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26 juin 2011

Derrière l'étagère

etagere3

Feutre (Faber castell 0.5) - hachures - d'imagination

J'observe les effets produits par un hachurage serré. 4 passages pour le fond, diagonales, verticales et horizontales. Traits continus. Cela donne un effet de ténèbres éclairées, un peu comme un ciel étoilé. Au départ c'est un petit travail sur la perspective. Je trouve ça assez fascinant à explorer.

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31 mai 2013

Picasso - sources

daix

Pierre Daix - Picasso - Hachette littératures - Pluriel poche 560p

 

brassai

Brassaï - Conversations avec Picasso - Gallimard - 393p

 

propos

Picasso - Propos sur l'art - Edition de Marie-laure Bernadac et Andoula Michael - Art et artistes Gallimard - 190p

 

taschen

Pablo Picasso - Ingo F. Walther - Taschen - 92p

 

13 journées dans la vie de Picasso - documentaire 3h 02

Je n'ai pas encore regardé ce documentaire, seulement les premiers instants mais qui me paraissent intelligents. J'avais acheté il y a très longtemps ce petit taschen, je l'ai lu pour un premier contact. Ce qui frappe le plus, c'est celle d'une évolution à l'envers. Il a attaqué le dessin comme un adulte pour le finir comme un enfant.

La deuxième idée c'est que ce n'est pas ce que fait l'artiste qui importe, c'est ce qu'il est. Il l'a dit lui-même et c'est évident quand on regarde son oeuvre. L'Art c'est laisser une trace pour se survivre à soi-même. Dire j'étais là, j'étais ça, je voyais et ressentais ça. C'est matérialiser l'impalpable, c'est aussi faire durer l'instant fugitif.

D'autres idées sur le rôle du succès dans la liberté de l'artiste. Avoir commencé comme un adulte lui a permis de revenir vers l'enfance.

Je reviendrai sur tout ça, au fur et à mesure des citations, paroles ou oeuvres choisies.

21 août 2015

Le musée d'Orsay

Il faut que je parle de ma petite visite à un musée que je voulais voir depuis longtemps, le musée d'Orsay.

musee d'orsay

J'en connais tellement les tableaux d'avance que j'ai l'impression de retrouver de vieux amis. La salle est très belle, comme une oeuvre en elle-même.

salle

Les salles latérales donnent l'intimité qui ne se trouve pas dans la travée centrale, si majestueuse qu'elle en serait écrasante.

Dans la quasi pénombre des petites salles les tableaux semblent éclairer de leur propre lumière et se révèlent les trésors qu'ils sont.

J'aime moins la grande salle du cinquième étage, toute en longueur, elle aligne les chefs d'oeuvre et les rend plus humbles.

Je visite rapidement, je suis déjà fatiguée par la balade faite avant d'arriver. La Madeleine, le Louvre, le jardin des Tuileries, les manèges avec les gens la tête en bas, le pont de Solférino et son impressionnante collection de cadenas, pris comme étrange symbôle de l'amour. "Cadenasser : Emprisonner quelqu'un, le tenir séquestré, l'enfermer dans un lieu clos." (dictionnaire Larousse). J'aurais préféré des ballons, je les imagine retenus aux balustrades par leur ficelle, dansant dans le vent. Dommage que le premier couple à avoir lancé la mode n'ai pas opté pour cette solution plus romantique.. et plus légère. Tous les autres auraient suivi.

En parlant de troupeau, à l'intérieur du musée il y a du monde mais pas trop. Personne par rapport à l'affluence des grands jours je suppose. Pas au point que ça soit gênant.

J'ai un petit coup au coeur en entrant dans la première salle, mais qui passe aussitôt. L'émotion n'est pas au rendez-vous autant que j'aurais pu l'espérer.

Je cherche les tableaux de Van Gogh, et je vais mettre du temps à les trouver. Le musée est plein de recoins. C'est lui le vieil ami que je suis venue voir. Comme s'il y avait un lien entre nous qu'il n'y a pas entre lui et les autres visiteurs. Comme si je le connaissais personnellement. Et ses oeuvres sont telles que je les "connais". Mais en plus. Les couleurs plus vives, l'effet plus lumineux, et quelque chose que je savais sans l'avoir vu : la rapidité d'execution, qui se révèle dans les touches. Elles sont faites dans une première intention. Clac. Comme un coiffeur qui couperait d'un coup toute la chevelure en l'empoignant dans une main. Pas de petits coups de ciseaux à droite à gauche pour arriver progressivement à la bonne longueur. C'est énergique, c'en est violent, cette façon de faire, directement. Je suppose que Mozart ça lui venait comme ça aussi. Direct. Je vois la petite chambre, tellement plus gaie que les photos que j'en ai vues, l'église d'Auvers, plus grande. Est-ce que ce sont des copies, on est tellement proche des tableaux qu'on pourrait les toucher. Un visiteur tend un doigt, j'ai cru qu'il allait le faire. J'ai vu quelque part, dans un documentaire ? que les oeuvres sont protégées par un verre. Pas toutes cependant, visiblement.

Dans la grande salle en enfilade je m'arrête devant la Pie. Elle est stupéfiante. La lumière émane d'elle et on est magiquement transporté dans le paysage l'espace d'un instant. D'autres grands classiques sont décevants. Je me dis que le prix des oeuvres n'a rien à voir avec la valeur que je leur prête. Si je voyais certains d'entre eux dans un vide grenier je n'en voudrais pas si on me les donnait. Aaah... la Pie par contre, est inestimable. C'est un objet vraiment magique.

la pie

Je parcours les salles, il y a des escaliers partout. Comment font les gens en fauteuil ?

Je suis touchée par le portrait d'un jeune homme d'Hawhins. Son regard me retient longtemps. Je suis décidemment sensible aux visages, aux regards.

portrait_de_jeune_homme

Les gens font des photos sans arrêt. Ils approchent et clac c'est dans la boite. Ils ne prennent pas le temps de regarder, ils prennent. Ils regarderont la photo après ? Quel intérêt puisque justement l'intérêt est de voir l'oeuvre en vrai.

Moi j'aimerais prendre une chaise et stationner devant chaque tableau et ça ne suffirait pas encore pour le voir. Je passe tout aussi vite que tout le monde. Nous zappons, tous. Je passe devant les pointillistes. Ils ne me touchent pas. Je vois de la fadeur dans certains tableaux, des couleurs trop fortes dans d'autres. Je regarde, je juge tout ce qui ne provoque pas d'émotion en moi. Automatiquement. Juger classer. J'aime, j'aime pas. L'émotion quand elle est là est appréciable. Elle prend des visages multiples.

Je suis intéressée par la Nature qui se dévoile à la science avec sa robe à la pierre multicolore et je suis attendrie par l'Aurore. Je vois bien la lumière de l'aube, douce et timide, telle que l'a vue l'Artiste.

la nature se devoilant devant la science

aurore

Je suis frappée par ce qui se dégage du Voyageur de Meissonnier. Le cheval et le cavalier qui affrontent le vent.

le voyageur

L'ours de Pompon malgré sa taille... et toutes ses sculptures de plus petite taille.... je trouve qu'elles manquent de force.

ours blanc

Ce n'est pas le cas du Lion.

lion assis

Je ne vois pas le quart de la moitié de tout ce qu'il y a à voir. Pour cela il ne faudrait pas avoir besoin de s'assoir, il faudrait un corps qui se laisse oublier, il faudrait être comme ce couple de jeunes gens en pleine forme. Mais eux ils sont tellement absorbés par leur conversation qu'il ne voient absolument rien. Ils marchent d'un pas très lent, ils déambulent comme dans un lieu de promenade, ils ne regardent rien.

Dans les musées il y a aussi le vivant à regarder. La salle où se trouve l'Origine du monde... il faudrait mettre une caméra pour fixer les réactions des gens quand leur regard tombe sur cette touffe de poil impudique qui s'exhibe face à la porte. J'ai vu des jeunes filles pouffer de rire, des regards qui fuient, gênés, j'ai vu le regard glacé et presque plein de haine d'un homme quand ses yeux sont tombés sans s'y attendre sur le tableau.

Je me suis approchée pour le regarder. Ne pas l'éviter du regard, mais ne pas le fixer trop longtemps. Comme tout ce qui gêne finalement. Comme une personne en fauteuil.

origine du monde

Gênée bien sûr. Comment peut-on ne pas se sentir voyeur quand on regarde un sexe plein cadre ? Bizarrement ça me fait penser aux femmes voilées. Elles ne montrent que leur visage. Eh bien ce tableau c'est l'inverse. On ne voit que le sexe et tout le reste est voilé, le visage est caché. Je pense à "La Vie d'Adèle" et à la manière désagréable qu'a le réalisateur de se concentrer maladivement sur la bouche des filles, qu'il cadre tout au long du film en gros plan au point que ça en devient gênant.

Quoi d'autre ? Les dessins de Toulouse Lautrec, des esquisses de sculptures exécutées en cire, je ne connaissais pas ces croquis en trois dimensions. Le tableau "Le Fifre", que je ne pensais pas si grand ni aussi frappant.

le fifre

Je vois aussi la Rousse, dont j'ai fait une copie. Ce qui fait que je la connais dans le détail. C'est étrange de la voir en vrai.

rousse

Des portraits au visage très pâles sur fond très sombre. Les paysages impressionnistes. Ils ne me touchent pas autant que des paysages très réalistes aux ciels sublimés. Les cathédrales de Monet, réduites à leurs éclairages me paraissent trop floues. "Régates à Argenteuil" sont pâlotes, je m'approche pour regarder la touche, elle est rapide et directe comme celle de Van Gogh mais en version calme. Comme l'eau d'un lac.

On peut sortir sur la terrasse pour regarder Paris, la Seine toute proche. Un homme photographie son amie avec une tablette. Je vois son visage sur l'écran. Il aurait suffit qu'il s'écarte un peu pour avoir le Sacré Coeur sous un rayon de soleil en arrière plan. Dommage.

Il y a une expo temporaire sur l'Italie. Des vases sphériques au verre très fin, superbes. Touchants, dans leur perfection des formes et des proportions. Une composition abstraite avec trois rectangles rouges, des tableaux de personnages debouts avec la tête tournée légèrement de coté mais le regard sur nous. Quelque chose de lisse dans les contours, qui me plait sans que je sache bien le décrire.

Les salles où sont exposées les meubles Art Nouveau ont un coté inquiétant, comme si on était dans un conte. Les meubles ont quelque chose de vivant, dans la souplesse de leurs lignes végétales, dans leur taille. Ils sont immenses. Et comme figés dans l'immobilité par un sort. J'ai l'impression que la Méchante Reine des dessins animés habite ici.

Un passage par la librairie, je promène mon regard sur les ouvrages, les prend en main. Les livres aussi sont de vieux amis. Puis je sors du musée comme je sortirais d'un endroit qui m'est familier. J'ai envie d'y revenir en y amenant quelqu'un pour lui montrer mon chez moi. Et pour regarder vraiment. Là je n'ai vraiment fait que passer.

14 avril 2015

Cheval assis au tutu

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Modelage argile blanche - Finition effet pierre obtenue par cire liquide de différentes teintes, lavage et ponçage.

Encore un acte non prémédité, je n'avais vraiment aucune idée en tête ni image en prenant mon pain de terre. Mais la forme est sortie en une seule séance de deux heures.

C'est parti du sujet d'expo des élèves de l'atelier de modelage : Faire un personnage assis. La position des membres est venue en manipulant la terre. Le tronc sur lequel il est assis a été ajouté parce que sinon les bras auraient été trop fragiles, et la finition est le fruit d'essais de teintage, puis lavage et ponçage parce que trop foncé, pour finir par ressembler vraiment à de la pierre, quelque chose que je ne visualisais pas avant mais qui a fini par arriver.

Jusqu'à ce que j'ajoute le tutu de dentelle blanche je le trouvais "pas fini". Il fallait ce contraste entre matière brute et matière fine, pierre et dentelle, masculinité et féminité, force et fragilité, animalité et humanité, pour l'équilibrer et lui donner son sens.

4 avril 2015

Drawing Now 2015 - Françoise Vergier

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La cible - fusain, pastel sur papier marouflé

« La victime a été tuée, elle ne peut être ressuscitée, il n’y a plus rien à faire. Reste à voir si notre intérêt peut s’éveiller, et par exemple si l’on peut en tirer un récit. Ce fut sans nul doute un triste événement, un très triste événement ; mais quant à nous, nous n’y pouvons rien. Dès lors, tirons le meilleur parti possible d’une mauvaise affaire ; et, comme il est impossible, fût-ce en la battant sur l’enclume, d’en rien tirer qui puisse servir une fin morale, traitons–la esthétiquement et voyons si de la sorte elle deviendra profitable. »

Thomas de Quincey, De l’assassinat considéré comme un des beaux-arts

 

"Je suis restée longtemps avec cette idée de vouloir faire un corps allongé féminin en sculpture. Jusqu’à ce que je rencontre une vidéo amateur sur internet, d’une manifestante mise au sol et durement malmenée par des soldats, le 17 Décembre 2011, lors d’un rassemblement populaire cherchant à imposer la démocratie, sur la place Tahrir au Caire. L’image de cette « Fille au soutien gorge bleu » a fait le tour du monde, elle est devenue symbolique du mouvement insurrectionnel du peuple égyptien mais aussi du comportement agressif et du harcèlement sexuel masculin envers la femme lors de ces évènements (une soixantaine d’agressions en 4 jours). Le lien, entre ma préoccupation artistique et ce mauvais traitement, m’a en quelque sorte sauté aux yeux. Mettre en rapport la beauté, la sensualité, la fragilité d’un corps de femme, un thème classique dans l’histoire de l’art, et la violence que les sociétés peuvent exercer à tous les niveaux ouvertement ou non sur l’être humain, m’a paru coïncider avec mon souhait de construire un corps allongé, d’y trouver des résolutions formelles et d’en jouer, mais aussi tenter de l’adapter à notre monde d’aujourd’hui."

 Françoise Vergier, Novembre 2014

 

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La terre des paysans - fusain, pastel - 130 x 132 cm

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La fille au soutien gorge bleu

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Si la ville la campagne l'animal

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Le voile de Véronique - fusain 70 x 70 cm

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Françoise Vergier est née à Grignan en 1952, elle partage sa vie entre Paris et le sud de la France, dans un contexte rural. Septième enfant de parents paysans, Françoise Vergier est devenue sculpteur parce qu’elle est « fille de la terre » et son travail est infusé d’une nature toute autobiographique. « J’habite un magnifique paysage de campagne qui me fait songer au monde et à moi-même. Je considère la terre comme un corps vivant, doté d’une puissance de création et de renouvellement incessant. Cette énergie, les anciens l’avaient nommée la Grande Déesse. Elle est de principe féminin, les humains la possèdent tous en eux-mêmes. Mon travail réactive cette réalité divinisée en des temps très anciens. Petit à petit, au fil du temps, elle fut écartée par des valeurs patriarcales que nous vivons.

 

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2 avril 2015

Drawing Now 2015 - France Bizot

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Paulette Godard - Crayon de couleur sur papier - 31.5 x 46 cm

BIZOT-Pin-it-OK

Pin it - crayon de couleur sur papier - 57 x 109 cm

BIZOT-GTA4

GTA 4 - crayon de couleur sur papier - 73 x 115 cm

BIZOT-GTA5

GTA 5 - crayon de couleur sur papier - 73 x 115 cm

BIZOT-Happiness-light

This isn't happiness - crayon de couleur sur papier - 75 x 90 cm

BIZOT-La+notte

La notte Google - crayon sur papier - 37 x 65 cm

BIZOT-Angela

Angela photo album - crayon sur papier 50 x 65 cm

24 février 2015

L'oiseau

 

L'oiseau

Stylo bille - 25 x 21 cm

 

Ce dessin est celui d'une photographie de Ludwig Windstosser, trouvée sur le site Picture this. C'est un modèle que je trouve riche de sens. Au delà de l'idée de liberté (ou d'enfermement) je trouve que cette photo illustre merveilleusement la question du point de vue élargi.

Si vous regardez le cercle qui entoure l'oiseau vous pouvez le voir comme une barrière infranchissable. Il faut élargir la "vision" à ce qui se trouve au delà (au dessus en l'occurence), pour percevoir le fait qu'il est dans un ciel sans limites.

Cela a à voir avec le problème des 9 points et avec la créativité :

9points

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Mais c'est aussi et surtout en rapport avec le texte d'Einstein que j'ai cité récemment. C'est une manière d'être au monde en général. Le dessin m'évoque l'illusion d'optique dont parle Einstein dans le texte que j'ai recopié dernièrement, illusion qui fait se sentir limité à sa propre expérience, elle-même limitée dans le temps et dans l'espace. Le sentiment de faire partie d'un tout a quelque chose de libérateur, comme l'est la perception de l'immensité du ciel au delà du puit.

 

23 février 2015

Notre tâche

 

 

notre tâche

Libre calligraphie du texte ci-dessous - feutre - 25 x 25 cm

 

"Un être humain est une partie de la totalité, que nous appelons "univers", une partie limitée dans le temps et dans l'espace. Il fait l'expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments, comme de quelque chose de séparé du reste - une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous limitant à nos désirs personnels et à notre affection pour quelques personnes les plus proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion pour embrasser toutes les créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. Personne n'est capable de réaliser cela complètement, mais tendre à cet accomplissement est en soi une part de la libération et le fondement d'une sécurité intérieure." (Albert Einstein).

 

10 février 2015

Look at the rings

 

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Dessin au stylo billo - 25 x 25 cm

 

Un deuxième dessin, j'espère que la reprise va perdurer... Quelles sont les raisons qui peuvent empêcher de dessiner ? Le perfectionnisme en fait partie. En effet qui dit apprentissage dit répétition de gestes imparfaits. La maîtrise parfaite est, par définition, hors d'atteinte.

Choisir le stylo bille pour outil, c'est accepter dès le départ de ne pas pouvoir corriger les erreurs, et donc accepter qu'elles existent, les tolérer et mieux encore, les laisser apparaître comme parties intégrantes et qualités du dessin. C'est comme accepter et aimer les rides d'un visage.

Je me suis demandé pourquoi la méditation contribue à mieux faire supporter l'imperfection. Je suppose que c'est parce c'est un entraînement au non- jugement. Il est impossible de garder son esprit concentré longtemps sur un "objet" sans devoir inlassablement l'y ramener, et en méditation on doit le faire sans porter de jugement, encore et encore.

Les artistes que je connais sont pour la plupart confrontés au frein du jugement qu'ils portent à leurs productions. Etre dans le non-jugement tout en essayant encore et encore de s'améliorer fait partie de l'apprentissage (est l'apprentissage ?).

 

 

15 septembre 2014

Quatre faces

 

Sans titre 1

 

Argile blanche - hauteur 16 cm - finition effet pierre brute

 

Un exercice pour travailler les expressions du visage. J'ai eu beaucoup de mal avec le rire. Je l'ai même carrément abandonné quand je me suis faite aider pour le réaliser. Du coup le regard est resté inachevé.

J'ai eu un rejet pour cette sculpture à un moment donné mais après coup elle m'a semblée tout de même à conserver, mais je ne sais vraiment pas quoi en faire. Je me suis bien approprié deux des expressions, la fureur et celle qui exprime un mélange de surprise, de peur et de dégoût. Les expressions sont extrêmement complexes et intéressantes à travailler en sculpture. J'ai eu les yeux un peu plus gros que le ventre pour travailler quatre visages en même temps. Mais cette forme de boule me plaisait bien. Je suis contente de l'effet pierre brute que j'ai donné à la matière. Une texture rêche obtenue par grattage, tamponnement et ponçage, et une couleur pierre blonde obtenue par mélanges de peinture acrylique.

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Le modèle original, point de départ et idée originelle. Les expressions que j'ai réalisées pour ma propre sculpture sont imaginées.

6 avril 2014

Salon international de l'Estampe

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Le salon international de L'Estampe et du dessin se tient au Grand palais du vendredi 11 au dimanche 13 avril 2014. GRAND PALAIS Avenue Winston Churchill - 75008 PARIS

De 11h à 20h vendredi et samedi
De 11h à 18h dimanche

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Sur le site du salon se trouve l'adresse internet des galeries. J'y ai vu des images intéressantes de dessins en très bonne définition.

31 mars 2014

Homme endormi

Dans le train en allant à Paris pour voir l'expo. Je suis montée au terminus. Le train venait d'arriver. Un homme était déjà dans le train et n'en est pas descendu. J'ai supposé que c'était un sans domicile fixe qui faisait l'aller retour pour avoir chaud. ll s'est rendormi, le nez enfoui dans son vêtement, avachi contre la paroi du wagon. J'ai sorti mon carnet de note et mon stylo et j'ai fait ce que je n'avais pas fait depuis très longtemps. Quand il a ouvert les yeux je crois qu'il a compris, il a changé de place, s'est assis le dos à moi. J'ai rangé mon capelin.

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21 février 2014

"Ho, hisse !" - Collage - 1996

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Collage papier format A4

En 1996 j'avais fait une série de petits collages format A4 à partir d'images découpées dans des magazines, des collages très simples et avec très peu d'images, assemblées sur ce que j'avais en stock, des feuilles A4 en couleur. Le discours le plus simple est souvent le plus efficace. Pour celui-ci je crois que ça se passe de commentaire :)

Après je suis restée très longtemps sans en faire, je me consacrais à d'autres choses...

12 décembre 2013

Regarder longuement - Carnet de voyage "La montagne de l'âme" et "De la création"

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Gao Xingjian - encre

J'ai commencé à lire la Montagne de l'âme. Je lis rapidememt, parfois ma pensée s'égare et je ne suis pas attentive, distraite par d'autres réflexions. Comme on regarde par la fenêtre d'un train le paysage qui défile en pensant à autre chose.

Aujourd'hui ces sujets de réflexions ne m'encombrent plus. Et je veux prendre le temps de regarder longuement le paysage décrit par Gao Xingjian. Je retourne donc à la gare de départ, au début du livre.

Cette fois je veux regarder le paysage de tous mes yeux. Je veux même arrêter le train de temps en temps pour laisser le temps au paysage de me pénétrer. Comme on regarde une peinture. J'ai dans les mains un guide de voyage, "De la création". Et je pourrai regarder le paysage, puis ce qui est dit du paysage, puis à nouveau le paysage.

Il y aura un carnet de voyage qui sera les articles sur ce blog, au fur et à mesure du cheminement.

Je ne sais pas si j'écrirai mes propres mots, probablement pas. Ce serait dénaturer, amoindrir, déformer. Comme pour Van Gogh et Picasso, ce seront des citations, ici des extraits de deux livres qui s'éclairent l'un l'autre, en parallèle.

24 août 2013

Chantilly

chateau

Chantilly, c'est un chateau, un hippodrome, des écuries, un parc...

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Le chateau regorge de merveilles. La bibliothèque en est une.

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Un mot comme un signe, Espérance.

 

 La beauté, partout.

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Expressivité, savoir faire,

galerie

Délicatesse

vitrail

Douceur

ingres

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Mais la plus grande des merveilles est dans le parc, dans un endroit à l'écart où j'ai trouvé une cathédrale de verdure.

11 décembre 2013

Gao Xingjian - De la création - La montagne de l'âme - Peintures à l'encre

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Gao Xingjian

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Né en 1940, Gao Xingjian est peintre, dramaturge, critique littéraire, metteur en scène, traducteur et romancier. Réfugié politique depuis les évènements de Tian'anmen, il vit à Paris. "La montagne de l'âme" est son premier roman. En 2000, il a reçu le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son oeuvre.

Je suis en train de lire "La montagne de l'âme" en parallèle avec "De la création".

Le premier est un roman. "Après avoir tutoyé la mort, un homme quitte Pékin pour partir en quête de son Graal intérieur : la mystérieuse montagne de l'âme. Entre tradition millénaire et vestiges de la Révolution culturelle, il sillonne la Chine des années 80, égrenant récits fantastiques et légendes populaires au fil d'un voyage picaresque, poétique et profondément moderne." (4ème de couverture)

Le deuxième est un recueil d'une dizaine de textes sur l'art et la création , l'esthétique, l'inscription de l'artiste dans le monde. Gao Xingjian s'y exprime sur le rôle de l'écrivain, ses conceptions artistiques, que ce soit en peinture ou en cinéma, sa conception du théâtre, l'attitude de l'artiste par rapport à la société, qu'elle soit dominée par un régime totalitaire ou libéral. Ces textes dénoncent le politiquement correct et soulignent l'originalité de l'auteur qui persévère dans sa voie d'homme seul, indépendant, dont la raison d'être est avant tout la recherche du beau dans tous les domaines." (4ème de couverture)

C'est très intéressant de lire les deux en même temps parce que le deuxième livre parle du premier (entre autres). Gao Xingjian trouve les mots pour exprimer ce que je ressens à propos de la création et de l'art. Son ouvrage est très profond, très riche, je ferai peut-être une série d'articles sur son contenu, comme je l'ai fait pour Picasso et Van Gogh. Pour l'instant je poursuis ma lecture.

"Plasticien accompli, écrivain reconnu, Gao Xingjian construit depuis de longues années une oeuvre personnelle, très originale et profonde. S'il se sent avant tout artiste, créateur, résolumment tourné vers la pratique, il n'en a pas moins développé, au fil du temps et des textes, une réflexion théorique singulière, à rebours des modes et des canons de l'art contemporain." (4ème de couverture).

4 août 2013

Cheval mongol

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Dessin original mongol, encre et plume, acheté cet été. Le texte en haut à droite est écrit en mongol ancien. Cela se lit de haut en bas et de gauche à droite. Un texte sur les chevaux, mais je n'en ai pas la traduction. Le cachet rouge est celui de l'artiste.

La croix sur la hanche du cheval est une svastika (cliquer sur le lien pour en connaître l'origine et la signification).

30 mai 2013

Curiosité, Van Gogh, Marilyn, Picasso...

Tout part d'un questionnement, d'une curiosité.

Vincent Van Gogh, Marilyn Monroe, Picasso... Il y a la statue qu'on leur a érigée, il y a l'opinion publique. Il y a les gens, qui répètent à l'infini ce qu'ils ont entendu dire, ce que tout le monde en pense, ce que tout le monde sait, ce qui se dit partout.

Mais il y a qui derrière tout ça ?

Il ne faut pas confondre la statue avec la personne.

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Ces mains ont produit près de 50 000 œuvres. Dont 1 885 tableaux, 1 228 sculptures, 2 880 céramiques, 7 089 dessins, 342 tapisseries, 150 carnets de croquis et 30 000 estampes (gravures, lithographies, etc.). Cette oeuvre dresse le portrait d'une âme. C'est elle qui m'intéresse.

Quand je regarde ces deux peintures je n'ai aucun doute sur la beauté de l'âme qui en est l'auteur. Je vois sa sensibilité, son empathie, sa profondeur, sa force, sa liberté (vis à vis des règles, des principes établis, de l'opinion des gens), son intelligence et ses capacités créatives. Et forcément j'ai envie d'entre voir et d'en connaître davantage. Heureusement il a vécu 91 ans, heureusement il a eu du succès, heureusement il a laissé beaucoup de traces.

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Pas d'amour là dedans ?

13 avril 2013

Salons du dessin 2013

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Le salon du dessin 2013 et le salon du dessin contemporain dans la même journée. Gourmande, vous avez dit gourmande ? Grande fatigue en fin de journée, pieds ruinés mais tête pleine. Cela aurait été bien dommage de manquer ça. Merci mille fois Sandrine pour l'incitation ! :-)

Des milliers et des milliers de dessins... Je n'avais ni appareil photo ni carnet pour noter, il ne me reste donc que des images fugitives et des impressions. Et les deux catalogues d'expo tout de même, pour retrouver artistes et adresses de galeries à visiter sur Paris.

Ce que j'en retire est (bien évidemment) la nécessité de voir "en vrai" les dessins, car leur image photographique ne donne qu'une petite idée de ce qu'ils sont vraiment. Le format notamment est frappant. Cela va de minuscule à gigantesque, et c'est toujours du dessin.

Au salon qui se tient à la Bourse, c'est la technicité qui m'a le plus frappée. Au Louvre (Drawing now), c'est l'imaginaire des artistes et la diversité des moyens. Diversité des supports, des traceurs, des écritures graphiques.

Je retiens également la grande gentillesse des galiéristes (tiens une acheteuse potentielle) ou leur indifférence notoire (bof, juste une amatrice), la grande différence de fréquentation quant au genre des visiteurs entre les deux salons. Chics, bien mis et argentés (Bourse), très divers (Louvre).

J'ai retenu (et retrouvé sur le site internet des salons) : les dessins de Rebecca Dautremer :

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Les dessins et pastels de l'exposition Paul César Helleu, dont un pastel de petite fille en robe blanche, magnifique. Ici un grand dessin au traité croquis :

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un personnage de Bernard Quesniaux expressif et attendrissant (pas celui là, mais dans ce genre) :

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le monde enfantin de Glen Baxter :

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les véhicules fantastiques de Steven C. Harvey, avec leurs scènes de vie :

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les dessins de villes "calligraphiques" de François Avril :

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le camion embourbé en très grand format de Kirill Chelushkin (ici un détail - crayon graphite sur toile 210 x 139 cm) :

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les petits dessins sur vieilles couvertures de livres de Christos Venetis :

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les paysages de Pierre Henri de Valenciennes, (pas celui-là mais de ce genre) :

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les compositions abstraites de Maurice Estève :

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les natures mortes hyper-réalistes au crayon de Josep Santilari, (cliquer pour voir le site, les versions couleurs sont étonnantes) :

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l'univers de Davor Vrankic, avec ses dessins placés côte à côte type cadavre exquis ( le même principe de mes petits dessins sur bristol !) :

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la série de pieds vertigineux de Franz Schimpl :

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le grand nu et la technique (pierre noire sur très grand format) de Guy Oberson :

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des dessins à l'encre blanche sur papier noir et à l'encre noire sur calque de Clément Bagot :

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les aquarelles "mouchetées" très gaies de Didier Mencoboni :

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la technique en petites hachures verticales très particulière de Richard Müller :

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les photos de famille au trait de Marie Amélie Porcher :

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les dessins style croquis très graphiques de Michaële Andréa Schatt :

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la série aux personnages à grosse tête d'Emma Talbot :

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un paysage urbain en grand format (100 x 150 cm) de Rik Smits :

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le très grand format aux corbeaux de Didier Rittener :

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une scène d'intérieur en très grand format (140 x 100 cm) , belle composition, de Jean Bedez :

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gros gros coup de coeur pour les petits formats sur fond noir de Thomas Ott (carte grattée) :

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Ott

les livres de dessin d'Erik Desmazières (clin d'oeil à Escher), notamment les scènes d'atelier. Magnifique :

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un dessin aux crayons de couleur et encre de chine de Léon Spillaert :

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Voilà, sûrement d'autres choses que j'ai oublié déjà, certaines oeuvres notamment dont je n'ai pas noté le nom de l'auteur, qui avaient beaucoup d'humour et de la distance vis à vis de l'Art commercial, et que j'ai trouvé amusantes.

Je ne m'attendais pas à un tel foisonnement d'oeuvres ni à une telle qualité. Aucune déception comme j'en ai eu parfois à la sortie d'expositions parisiennes, c'est tout le contraire. Là je ne me suis pas sentie flouée par le prix (relativement élevé) de l'entrée. La qualité et le nombre sont tellement au rendez-vous que vraiment, ça vaut le déplacement.

En conclusion de la journée :

  1. ne pas manquer la prochaine édition de ces deux salons.
  2. m'y prendre à l'avance pour les entrées : glisser à l'oreille d'un donateur potentiel l'idée de m'offrir un billet ou faire une demande d'invitation à l'avance par mail à une des galeries exposantes.
  3. consacrer si possible une journée entière à chacun des deux salons.
  4. me charger moins, me chausser mieux, prendre un carnet de croquis et un crayon, ne pas oublier un plan du quartier :-)

En sortant de la Bourse, le sentiment est complexe : émerveillement, finesse, force, technicité du travail des grands maîtres. Accablement à l'idée de ne jamais les égaler. En sortant du Louvre (Drawing now) : le même émerveillement avec en plus une impression vivifiante, d'ouverture et de liberté créative, envie d'essayer, idées.

D'autres images du salon sur le site lost-painters.

27 novembre 2012

Zapping

Ce matin j'ai mis à jour le site qui me sert à stocker les photos de mes réalisations sous forme d'albums annuels. Et puis j'ai relu quelques pages de ce blog. Je ne l'avais pas encore fait. 

Je sais que je zappe tout le temps mais là ça m'a sauté à la figure. Je teste, je vois comment ça marche, et une fois que j'ai vu je passe à autre chose. Sans approfondir. Comme si le seul fait de comprendre me suffisait. Comprendre sans maîtriser. 

Maîtriser nécessite de faire un choix. Faire un choix veut dire laisser tout le champ des possibles et n'emprunter qu'un seul chemin. Comment s'y résoudre alors que la vie est si courte ?

J'ai relu vos commentaires, aussi, qui m'encouragent à continuer dans chaque voie que je prends. N'êtes vous pas fatigués de me voir à chaque fois laisser tomber et passer à autre chose ? Il y a quelque chose de décevant là dedans. Désolée, je ne suis qu'un papillon.

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22 juin 2012

Inspirations

Pas de dessin à montrer aujourd'hui, hier soir entre l'Art et les derniers épisodes de Desperate Housewives, je n'ai pas hésité une seconde. Oui je sais c'est moche.

Parlons inspirations...  Voilà une liste de choses qui m'intéressent et me fascinent :

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Escher

Les imbrications de dessins - le glissement du figuratif au géométrique ou au symbolique - l'opposition du noir et du blanc.

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Tatouage maori

Les tatouages et les peintures tribales.

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Les signes et les symboles - la typographie.

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Cote d'Ivoire

Les peintures tribales... L'ornementation du corps.

L'art naîf :

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Afrique

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Haïti

Les vitraux :

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L'art textile :

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Patchwork

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Broderie au point de croix - samplers monochromes : assemblages de symboles, de signes et de motifs

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Art textile contemporain

Les mandalas, les zentangles :

 

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Mandala

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Zentangle

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La marquetterie.

 

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L'art nouveau.

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Les motifs d'ornements orientaux.

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Les broderies des jardins à la française.

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Les azulejos, les faiences, la mosaique.

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J'en reviens à l'art naïf, notamment haîtien. Motifs colorés cernés de foncé. C'est tout ce que j'aime. Les motifs figuratifs s'imbriquent et la peinture devient mosaique. Abstraction. La simplification poussée encore plus loin conduit à la forme simplifiée, au symbole, au signe graphique. Tout signe noir posé sur une surface appelle sa forme négative, et fait naitre une imbrication de deux formes. Et notre cerveau est ainsi fait qu'il cherche toujours le sens de simples traces. Sens chargé de notre histoire, de notre culture.

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Si je résume, le fil rouge de tout ça est l'IMBRICATION des formes.

 ... j'ai dû faire trop de puzzles quand j'étais petite.

2 mai 2012

Jardin secret

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Jardin impressionniste - tissu - 120 cm x 120cm - Patch composé à la manière d'une peinture

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(détails)

La palette est constituée de petits carrés de tissus dans laquelle on pioche et que l'on dispose sur un molleton fixé au mur. Pendant la composition on déplace les morceaux de tissu pour trouver leur emplacement. Un miroir fixé en face aide à prendre du recul comme le ferait un peintre. Une fois la composition achevée les morceaux sont assemblés par couture, bande par bande.

1 mars 2012

Dessin - Interprétations


Dessin Interprétations - David Poxon - Ulissedition

Un achat que je ne regrette pas. 15 compositions traitées à chaque fois par deux artistes différents, dont la technique est analysée en parallèle. Composition, choix artistiques et variétés d'interprétation à partir de photos. Les dessins sont superbes. 15 artistes ont contribué à cet ouvrage :

Peter Woof, Robert Maddison, David Poxon, Richard Macdaniel, Tim nash, Adrian Bartlett, John Glover, Ian Last, Peter Partington, Martin Taylor, Diane Wright, Philip Snow, Ron Law, David Arbus, et Myrtle Pizzey.

La seule chose que je reprocherai au livre c'est le fait que les liens des sites de ces artistes ne soient pas mentionnés. J'en ai cherché les adresses (cliquer sur le nom pour accéder à la galerie), j'espère qu'ils n'ont pas d'homonymes.

3 février 2013

Van Gogh (suite) - les portraits - la couleur - exprimer

"Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales, si majestueuses, si imposantes soient elles - l'âme d'un être humain, même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille de trottoir sont plus intérressants selon moi" V Van Gogh

la fille du peuple

"la fille du peuple" V Van Gogh

"Rubens me plonge dans l'exaltation parce qu'il est précisemment celui qui cherche à exprimer et à représenter réellement, une atmosphère de joie, de sérénité, de couleur, par la combinaison des couleurs."

"La couleur exprime quelque chose par elle-même"

"J'ai peint une série d'études de couleur, simplement des fleurs, cherchant des oppositions de bleu avec l'orange, de rouge avec le vert, de jaune avec le violet, cherchant les tons rompus et neutres pour harmoniser la brutalité des extrêmes, essayant de rendre des couleurs intenses, et non une harmonie de gris."

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"Quand on a en soi de l'ardeur et de l'âme, on ne peut les ensevelir dans un étouffoir, - on préfère brûler qu'étouffer. Ce que l'on a en soi doit sortir. Pour ma part, par exemple, c'est un soulagement que j'éprouve à exécuter une peinture."

19 février 2013

Van Gogh - La prison

Vincent Van Gogh - Lettre à Théo - début aout 1878

"Ces jours-ci, j'ai fait un petit dessin d'après "Un dimanche matin" d'Emile Breton à la plume à l'encre et au crayon. Qu'elle est belle, l'oeuvre de celui-là !"

ebreton2(un autre tableau d'Emile Breton)

15 11 1878

"Que de beautés nous offre l'art ! A condition de retenir ce qu'on a vu, on est jamais vide, ni vraiment solitaire, ni jamais seul."

Juin 1879

"Je ne connais pas encore de meilleure définition de "l'art" que celle-ci : l'art, c'est l'homme ajouté à la nature - la nature, la réalité, la vérité, dont l'artiste fait ressortir le sens, l'interprétation, le caractère ; qu'il exprime, qu'il dégage, qu'il démêle, qu'il libère, qu'il éclaircit."

15 octobre 1879

"Le sentiment de notre dignité dépend en grande partie de nos relations avec les autres.

un prisonnier qui serait condanné à la solitude s'en ressentirait à la longue, surtout si cet "à la longue" dure trop longtemps ; de même que celui qui souffrirait trop longtemps de la faim. Moi aussi j'ai besoin de relations amicales, affectueuses. Je ne suis pas une fontaine publique, ou un réverbère en pierre ou en fer ; je ne puis donc m'en passer, sous peine de vivre comme tout homme normal et instruit, avec une étrange sensation de vide, avec le sentiment qu'il me manque quelque chose.

Je te dis tout cela afin que tu comprennes quel bien ta visite m'a fait.

J'espère que nous ne deviendrons jamais des étrangers l'un pour l'autre.

Juillet 1880

"Je suis un homme à passions. Par exemple, j'ai une passion plus ou moins irrésistible pour les livres, et j'ai besoin de m'instruire continuellement, d'étudier, tout juste comme j'ai besoin de manger mon pain.

Lorsque j'étais dans un entourage de tableaux et de choses d'art, j'ai alors pris pour cet entourage là une violente passion, qui allait jusqu'à l'enthousiasme. Et je ne m'en repens pas. Et maintenant encore, loin du pays, j'ai souvent le mal du pays pour le pays des tableaux.

Au lieu de succomber au mal du pays, je me suis dit : le pays, ou la patrie est partout. Au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active, pour autant que j'avais la puissance d'activité, ou en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche, à celle qui, morne et stagnante, désespère. J'ai donc étudié plus ou moins sérieusement les livres à ma portée."

"Si je ne fais rien, si je n'étudie pas, si je ne cherche plus, alors je suis perdu. Alors malheur à moi."

"Voilà comment j'envisage la chose : continuer, continuer, voilà ce qui est nécessaire. Mais quel est ton but définitif diras-tu ; ce but deviendra plus défini, se dessinera lentement et sûrement, comme le croquis devient esquisse, et l'esquisse tableau, au fur et à mesure qu'on travaille plus sérieusement, qu'on creuse davantage l'idée d'abord vague, la première pensée fugitive et passagère, à moins qu'elle devienne fixe."

 

"Tel a un grand foyer dans son âme et personne ne vient jamais s'y chauffer ; et les passants n'en aperçoivent qu'un petit peu de fumée en haut par la cheminée, et puis s'en vont leur chemin."

 

"Pourtant je suis bon à quelque chose, je me sens une raison d'être ! Je sais que je pourrais être un tout autre homme ! A quoi donc pourrais-je être utile, à quoi pourrais-je servir ! Il y a quelque chose au dedans de moi, qu'est-ce que c'est donc !"

"On ne sait toujours dire ce que c'est qui enferme, ce qui mure, ce qui semble enterrer, mais on sent pourtant je ne sais quelles barres, quelles grilles, des murs.

Sais-tu ce qui fait disparaître la prison, c'est toute affection profonde, sérieuse. Etre amis, être frères, aimer, cela ouvre la prison par puissance souveraine, par charme très puissant."

7 sept 1880

"Je ne saurais te dire combien Mr Tersteeg m'a réjoui en consentant à me laisser avoir un temps les exercices au fusain et le cours de dessin Bargue. J'ai travaillé sur les premières pendant à peu près une quinzaine de jours, du matin de fort bonne heure jusqu'au soir, et de jour en jour j'ai cru sentir que cela me fortifiait."

24 sept 1880

"Je ne saurais te dire combien, malgré que chaque jour il se présente et se présenteront encore de nouvelles difficultés, je ne saurais te dire combien je me sens heureux d'avoir repris le dessin. Depuis bien longtemps déjà cela me préoccupait, mais je considérais toujours la chose comme impossible et au dessus de ma portée. Mais maintenant, tout en sentant et ma faiblesse et ma dépendance pénible de bien des choses, j'ai retrouvé mon calme d'esprit, et l'énergie me revient de jour en jour."

Charles MERYON

"Il y a quelque chose de l'âme humaine là-dedans, c'est pour cette raison que ça est grand, immense, infini. Mettez à coté Viollet le Duc, cela est pierre, et Méryon, cela est esprit. Méryon aurait eu une telle puissance d'aimer que maintenant il aime les pierres même de certains endroits."

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Rue_Pirouette_by_Charles_Meryon (Charles Méryon)

"Je ne sais pas encore ce qui me sera possible, toutefois j'espère bien encore faire quelque griffonnage où il pourrait y avoir quelque chose d'humain. Mais il faut d'abord dessiner les Bargue, et faire d'autres choses plus ou moins épineuses.

Le chemin est étroit, la porte est étroite, et il y en a peu qui la trouvent."

1879 coal Shoveler(Coal shoveler - 1879 - Van Gogh)

1880 sept Miners(Miners - 1880 - Van Gogh)

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