Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vale Decem -  Au jour le jour
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité
18 septembre 2011

Cours de modelage 1

Objectif : apprendre à monter une boule et l'évider. A partir d'un petite boule d'argile. On ajoute progressivement des tranches de terre que l'on fait bien adhérer. Jusqu'à monter une boule. Ensuite on dessine deux traits repères au couteau, on coupe la boule en deux avec un fil de fer. On évide avec un outil qui permet de creuser en laissant une épaisseur régulière d'un centimètre environ. Ensuite on griffe les deux cotés des demi sphères, on applique de la barbotine (eau + terre) au pinceau. On applique les deux demi sphères l'une contre l'autre en appuyant fermement, en faisant coincider les traits repères pour recoller au bon endroit. On tartine de terre au couteau la soudure. Ensuite on "beurre" la totalité de la sphère au couteau (on lisse en appuyant avec la lame du couteau à plat). La dernière opération consiste à frapper la boule avec une spatule en bois pour tasser et donner la forme souhaitée à la boule. La terre en cuisant risque d'éclater s'il reste des bulles d'air.

Il ne reste plus qu'à faire de ce volume ce que l'on souhaite. J'étais partie sur une forme simple (un hérisson). Ma prof m'a lancée sur un grotesque (un visage) et m'a incitée à "me lacher".

Quand il s'agit de monter la boule je peux papoter avec ses voisines, mais à partir du moment où j'entre dans le modelage, là je n'entends plus rien.

On prend de la terre que l'on ajoute à la boule. Les sourcils, le nez, la bouche, le menton. J'ajoute des yeux, je les enlève, j'en fais à nouveau, que j'enlève à nouveau... C'est déjà la fin de la séance. Je dis que la prochaine fois je casserai tout pour faire autre chose. La prof proteste, enveloppe ce que j'ai fait dans un plastique pour que je termine la prochaine fois.

Je suis fatiguée, chamboulée. Je n'avais pas prévu de m'investir autant. Ma tête grotesque est tout sauf décorative. Elle ressemble à un crane triste. La bouche est amère. Les sourcils coléreux. Je ne vois pas ce que je vais bien pouvoir en faire si je la fais cuire... Le hérisson au moins j'aurais pu le mettre dans le jardin sous un buisson pour le cacher. La prof s'étonne. Tu veux faire des choses pour les cacher ?

Aie je suis découverte.
Déjà.

Publicité
10 février 2013

Vale Decem

 "i don't want to go"

Cette musique est à l'origine du nom de mon blog. Mes initiales sont DCM, "DeCeM", mes recherches de ce mot sur le net m'ont conduite vers la bande son de Docteur Who. Le thème de la résurrection correspondait à ma renaissance sur la toile après la fermeture de mon ancien blog, à d'autres morts, à d'autres vies... car rien ne s'arrête jamais.

Vale Decem
Ad Aeternam
Di Melioria
Ad Aetenam
Vale Decem
Di Melioria
Beati
Pacifici
Vale Decem
Alis Grave
Ad Perpetuam
Memoriam
Vale Decem
Gratis Tibi Ago
Ad Aeternam
Numquam Singularis
Numquam
Dum Spiro Fido
Vale

Va Decem
Pour l'éternité
Le destin soit avec toi

Béni soit-il
Qui nous a apporté la paix

Va Decem
Dépose ton fardeau
Nous nous souviendrons de toi
A jamais

Va Decem
Nous te remercions
Pour l'éternité
Tu n'es pas seul
Jamais

14 décembre 2017

Salons du dessin 2018

Première publication sur ce blog depuis bien longtemps. Sensiblement depuis mon exposition de 2015 dans un centre de rééducation. Il y a vraisemblablement un lien de cause à effet. Il devenait moins nécessaire de m'exposer sur le blog puisque j'avais fait la démarche de le faire dans la vraie vie.

Aujourd'hui je poursuis la tâche d'imprimer petit à petit et de relier les fascicules de toutes mes publications depuis le début, tâche que j'ai entreprise il y a longtemps aussi. J'en suis à l'année 2013. Histoire de garder ce qui risque de disparaître un jour d'internet. Je ne relis pas tout, je parcours. J'étais bavarde à une époque. Période Van Gogh, période Picasso, période des cours et de telle ou telle technique, du noir et blanc ou de la couleur...

J'écrivais à l'époque comme dans un journal intime avec quelques lecteurs, témoins de mon parcours avec l'Art et ses découvertes et réflexions. Etes-vous encore là mes témoins ? Je reprends l'écriture et peut-être aussi le reste. Pour un temps ou pour longtemps, l'avenir le dira.

Salon du dessin - du 21 au 26 mars 2018 - Palais Brongniard Place de la Bourse 75002 Paris - de 12h à 20h

Drawing Now - du 22 au 25 mars 2018 - Carreau du Temple Paris

Très déçue par les années précédentes du salon du dessin contemporain, je ne sais pas ce qu'il devient...

17 février 2014

Jeux d'optique - Collages

Un petit mot tout de même pour parler des trois collages ci-dessous.

Je vois qu'il y a une logique qui se dégage dans ce que je fais, sans que ça suive un plan pré-établi.

Le cerveau est capable de recréer mentalement une ou plusieurs images ordonnées et complètes à partir d'une image désordonnée et/ou incomplète. Dans ces collages je m'amuse avec cette capacité. Je fournis à l'oeil "de quoi manger", de la matière pour le spectateur, qui devra faire "sa propre tambouille". Je donne plus ou moins de choses et je les mélange plus ou moins.

A chaque fois les images choisies le sont parce qu'elles sont à la fois très différentes et très semblables. Ce qui leur donne un "liant" comme pour une sauce.

Au fur et mesure des trois collages j'ai fait varier la quantité d'information fournie et son degré de mélange et de désordre organisé.

 

Dans "Espace vert", trois images de villes en noir et blanc contrastent avec une image d'arbre en couleur. Mais elles ont toutes en commun le coté graphique des lignes et des courbes.

Les quatre images sont complètement mélangées mais réorganisées dans un damier qui intercale image en couleur (l'espace vert) et images en noir et blanc. Le désordre est donc réorganisé.

L'oeil a du mal à reconstituer la vision d'un arbre. Il peut tout de même assembler ce qui se ressemble, faire un travail, voyager dans l'image. J'aime les images complexes qui présentent un intérêt à être regardées longuement. L'aspect graphique des branches de l'arbre, des balustrades en fer forgé, des échelles et des parties sombres des architectures des immeubles, les lignes droites et les courbes me font penser à des signes, à des lettres bien sûr.

 

Dans "Jeu de dame", titre choisi parce que c'est plus un jeu d'assemblage que quelque chose de vraiment créatif, et par référence bien sûr au damier, j'ai tressé deux images découpées préalablement en bandes. Les bandes sont laissées dans l'ordre, je ne change donc rien, j'entremêle les bandes. L'objectif est d'avoir quelque chose de plus lisible que dans "Espace vert", c'est aussi et surtout une expérience, répondre à la question "et qu'est-ce qui se passe si...", question qui me motive la plupart du temps. Le fait de tresser enlève de l'image, un carré sur deux est masqué. Le cerveau doit donc compléter et mettre à part, travail qui le fait voyager d'une profondeur d'image à une autre. Plus on enlève d'information, plus le spectateur doit reconstituer et plus on lui laisse le champ libre pour apporter à la compréhension de l'image quelque chose qui lui appartient en propre. Le tout est d'arriver à doser ce qu'on enlève ou le désordre qu'on apporte.

"Jeu de dame" utilise deux images opposées dans leur couleur et leur sujet : une ville en noir et blanc la nuit et une forêt en couleur le jour. Mais qui dit opposition dit complément. Les deux images se complètent l'une l'autre. La forêt présente un champ "de fuite" avec une profondeur au centre et la ville une profondeur à l'horizon en haut de l'image. L'oeil a donc un choix à faire entre ces deux "portes d'entrée" au coeur de l'image.

 

Dans "Bandes à part", je n'ai rien enlevé. J'ai choisi deux images qui ont un sujet commun : un ou des arbres. Elles sont opposées pour le reste. Dans un cas une photo en noir et blanc d'arbres en hiver, avec des branches couvertes de neige, dans l'autre une photo en couleur d'un arbre probablement africain au crépuscule. La noirceur des branches prises en contre-jour sur un fond coloré et dans une atmosphère chaude fait contrepoids à la blancheur et au froid des branches couvertes de neige. Les deux photos sont présentées dans leur entier, aucune information n'est enlevée, c'est juste un morcellement. Un lien se fait entre les formes des branches des deux images qui s'interpénètrent et forment comme une continuité. J'ai laissé un espace entre chaque bande que j'ai coloré en noir. La succession des bandes évoque la succession des saisons froides et chaudes une année après l'autre. Les bandes contrastées apportent une profondeur et un effet "vue à travers" que l'on peut ressentir comme une "vue d'ailleurs" ou "vue d'un autre temps". Comme on pense à l'hiver en été et aux pays chauds quand on est dans le froid.

Je n'ai rien changé aux deux images qui se marient admirablement, comme si elles étaient faites pour se rencontrer. Elles proviennent pourtant de deux sources différentes et n'avaient pas tout à fait le même format. L'arche d'un pont (hiver) vient rattraper la courbe de la branche de l'arbre (été) puis se confond avec son tronc. Les sols et horizons tombent aux mêmes niveaux. J'ai juste accentué quelques lignes d'un trait de feutre noir très fin. Les bandes sont de largeurs différentes pour amener une imperfection et éviter des coupures trop régulières. Ces différences de largeur ont pour but "d'intéresser" l'oeil pour qu'il s'y attarde.

26 novembre 2013

Semaine du dessin

Salon du dessin 2014 - Palais Brongniart - Place de la Bourse Paris 2ème - du 26 au 31 mars 2014

http://www.salondudessin.com/

Drawing now 2014 - salon du dessin contemporain - Carreau du Temple - 2 rue Eugène Spuller Paris 3ème - du 26 au 30 mars 2014
La liste des galeries participantes sera dévoilée fin novembre

http://www.drawingnowparis.com/

Semaine du dessin dans les musées - du lundi 24 au lundi 31 mars 2014

Publicité
26 août 2013

Allain Leprest - La colère

Ça te vient, ça t'arrive, cent clébards dans la tête,
Une locomotive, un barrage qui pète
Ça te sort d'une graine et ça devient un tronc
Et les branches d'un chêne qui t'éclatent le front
C'est jouir à l'inverse, c'est un ciel à sanglots
Et son grelon qui perce les parois de la peau
C'est pleurer à l'envers, le pétard de la peine
L'orgasme de la haine. C'est s'entr'aimer quand même,
La colère

C'est un piano qui cogne dans l'orchestre des veines
Ce pipeau dont l'haleine sent mille saxophones
C'est la sueur de décembre, mourir en italique
Vouloir nouer ensemble la Manche et l'Atlantique
C'est une épée tendue à la barbe des cons
Une fleur de passion aux pétales pointus
C'est le jour moins le jour, c'est un accouchement
Sans l'aube d'un enfant, les mâchoires de l'amour,
La colère

C'est les yeux qui s'effritent et le poing qui se blesse
Au tranchant des caresses, au baiser de la vitre
"Patron, une dernière, à la santé du diable !"
Et je casse mon verre sur le bord de la table
C'est un rire qui balance dans le ciel des gibets
Et son sexe bandé en haut de la potence
C'est le cœur éclaté mais c'est mieux que se taire
De pouvoir la chanter, comme hurler de colère,
Sa colère

C'est l'anus du Vésuve dessous ma casserole
Un fleuve de pétrole où navigue l'étuve
La langue qui s'embrase, la salive qui brûle
Et le ventre qui hurle pour attiser les phrases
Cette vague de braises au bûcher de la mer
Cette écume incendiaire qui lèche la falaise
C'est un feu de chevaux lancés au cœur des champs
Et le vent qui reprend l'odeur de leurs sabots,
La colère

C'est sauter à deux pieds sur l'édredon de ronces
La rage qui défonce les portes enfoncées
C'est l'opéra du cri, l'orage de mes bras
C'est cracher du lilas à la gueule des orties
C'est un hymne de fou, c'est l'étincelle noire
Qui porte à la victoire l'agneau contre le loup
Un baiser en dedans à l'amitié complice
Qui mord à pleine dents le cul de l'injustice,
La colère

10 août 2013

La courbe de tes yeux

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul Eluard

13 juillet 2012

Sens

Toujours autant de plaisir à dessiner au feutre sur bristol. Je continue mon tableau. Les fiches dessinées une à une constituent les teintes de ma future palette.

J'aime poser l'encre sur la surface lisse. Le son de la pointe du feutre sur le papier. Son glissement. La sensation de la feuille sous la main. Le choix du médium est vraiment une affaire de sensualité. En tout cas pour moi. J'ai du mal à supporter l'odeur de la peinture et des solvants. La souplesse de la toile sous le couteau. Le son désagréable rendu par celui-ci au contact. Je n'aime pas le crissement du fusain sur le papier. Je n'aime pas les feuilles à gros grain. J'aime que cela glisse. J'aime la douceur et la caresse au contact du bristol.

Les cinq sens sont sollicités : odeurs, contact, regard, sons... le goût est lui, présent sous sa forme figurée. Goût pour la composition goût pour les couleurs...


C'est curieux de retrouver encore le même mot. J'ai déjà relevé son importance pour moi.

Dans tous les sens du terme, le mot sens s'impose à moi quand je "fabrique". "Sens", en tant que direction, but à atteindre. "Sens" en tant que signification. "Sens" en tant qu'orientation dans l'espace, positionnement, symétrie. "Sens" en tant que sensualité, perception physique.

7 avril 2012

Inspirations (portraits) suite

Je ne dessine ni ne peins en ce moment mais je regarde beaucoup de portraits. Toujours ma passion des visages. Emouvants, atypiques, différents

J'ai déjà parlé de Denis Felix.

Viennent s'y ajouter les studios Harcourt, Yousuf Karsh, Richard Avedon, Nadar, Nullermanden, Mann Ray, Irving Penn

Si vous avez d'autres sources d'inspiration à me suggérer, laissez un comm

Edit du 09/04/2012 : Une compilation de portraits photographiques

Edit du 10/04/2012 : Les portraits de Christian Tagliavini

9 février 2012

Problèmes de riche

Léonard de Vinci quand il étudiait l'anatomie devait pratiquer ou assister à des dissections. Pour de nombreux étudiants en médecine qui ont fait de même en cachette quand c'était interdit, étudier c'était risquer sa vie.

Aujourd'hui il suffit d'ouvrir son ordinateur pour avoir accès à des millions d'images.

Il en est de même pour l'étude des Maîtres. Les plus grandes oeuvres sont disponibles en HD dans les milliers de galeries en ligne.

Les hommes préhistoriques dessinaient avec de la terre, ou en gravant, sur les murs de leurs cavernes, sur du bois, sur la pierre, sur le sol.

Aujourd'hui les supports et les outils pour le dessin se comptent pas milliers et sont à une portée de clic, livrables à domicile.

Une offre pléthorique et un sacré confort.

Mais la nature a horreur du vide. Tout doit trouver un équilibre. Qui dit enrichissement dit appauvrissement.

Devant tout le talent du monde on ne peut que se sentir petit. Pourquoi refaire (mal) et au prix de tant d'efforts ce qui a déjà été fait si bien et par tant d'autres.

Le flot d'images, d'informations et de moyens finit par avoir un effet hypnotique et paralysant. Il faut bien payer le prix de la richesse.

31 janvier 2012

Jolis nus aux trois crayons

Encore très réfractaire à l'idée de dessiner sur du papier canson mi-teinte gris chiné à 1,70 euros la feuille, j'ai fait l'emplette d'un rouleau de papier d'emballage brun. Avec 10 mètres de longueur sur 1 mètre de large je devrais (enfin) pouvoir m'exercer sans crainte et en grand format. Vive le raisin, à bas le A4 ! Ce papier brun n'est pas du kraft habituel, il a l'avantage de ne pas avoir de lignes.

Je rêve devant la jolie collection de dessins de nus de Harry Boudchicha. Les poses allanguies de ses modèles les font ressembler à des paysages vallonnés. Bel exemple de technique des trois crayons, sépia ou sanguine, pierre noire et crayon blanc sur papier teinté.

Le papier brun est plus chaud, mais le gris est plus graphique. J'avais une préférence pour ce dernier. Il y a aussi du papier d'emballage gris mais ce sera sur commande, peut-être pour plus tard... j'en ai vu chez le Géant.

20 janvier 2012

Lectures et reflexions

En ce moment je ne fais rien de mes mains. Par contre je lis sans arrêt (et exclusivement !) des livres de dessin.

Sachant qu'on ne dessine pas seulement avec ses mains, mais qu'on dessine aussi avec ses yeux, avec son intellect, avec ses émotions, J'apprends à dessiner... sans dessiner :)

Après avoir relu "Dessiner avec le cerveau droit" de Betty Edwards, mon livre de chevet du moment est "Dessiner les visages" de William L. Maughan.

Maughan se focalise exclusivement sur les valeurs. Tout dans sa méthode est observation de la forme des ombres et de la qualité de leur contour (dur/doux).

Une partie du livre est consacrée à la couleur. J'y ai trouvé la confirmation que je cherchais à propos des couleurs froides qui reculent et des couleurs chaudes qui avancent. Je l'avais constaté dans mes deux versions successives du Cloitre de Fontfroide. Je n'ai pas encore fini de lire ce chapitre. Il vaut vraiment le coup d'être compris et assimilé.

Hier j'ai parcouru une bonne partie de "Successfull drawing" d'Andrew Loomis". On le trouve sur le net mais il est aussi en cours de réédition. La qualité du contenu vaut la peine qu'on doit se donner pour le lire en anglais. Le chapitre sur la perspective est précieux. Extremement concis et complet. J'ai retenu ce passage :

Arts students are as prone to underestimate the value of the study of perspective as music students are to underestimate the need of practicing scales. Both foundations are necessary. In drawing, the eye is as important as is the ear in music. Musicians who play only by ear are never as accomplished as those who can also read music. Similarly, an artist can draw by eye alone, but he never draw as well as one who knows fondamental perspective. The handicap is unnecessary in either case. Since the knowledge is available, why try to stuggle along without it ? The difficulties of not knowing are always much greater than the effort of learning." A. Loomis

J'ai reçu le "Grand cours d'anatomie artistique" de Andras Szunyoghy et Gyorgy Feher. Les dessins sont superbes et en grand format. J'ai fait d'autres recherches de ressources en ce qui concerne l'anatomie et j'ai maintenant tout ce qu'il me faut (voir article suivant).

1 décembre 2011

Apprendre de ses erreurs.

 

- Je dois bien préparer mon projet et l'avoir mûrement réfléchi avant de passer à l'exécution

- Je dois m'arrêter quand je me pose la question de savoir si le tableau est fini

- Quand je pense arrêter je ne dois pas demander l'avis à un proche sur mon tableau pour quémander l'autorisation d'arrêter. Il y aura toujours des défauts à trouver

- Je dois m'arrêter quand la lumière baisse

- Je dois m'arrêter quand la fatigue se fait sentir

- Je ne dois pas m'arrêter tant qu'un plan à faire d'une traite n'est pas terminé. Je ne dois pas chercher à modifier ce plan une fois qu'il est fini.

29 octobre 2011

Jos Van Riswick

Peintre de natures mortes, je suis tombée par hasard sur une vidéo de démonstration de la peinture d'une poire. De là je suis allée voir son site. Il y a une description de sa technique, en anglais, que je retournerai traduire quand j'aurai le temps.

Je note en vitesse l'adresse : 

http://www.josvanriswick.com/

http://www.postcardfromholland.com/

De nombreuses vidéos sont disponibles sur youtube.

Nota. Je m'aperçois qu'on avait donné l'adresse sur Signus, je l'avais zappée dans le post qui parlait de Postcard of Provence.

13 octobre 2011

Cours de peinture 3 (suite)

Mes impressions sur le cours d'hier, qui m'avait laissée un peu muette :)

Nous sommes un groupe de 12 élèves. Il a soufflé un vent de folie hier sur l'atelier. ça a commencé quand le prof a fait son installation d'instruments de musique. Le thème avait été choisi par les élèves qui désiraient une nature morte. Ils se sont installés en rond n'importe comment, se cachant les uns les autres le sujet dans une grande exitation, certains avec de grandes toiles, jusqu'à ce que quelqu'un qui était derrière râle d'une voix forte, demandant qu'on se mette en cercle. Nous nous disions au fond que ce n'est pas grave, nous allions peindre des dos.

Le cercle s'est organisé vaille que vaille, pendant que le prof finissait d'installer son éclairage. Il n'avait pas encore fini que les élèves voulaient déjà commencer, sans attendre qu'il explique comment faire un fond. Il n'arrêtait pas de dire "attendez je vais vous expliquer".

Ma voisine devant moi qui avait un fond déjà près s'est retournée pour me dire "tu ne commences pas à dessiner au fusain ?" j'ai répondu que j'attendais les explications pour le fond :-)

Le prof vient me voir, m'explique et effectue le mélange en même temps, fait la démonstration de la pose à la spatule sur ma toile, me dit d'attendre que cela sèche, de faire le croquis sur papier pendant ce temps. Les élèves qui papotaient ailleurs pendant ce temps demandent quoi faire, le prof va réexpliquer...

Tout le monde est excité, les premiers qui ont entendu des fragments d'explications posent des questions, se passent les ingrédients, posent leur fond à toute vitesse et commencent à râler parce qu'il faut que ça sèche. Je dessine pendant ce temps. Ma voisine de droite râle. Elle ne voulait pas faire de nature morte, on ne l'a pas consultée.

Le prof dit qu'il faut passer deux couches et poncer entre chacune. La première couche à peine sèche, les élèves se lancent dans le dessin au fusain sur leur toile sans avoir fait de croquis préalable. Le prof volète de l'un à l'autre pour corriger de ci de là les proportions des instruments sur les toiles.

Tout le monde est ravi et a un sourire jusqu'aux oreilles ou soupire que c'est nul ce qu'il fait. Je fais un tour de la salle, je viens de poser ma deuxième couche, je n'ai pas poncé tant pis... pas de papier de verre. A cette vitesse je ne m'étonne plus que le prof n'ait prévu que deux séances sur le sujet.

Ils sont tous comme des enfants (indisciplinés). Bel enthousiasme !

Nous rangeons vite au bout de trois heures pour fêter au champagne l'anniversaire d'une d'entre nous. Ambiance sympathique, tout le monde demande les dates de naissance, on voit que je suis la plus jeune (mais en âge seulement).

Je quitte l'atelier avec une toile vierge, un croquis et la promesse de recevoir des photos de la composition par mail. On s'y remet à la prochaine séance :)

4 octobre 2011

Cours de peinture 1 (suite)

La liste des fournitures :

Gesso
Peinture acrylique 1er prix pour colorer le gesso : Blanc de titane, ocre jaune, terre de sienne brûlée
Peinture à l'huile Rembrandt de préférence : Blanc titane, ocre jaune, terre de sienne brûlée, terre d'ombre brûlée, bleu de cobalt ou d'outremer, rouge vermillon, jaune moyen (cadmium)
Essence de térébenthine
Huille de lin clarifiée ou blanchie
Vernis Dammar
1 Spalter synthétique largeur 2cm, un autre plus large. De Vinci
Fusain, mines de plomb
1 petit carnet à esquisses pour croquis préparatoires
Toiles de lin, chassis à clé
Chutes de médium, papier aquarelle ou kraft préparé au gesso
Une toile 3F pour le portrait imposé

Je vais utiliser "Oil" (Graduate) de Daler Rowney pour débuter ça me semble suffisant. Le temps de séchage est plus court que les huiles classiques. J'ai une boîte de 10 couleurs. On verra plus tard pour les Rembrandt ! Coté pinceaux le prof a dû oublier brosses et pinceaux fins, mais j'ai déjà pas mal de choses je crois que je ne serai même pas obligée d'en acheter.

Question supports, j'ai préparé (gesso dilué plusieurs couches) :

Les cartons toilés que j'avais à la maison (pas top, grain de toile trop gros)
Une grande feuille de papier peint de récup tendue sur une planche de médium 80x60 cm ep 0.6 mm (ruban collant kraft)
Une plus petite de papier kraft (d'emballage : trop fin !!) sur une planche à dessin.

Toujours pas décidée à acheter de la toile sur chassis pour mes premiers essais :S

J'ai feuilleté quelques livres à la recherche de modèles et d'inspiration. Je n'ai pas envie de copier un maître pour cette fois. J'ai retenu la photo d'une ruelle marocaine.

En attendant le prochain cours j'ai essayé de peintouiller avec mes peintures à l'huile et térébenthine histoire de voir à quoi je m'attaque. Un ciel dégradé d'après photo (du bleu au rose en passant par les jaunes) ... ça m'a permis de mesurer la difficulté de la chose ! J'aime bien la consistance de la peinture à l'huile, la matière. Mais odeurs monstrueuses. Chez moi ça va être un vrai problème vu que je n'ai pas de pièce dédiée.

Parallèlement à mes 3h de cours de peinture à l'huile par semaine, j'ai rejoint une association de peintres qui font atelier-libre plusieurs jours/semaine. Pas de cours mais des conseils si besoin. Ils font une réunion dessin sur sujet commun par semaine et modèle nu une fois par mois. Ils organisent également des stages. Je suis inscrite au prochain, peinture au couteau sur 3 séances de 3 heures, toile requise format 12F (là je vais bien être obligée d'y passer, à la toile ! :-) ).

Mes cours de dessin par contre sont tombés à l'eau, hélas. Impossibles à caser le jour prévu.

Je me note un petit pense-bête :

NuméroFigure (cm)Paysage (cm)Marine (cm)
0 18 x 14 18 x 12 18 x 10
1 22 x 16 22 x 14 22 x 12
2 24 x 19 24 x 16 24 x 14
3 27 x 22 27 x 19 27 x 16
4 33 x 24 33 x 22 33 x 19
5 35 x 27 35 x 24 35 x 22
6 41 x 33 41 x 27 41 x 24
8 46 x 38 46 x 33 46 x 27
10 55 x 46 55 x 38 55 x 33
12 61 x 50 61 x 46 61 x 38
15 65 x 54 65 x 50 65 x 46
20 73 x 60 73 x 54 73 x 50
25 81 x 65 81 x 60 81 x 54
30 92 x 73 92 x 65 92 x 60
40 100 x 81 100 x 73 100 x 65
50 116 x 89 116 x 81 116 x 73
60 130 x 97 130 x 89 130 x 81
80 146 x 114 146 x 97 146 x 89
100 162 x 130 162 x 114 162 x 97
120 195 x 130 195 x 114

195 x 97

6 septembre 2011

Les clés du dessin (1)

J'ai repris la lecture du livre de Bert Dodson "Les clés du dessin". Je note les conseils au fil des chapitres. Ils me sont très bénéfiques pour le dessin d'observation.

Voilà ce que j'ai noté pour le 1er chapitre "aborder le dessin" :

- pendant qu'on dessine avoir un dialogue interne pratique porté sur les formes
- porter plus son attention sur le sujet que sur la feuille
- regarder/retenir/dessiner - dessiner à l'aveuglette
- ne pas gommer -laisser les reprises
- l'observation rien que l'observation - Pas de mémoire ou l'idée de l'objet
- simplifier le sujet en le dessinant les yeux mi-clos
- focaliser en détaillant une partie du sujet/au reste

1) Dessiner les grandes formes avant les petites
2) Enrichir les formes à l'aide de réhauts, d'ombres, de reflets, de motifs, de textures
3) Relier les formes
4) Toute forme intervalle est à dessiner

31 août 2011

Objectif(s)

Ce qui m'intéresse ce n'est pas de représenter le monde mais la vision que j'en ai.

J'ai besoin de m'entraîner à dessiner de mémoire ou d'imagination pour réaliser les idées de dessins (peintures) que j'ai en tête.

J'aimerais être capable de bien dessiner sans reprise d'un trait rapide.

Il faut que je travaille la construction du visage du corps et la perspective.

 

En attendant je dessine mal sans reprise d'un trait rapide :-) je note mes idées sur un carnet de crobard (ce ne sont même pas des croquis). Cela calme un peu la frustration.

ça donne des embryons de dessins. Ils sont visibles (en partie) dans l'album "crobards" (je garde pour moi les choses trop perso).

J'ai créé aussi un album "Etudes".

Je mettrai à jour régulièrement ces deux albums étant donné que j'y gribouille tous les jours. Au feutre pour les crobards, parce que je ne veux pas avoir la possibilité de corriger. Au crayon pour l'autre. Les croquis sont classés des plus récents aux plus anciens.

27 août 2011

Se montrer ou se cacher

L'expression artistique est terriblement impudique. La protection de l'intimité est un frein puissant. Je suis partagée en permanence entre deux besoins contradictoires. Exprimer mes émotions et les réprimer. C'est un tiraillement destructeur.

Créer et détruire, montrer et cacher. J'ai fermé mon précédent blog du jour au lendemain sans prévenir un jour de pudeur.

Et j'en ai créé un autre, un jour d'impudeur. Mais je le montre à peu de monde, il n'est pas sur les moteurs de recherche.

Créer c'est se dévoiler tout le problème est là. On comprends pourquoi j'ai dessiné une statue voilée :-)

19 avril 2014

Les salons du dessin

 

J'ai visité dernièrement les trois salons suivants :

- salon du dessin - (Palais Brongniard)
- salon du dessin contemporain (Drawing Now) - (Carreau du Temple)
- salon de l'estampe et du dessin - (Grand Palais)

 

Et pour l'instant je n'ai parlé que du deuxième. C'est celui qui m'impressionne le moins par les techniques et c'est pourtant celui dont j'ai envie de parler le plus et c'est celui qui m'amène à me passionner dans des recherches sur les artistes. C'est assez paradoxal. Je me suis demandé pourquoi.

Ce qui m'intéresse dans le dessin contemporain, c'est l'explosion d'inventivité sur le plan des :

- sujets
- techniques d'expressions

J'ai déjà parlé du format et de son rôle et du changement de statut du dessin contemporain, qui devient oeuvre à part entière. C'est aussi cela que je trouve intéressant. Car pour moi le dessin est à la source, comme je l'ai dit précédemment.

 

Toute cette créativité est mise au service d'un approfondissement du contenu intellectuel des oeuvres. Là où les anciens dessinaient des paysages, des personnages, des milieux, des émotions, les artistes modernes se sentent libres de dessiner des concepts, parfois très complexes.

Cette intellectualisation de l'Art contemporain fait sa qualité et elle est la source de ses travers, qui le rendent parfois hermétique, snob, fermé et creux.

Mais quand l'Idée est là et qu'elle sait associer tous les instruments adéquats pour la rendre visible, tout le vocabulaire de l'Artiste, le pari est réussi. Appeler et retenir l'attention, communiquer l'idée, partager l'émotion, provoquer le développement d'autres idées.

Il est certain que la perfection technique que j'ai admirée dans les autres salons et qui provoque une émotion esthétique n'est majoritairement pas présente. Par contre la diversité des sujets, leur profondeur, et la créativité mise en oeuvre provoquent chez moi une stimulation intellectuelle que finalement je recherche tout autant sinon plus.

Il y a bien au salon du dessin contemporain une émotion d'ordre esthétique mais elle est différente. Je la trouve surprenante. Quand je regarde un dessin à base de gribouillages dont les multiples traits évoquent des petites racines et dont l'amalgame représente à merveille de la terre, tout en produisant un effet lumineux par les vides laissés... c'est bien une émotion esthétique, mais complètement différente de celle que je ressens en regardant la perfection d'un portrait aux trois crayons.

Elle utilise un langage différent, chaque artiste étant libre de créer le sien. Bien sûr chacun n'a pas le talent de créer à chaque fois un nouveau langage, mais cet encouragement produit l'émergence de choses nouvelles et inventives, une sorte de bouillonnement qui part dans tous les sens, quelque chose de stimulant et d'extrêmement intéressant.

 

8 février 2012

Le but du dessin

"Dessinez chaque jour. Dessinez ce que vous voulez : un cendrier, une pomme à demi grignotée, une personne, une brindille.

Dans un sens, l'art c'est comme l'athlétisme : si vous ne vous entraînez pas, les facultés visuelles s'émoussent et s'amollissent.

Le but du dessin n'est pas de tracer des lignes sur une feuille de papier, tout comme le but du jogging n'est pas de se rendre à un endroit précis. Vous devez exercer votre regard sans trop prendre garde au produit de vos exercices. Vous pouvez choisir vos meilleurs dessins et jeter les autres ou même les jeter tous.

L'objectif de vos séances de dessin quotidiennes devrait être de vous apprendre à voir toujours plus en profondeur."

Betty Edwards

29 octobre 2011

Questions

C'est frustrant de ne pas avoir un professeur à demeure qui pourrait répondre à mes questions. Quelques minutes d'explications et de conseils une fois par semaine sont bien insuffisantes.

J'ai posé ma première couche de peinture, en mélangeant de l'essence de térébenthine et de l'huile de lin à ma peinture. Normalement pour les couches suivantes, il faut aller du maigre vers le gras.

Pourquoi mon prof n'utilise-t-il pas de médium à peindre ? J'ai lu qu'il fallait éviter de mélanger de l'huile de lin crue à la peinture. Est-ce que la mienne est crue ? On lit tout et son contraire. Il ne faut pas utiliser l'essence de térébenthine, ça ternit les couleurs, il ne faut pas utiliser l'huile de lin, etc...

Les produits modernes présentent je suppose de grandes avancées par rapport aux méthodes anciennes. J'aimerais trouver des explications qui leurs sont adaptées.

En cours j'ai vu les autres élèves fabriquer ce qu'ils nomment un glacis, constitué par tiers d'essence de térébenthine, d'huile de lin et de vernis dammar. Ils le passent sur l'ensemble de leur tableau et peignent ensuite. Je n'ai pas vu s'ils diluent les peintures qu'ils utilisent alors, avec ce glacis.

A quel moment doit-on utiliser cette technique, est-ce que je dois d'abord corriger ma peinture dans les défauts de "dessin" des différents objets et utiliser le glacis seulement en finition pour donner de la profondeur et nuancer les teintes ?

Mon objectif principal dans cet exercice de nature morte est de donner du relief aux objets. Quand je regarde mon tableau précédent, le personnage est plat comme s'il était une silhouette découpée dans du papier.

Je veux attirer l'attention sur le fauteuil, sur l'absence du musicien, que ça raconte une histoire.

Je pense corriger les défauts les plus flagrants dans les formes et les teintes et attendre des conseils pour la suite.

Pour l'instant j'ai très envie de dessiner. Pourquoi je ne dessine pas davantage alors que tout ce que je vois je le dessine mentalement ? C'est une autre question.

27 août 2011

Le miroir tendu

Je me rends compte que la création artistique, enfin celle qui m'intéresse qui ne vise pas à créer du beau mais à montrer et susciter des émotions consiste à fabriquer des miroirs. On y voit le reflet de l'artiste et en même temps c'est un miroir tendu où le contemplateur de l'oeuvre voit son propre reflet.

27 août 2011

Carnets de croquis

Après l'avoir feuillété dans tous les sens, j'ai repris la lecture systématique de "Graphic Carnets de croquis". Je lis le commentaire de chaque utilisateur de carnet et je regarde minutieusement chaque note et croquis. Cela me passionne.

J'ai entrepris de mon coté la tenue d'un carnet/journal intime. Il est petit, les pages font 10X15 cm et j'aime beaucoup l'objet, avec sa couverture noire très rigide et ses anneaux. Je le tiens au rythme de 1 à 3 pages par jour.

Bonnes résolutions, impressions d'actualité ou d'artistes, idées, souvenirs, exercices de dessin, émotions. Ce carnet est un excellent instrument de création. Une idée entraînant une autre. Les idées sont comme des oiseaux, ou des courants d'air, elles sont furtives. Le croquis permet de les matérialiser et d'éviter qu'elles se diluent.

Avant le carnet je laissais filer les idées, les images. Je me sentais (savais) incapable de les exprimer sous forme d'un dessin ou d'une peinture, c'était frustrant. J'ai réalisé grâce à ce bouquin et en voyant beaucoup de carnets de croquis très variés que le manque de technique n'empêche pas la créativité à partir du moment où on accepte que ce qu'on veut exprimer prenne une forme succinte et imparfaite.

Je fonctionne au feutre pour m'interdire les corrections parce que qui dit correction de ma part dit destruction. Cela m'oblige à mieux réfléchir et visualiser l'image que j'ai en tête pour la dessiner au mieux. Mes dessins d'imagination sont très enfantins mais lisibles.

Je remarque que je mets des choses inconsciemment dans mes croquis et quand je les "relis" je suis étonnée d'y voir plus de choses que ce que j'y avais mis. C'est quelque chose de très intime et que je fais pour moi, la qualité importe peu et c'est très libérateur.

Du coup j'ai l'impression que ma créativité que je pensais inexistante, comme mon imagination, ne demande qu'à s'exprimer. Mes idées sont là comme un mot sur le bout de la langue.

L'utilité de tout ça reste à prouver. Mais j'ai juste besoin de le faire.

4 avril 2016

Salons du dessin 2016 - 2

Des noms d'artistes relevés au salon du dessin, avant que mon stylo me lâche...

Luigi Loir
Karel de Nerée tot Babberich
Max Seliger
Paolo Vetri
Louis Léopold Boilly
Alexandre Gabriel Decamps
Christoffer Wilhelm Eskersberg
Charles Michel Ange Challe
Albert Gleizes
Roclant Roghman
Jean Baptiste Wicar
Allart Van Everdingen
Vieira da Silva
Vincenzo Gemito
Antonio Mancini
Osenfant

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>