivant le titre de cet article, "Calligraphie - Illusion de relief", je me dis qu'en fait, tous les dessins sont des illusions d'optique, non ? C'est ce qui fait la magie du dessin.

5 mars 2014

Carrés d'arbres - 5 mars 2014

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Un arbre et son ombre, dans le jardin voisin

 

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Un arbre et son ombre, dans mon jardin. Je remarque seulement maintenant en regardant les photos comme leurs ombres se ressemblent.

 

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Trois bouleaux dans mon jardin, c'est seulement en regardant des photos que j'ai vu leurs ombres si rectilignes et si noires, autant que les troncs sont irréguliers et blancs, alors je suis retournée les prendre, en me focalisant sur elles.

26 décembre 2013

La montagne de l'âme - Chapitre 10 - Coté noir - Gao Xingjian

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Gao Xingjian

Chapitre 10 : (je)

"Le brouillard gris est revenu dans mon dos, sans se soucier des fossés, des anfractuosités du terrain, des troncs d'arbres couchés. Je n'ai aucun moyen de fuir devant lui et il me rattrape, sans hâte. Je suis enfoui dans le brouillard. Le paysage a disparu devant moi, tout est indistinct. Seules restent dans ma tête les sensations que je viens d'éprouver. Comme je reste perplexe, un rayon de soleil perce au-dessus de moi et illumine la mousse qui couvre le sol. Alors je découvre sous mes pieds un étrange monde végétal avec, lui aussi, ses chaînes de montagne, ses prairies et ses bosquets d'un vert étincelant. Le temps que je m'accroupisse, le brouillard est revenu et s'est répandu partout, comme sorti de la main d'un prestidigitateur, ne laissant qu'une étendue grisâtre indistincte.

Je me relève. J'attends, perdu. J'appelle, sans réponse. J'appelle une nouvelle fois, mais j'entends seulement ma propre voix triste et tremblante qui s'éteint. Toujours pas de réponse. Aussitôt la peur m'étreint. Elle monte depuis la plante de mes pieds et mon sang se glace. J'appelle encore, toujours sans réponse. Autour de moi, seule l'ombre noire des sapins, tous identiques. je me mets à courir, je crie, je me précipite à gauche, à droite, je perds la raison. Je dois me calmer, revenir à mon point de départ, non, je dois d'abord essayer de m'orienter, mais, partout autour de moi, se dresse l'ombre des sapins noirs. Pas un seul point de repère. J'ai déjà tout vu, mais c'est comme si je n'avais rien vu. Les veines à mes tempes palpitent avec force. Je comprends que la nature m'a joué un tour, à moi, le minuscule homme sans croyance qui n'a peur de rien et se donne de grands airs.(....)

Je crie. (....) Mes propres cris me font dresser les cheveux sur la tête. Je croyais qu'en montagne il y avait toujours de l'écho. Même l'écho le plus triste et le plus solitaire serait mieux que ce silence terrifiant. Ici, le son se perd dans l'atmosphère saturée d'humidité et l'épais brouillard. Je réalise alors que je n'arriverai même pas à faire porter ma voix et je tombe dans le plus complet découragement.

Sur le ciel grisâtre se détache la silhouette singulière d'un arbre ; il est penché, son tronc est divisé en deux parties de la même taille qui poussent droit, sans branches ni feuilles. Complètement dépouillé, il doit être mort ; il ressemble à un harpon gigantesque et monstrueux désignant le ciel. Je me dirige vers lui. En fait, il est situé à la limite de la forêt. En dessous doit se trouver la gorge sombre, cachée par le brouillard ; c'est donc une direction qui mène droit à la mort. (....)

A cet instant, je ressemble à un poisson pris dans les filets de la peur, percé par un gigantesque harpon : il se débat sans pouvoir changer son destin, sauf par miracle. Mais dans ma vie, n'ai-je pas toujours attendu un miracle ?"

28 janvier 2014

Typographie 3D et dessins de lettres - Lex Wilson

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"You are amazing" - Typographie 3D

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"Dad" - Lettres figuratives

Nous sommes toujours dans le sujet, lettres et dessin, dessins de lettres, effets visuels, empilements de sens, comme dans ce "Dad" qui devient un portrait de papa bricoleur.

J'ai une tendresse particulière pour Lex Wilson : pour ce qu'il dévoile de lui à travers ses auto-portraits, et pour ce qu'il fait. Je retrouve chez lui plusieurs choses qui m'intéressent. Il aime les lettres, les effets d'optique, il aime tracer des lignes, il aime les carnets de moleskine, le remplissage genre zentangle, les portraits, et en plus il est lui-même agréable à regarder. Bref, il n'y a rien à jeter, c'est bon pour le moral.

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J'ai pris seulement trois photos de ses oeuvres pour vous les montrer, parce que le mieux est d'aller voir directement son travail chez lui : Lex Wilson

24 décembre 2013

La montagne de l'âme - Chapitre 10 - Coté blanc - Gao Xingjian

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Gao Xingjian

Le chapitre 10 est le plus beau depuis le début du livre. J'y consacrerai deux articles, intitulés "coté blanc" et "coté noir", vous verrez pourquoi.

 

Chapitre 10 : (je)

"Sur la mousse des troncs d'arbres, sur les rameaux des branches au-dessus de ma tête, sur les lichens qui pendent come de longues mèches de cheveux, dans les airs même, l'eau suinte partout, sans que l'on sache d'ou elle vient. De grosses gouttes, brillantes et scintillantes, coulent sur mon visage, une à une, et glissent le long de mon cou, glaciales. A chaque pas, je foule l'épaisse mousse veloutée et souple qui s'est accumulée, couche après couche. Elle vit en parasite sur les troncs des arbres gigantesques couchés au sol, mourant et se renouvellant sans cesse. (....)

On pénètre dans une sombre forêt de tilleuls et d'érables. Les pépiements incessants des mésanges dans les bosquets de catalpas effacent tout sentiment de solitude. (....)

Entre les gros troncs des sapins, quelques azalées de montagne de plus de quatre mètres de haut sont couvertes de fleurs rouges toutes fraîches. Les tiges penchées ont l'air de ne plus pouvoir supporter cette luxuriante beauté. Elles sèment leurs énormes pétales au pied de l'arbre, exposant sereinement la splendeur infinie de leur teinte. Cette merveille de la nature à l'état brut fait de nouveau naître en moi un indéfinissable regret. Mais ce regret ne concerne évidemment que ma personne, il n'a rien à voir avec la nature elle-même.

Partout, d'immenses arbres morts cassés à mi-hauteur par le vent et la neige. Je passe entre ces énormes troncs dressés qui me forcent au silence. Souffrant du désir de m'exprimer, devant cette solennité, je perds mes mots. (....)

Il me tire violemment pour m'obliger à m'accroupir, puis se relève aussitôt. Entre les troncs d'arbres, deux gros oiseaux gris-blanc, grêlés, aux pattes rouges, marchent à pas pressés dans la pente. j'avance doucement et aussitôt, le silence est rompu par le claquement des battements d'ailes.
- des faisans des neiges, dit-il.
En un instant, l'air semble s'être figé de nouveau ; le couple de faisans des neiges gris-blanc, grêlés, aux pattes rouges, pleins de vie, semble n'avoir jamais existé, telle une hallucination. Il n'y a que l'immense forêt immobile et sans fin, mon existence m'apparaît tellement éphémère qu'elle n'a plus de sens. (....)

Ici ni lichens, ni bosquets de bambous-flèches, ni buissons, les larges espaces entre les arbres rendent la forêt plus claire et la vue porte au loin. Et, au loin, une azalée d'une blancheur immaculée, élancée et pleine de grâce, provoque un irrépressible enthousiasme par son extraordinaire pureté. Elle grossit au fur et à mesure que j'approche. Elle porte de grosses touffes de fleurs aux pétales encore plus épais que ceux de l'azalée rouge que j'ai vue plus bas. Des pétales d'un blanc pur qui n'arrivent pas à se faner jonchent le sol au pied de l'arbre. Sa force vitale est immense, elle exprime un irrésistible désir de s'exposer, sans contrepartie, sans but, sans recourir au symbole ni à la métaphore, sans faire de rapprochement forcé ni d'association d'idées : c'est la beauté naturelle à l'état pur.

Blanches comme la neige, luisantes comme le jade, les azalées se succèdent de loin en loin, isolées, fondues dans la forêt de sapins élancés, tels d'inlassables oiseaux invisibles qui attirent toujours plus loin l'âme des hommes. Je respire profondément l'air pur de la forêt. Je suis essouflé, mais je ne dépense pas d'énergie. mes poumons semblent avoir été purifiés, l'air pénètre jusqu'à la plante de mes pieds. Mon corps et mon esprit sont entrés dans le grand cycle de la nature, je suis dans un état de sérénité que je n'avais jamais connu auparavant."

3 octobre 2013

Epaule

DSCN0096Epaule - Modelage argile blanche finition cire légèrement teintée - d'imagination

L'atelier de modelage a réouvert après sa fermeture annuelle. J'ai pu récupérer cette sculpture réalisée avant les vacances et passée à la cuisson entre temps. Elle fait écho à Nuque, mon modelage précédent.

Le bas relief que j'avais modelé avant l'été d'après une peinture de Tamara de Lempicka a lui, explosé à la cuisson. Je n'en ai pas plus de regrets que ça, j'y étais moins attachée qu'à celle ci.

12 août 2013

Valentin Serov

On peut tomber amoureuse d'un peintre ? De sa sensibilité, de son regard...

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Valentin Serov, dessinateur, portraitiste, peintre de génie.

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Au hazard de mes balades sur le net, cette toile a retenu mon regard, incroyablement bonne et tellement moderne.

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J'ai cherché qui en était l'auteur. C'était aussi celui de ce dessin, que j'adore. Valentin Serov, c'est encore...

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Vous la voyez ? L'âme des gens saisie au travers d'un regard, et restituée d'un trait de crayon, d'un coup de pinceau...

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Si c'était un photographe on dirait qu'il a l'art de prendre ses portraits sur le vif...

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Mais c'est un peintre. ça s'appelle l'intelligence, ça s'appelle le talent...

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Et avant tout ça s'appelle la sensibilité.

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Valentin Serov, vous faites battre mon coeur plus fort...

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J'aime tout de vous.

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Mais bien sûr, vous n'en avez rien à faire.

28 mai 2013

Vincent Van Gogh - Dessins - 1888

Le 20 février 1888 Vincent s'installe seul à Arles. Il adopte dans son dessin, mais aussi dans sa peinture, l'écriture graphique qu'on lui connaît le plus. C'est un language qu'il avait déjà utilisé en 1881, mais qu'il enrichit de nouveaux signes et de l'esprit du Japon.

1881Marsh-with-Water-Lillies(vincent van Gogh 1881)

Pendant l'année 1888 on peut dire qu'il subit une véritable explosion créative, période pendant laquelle il produit des centaines de dessins et peintures qui sont autant de chefs d'oeuvres. Subit, parce que l'épuisement psychique et physique provoque un choc nerveux et une grave dépression nerveuse fin décembre.

Bank-of-the-Rhone-at-Arles

Cafe-Terrace-on-the-Place-du-Forum,-Arles,-at-Night,-The

Entrance-Gate-to-a-Farm-with-Haystacks

Field-of-Grass-with-a-Round-Clipped-Shrub

Fishing-Boats-at-Sea

Fishing-Boats-on-the-Beach-at-Saintes-Maries

Garden-with-Flowers,-A

Harvest-Landscape

Haystacks-near-a-Farm

Hill-with-the-Ruins-of-Montmajour

La-Crau-Seen-from-Montmajour

Landscape-with-Path-and-Pollard-Trees

Lawn-with-Weeping-Tree

Meadow-with-Flowers

Montmajour

Olive-Trees,-Montmajour

Orchard-with-Blossoming-Plum-Trees-(The-White-Orchard)

Plain-of-La-Crau,-The

Portrait-of-Patience-Escalier

Portrait-of-the-Postman-Joseph-Roulin

Quay-with-Men-Unloading-Sand-Barges

View-of-Arles-from-a-Hill

View-of-Saintes-Maries-with-Church-and-Ramparts

Wheat-Field

Wheat-Field-with-Sheaves

Wheat-Field-with-Sheaves-and-Arles-in-the-Background

Zouave,-Half-Figure

Zouave,-Half-Figure

 

6 juin 2013

Girafe

3

Feutre et crayons de couleur - 29 x 42 cm

Quand je commence un dessin, je n'ai aucune idée de ce que je vais faire. J'accueille ce qui nait petit à petit. Ici je suis vraiment étonnée du résultat. C'est tellement différent du dessin précédent !

J'ai pris une feuille, le compas et la règle et j'ai commencé à tracer. J'ai d'abord trouvé la forme de la girafe, puis j'ai ajouté la rosace, j'ai trouvé amusant l'effet produit :-)

28 mai 2013

Vincent Van Gogh - Dessins - 1887

Barn-Owl-Viewed-from-the-Side

Boulevard-de-Clichy,-The

Guinguette,-A

Head-of-a-Man-(possibly-Theo-van-Gogh)

Kneeling-Écorché

Restaurant-de-la-Sirène-at-Asnières

Sailing-Boat-on-the-Seine-at-Asnières

Torso-of-Venus

View-from-the-Apartment-in-the-Rue-Lepic

Window-in-the-Bataille-Restaurant

1887 est à mon sens l'année où Van Gogh maîtrise absolumment le dessin. Dans des techniques, styles et même écritures variés, dans lesquels il pourra puiser par la suite à volonté comme dans une boite à outils.

Il assimile l'apport de l'impressionnisme, du pointillisme, du cloisonnisme, de l'académisme, du japonisme... sans jamais rien perdre de son originalité. J'ai regardé tous les dessins qu'il a produit, année par année, guettant l'évolution qui allait le conduire au style graphique qu'on lui connait. En fait il n'y a pas de passage graduel d'un style à l'autre. Comme on va le voir, en arrivant à Arles (son Japon à lui), il va adopter d'un seul coup un vocabulaire graphique différent, fait de points, de traits, de ronds, de petits signes variés, uniquement au trait. Cette écriture correspondra à une période donnée.

Sur la durée par contre, je remarque le style et le contenu (arbres en hiver) du troisième dessin de cette page. C'est à cela qu'il revient pour exprimer les choses les plus personnelles, le fond mélancolique de sa personnalité, comme en 1890, dernière année de sa vie :

Country-Road

Le cinquième dessin est impressionnant. Vincent est un géant. Il ouvre la porte à ceux qui viendront après lui, Egon Schiele, Picasso, cet autre génie.

Un géant par la force de son ressenti, par sa capacité à assimiler genres et techniques, par la force de caractère qui lui permet de ne pas en subir l'influence, par sa liberté vis à vis des règles et des principes, par sa créativité, par sa capacité de travail, par sa profondeur spirituelle et le sens de ses oeuvres.

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