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6 octobre 2015

La peinture de paysage - 1

Le paysage naît véritablement comme genre pictural au XVII siècle dans la peinture hollandaise. Le sujet devient un sujet à part entière. L'angle est restreint, la ligne d'horizon s'abaisse au niveau du regard humain, ce qui donne au ciel une place de choix, la lumière est traitée avec précision, évoquant une saison particulière. L'environnement ordinaire est le sujet du tableau.

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Johannes Vermeer

 

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Meindert Hobbema

 

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Rembrandt

 

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Jan Van Goyen

 

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Jacob Van Ruisdael

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9 septembre 2015

Conques, Aveyron

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Crayon à papier, feutre noir et crayon blanc - 21 x 29.7 cm

Après midi dessin entre amies. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois - je recherche la difficulté.
J'ai acheté deux blocs de papier teinté, le papier est assez épais, je voudrais essayer de faire des ombres au lavis, et peut-être quelques couleurs à l'aquarelle dans les prochains dessins.

27 août 2015

Reprise du modelage

L'atelier de modelage va bientôt réouvrir ses portes. Je vais retrouver, ou pas (si accident de cuisson) la sculpture réalisée avant les vacances, qui s'inscrivait dans la suite de celles ci :

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Je regrette de n'avoir pas eu autant de temps qu'il aurait fallu pour le lissage. J'ai hâte de la retrouver parce que je l'ai un peu oubliée.

11 août 2015

Exposition 2016 : sculpture sur tige

Je commence à réfléchir au thème de l'an prochain. Une sculpture montée sur tige...

On voit souvent des mouettes. Ou des poissons. Forcément. On ne peut pas les poser sur leurs pieds. Ils flottent...

Une sculpture sur tige me fait penser à l'apesanteur.

Ou à la pesanteur...

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Faut-il prendre le sujet avec gravité ou avec légereté ?

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La tige peut être l'occasion de modeler un masque. J'ai dessiné celui-là à partir de la photographie d'une sculpture.

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Mais c'est pas léger léger.

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Il ne faudrait pas faire peur aux âmes sensibles.

Une sculpture sur tige me fait penser à un envol.

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Courbes, légèreté et abandon, c'est beau comme la liberté.

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Une sculpture sur tige me fait penser à un saut dans le vide, c'est énivrant comme le vertige...

29 octobre 2015

Acrylique sur papier peint préparé Je réfléchis à

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Acrylique sur papier peint préparé

 

Je réfléchis à mes paysages, voici un tableau réalisé rapidement. Sur un support de 50x70 - Papier peint - Fond peint (gesso teinté jaune pâle) - Texture donnée par griffures - Peinture acrylique puis ponçage pour adoucir les tons et rendre visibles les griffures de la texture et la lumière donnée par le fond peint. 

Pour essayer les couleurs acryliques. Et s'exercer à la profondeur.

Pour accentuer celle-ci j'ai eu l'idée d'ajouter entre la peinture et le verre un passe-partout que j'avais. Je l'ai découpé pour l'amener à la largeur voulue. Les fleurs rouges pré-existaient sur le passe-partout. Il peut être enlevé sans abimer la peinture si on la préfère sans. Mais il ajoute du sens pour moi.

 

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Version avec le cadre intérieur

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1 juillet 2015

Atelier de modelage et exposition des travaux des élèves 2015

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Cette exposition représente une toute petite partie des travaux des élèves de l'atelier. Ce sont des pièces qui ont été faites pour l'expo, dans le thème imposé : personnages ou formes pouvant prendre place sur des marches.

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On aperçoit derrière la vitrine la salle et les tables où nous modelons. L'atelier est aussi une galerie d'art. Elle expose un artiste nouveau tout les mois.

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Les élèves partent en général d'une oeuvre existante qu'ils s'approprient en y apportant leur touche personnelle, plus ou moins éloignée du modèle de départ.

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L'atelier propose également des cours de dessin de natures mortes et modèles vivants. J'ai flashé sur cette peinture.

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Ces natures mortes ont été dessinées par l'artiste qui tient la galerie et anime les ateliers.

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Un exemple d'installation à dessiner. Il y en a trois en parallèle, renouvellées périodiquement.

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Le four et les pièces terminées en attente de cuisson, en phase de séchage.

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12 septembre 2015

Un - Le texte

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Je suis en train de préparer l'exposition de mes dessins et peintures. C'est ma fille qui a tout manigancé, j'ai traîné des pieds autant que j'ai pu mais elle n'a pas renoncé. Je vais exposer dans un centre de rééducation, un espace d'exposition très large et très long m'attend, moi seule. Tout cet espace et toute cette attention pour moi ! A cette occasion j'ai encadré ce que je pensais être montrable. Et j'ai décrypté le texte qui se trouve sur ce tableau. Pour mémoire ce sont des extraits d'entretiens réalisés dans le monde entier auprès d'anonymes par Yann Athus Bertrand et que j'ai relevées dans son ouvrage "7 milliards d'autres".

 

« Un »

(marron clair) Quand je montais sur la terrasse pour regarder le désert j'avais l'impression d'une espèce de gouffre horizontal (marron moyen) On n'avait pas la notion du temps comme nous l'avons aujourd'hui on regardait toujours le ciel pour savoir On était dans une civilisation où le temps était plutôt cosmique et n'avait pas de forme particulière. (rose) et il y avait une espèce de douceur de vivre malgré la précarité malgré la frugalité qui nous était imposée (orange) il y avait quand même une chaleur sociale et un lien social qui était fort (marron foncé) Mon père était libre, forgeron qui pétrissait le fer. Moi je le déifiais pratiquement dans ce rôle de Vulcain, de pétrisseur de métaux, je trouvais une force là dedans (orange) je le voyais au milieu des gerbes, des étincelles, du fer qu'il travaillait (noir) Et puis cet homme n'a plus pu faire ce métier. Du coup mon père n'avait plus son rôle social par rapport à toute cette collectivité humaine à qui il forgeait les outils, ferrait les chevaux (gris) ça a été très difficile pour moi de voir cet homme qui était dans sa dignité devenir une taupe rentrant sous terre pour extraire une matière noire. (rouge) J'ai été l'homme de la colère et j'ai compris que la colère était finalement une espèce de toxine très psychique et extrêmement violente j'ai compris qu'elle était une forme d'inanité d'ailleurs dans l'expression des paysans ils ne disent pas je suis en colère ils disent je suis colère C'est à dire que la colère nous a dominés (vert) La nature c'est ce qui m'englobe je suis aussi NATURE (noir) si on regarde l'être humain on se dit que c'est une catastrophe écologique majeure mais ce dont je suis sûr c'est que (orange) l'être humain possède cette capacité d'émerveillement, d'admiration. Il apporte cette dimension qui apparemment n'existerait pas sans lui. Celui qui admire (vert) l'arbre (orange) intègre une dimension qui est l'admiration et cette admiration provoque une vibration jubilatoire qui est liée à l'immatériel (jaune) donc en jubilant j'emmène la jubilation dans la nature. (gris) On disait que la modernité allait libérer l'être humain or moi quand j'étudiais l'itinéraire d'un être humain dans la modernité je le voyais passer d'une (noir) incarcération à une autre. (gris clair) c'est à dire de la maternelle, voir même de la crèche, à l'université en étant enfermé et ce qui me frappe c'est quand on demande à des gens où ils travaillent tout le monde travaille dans des boites (gris foncé) certains disent qu'ils travaillent dans une grande boite, d'autres dans une petite boite. Et quand on leur demande mais où est ce que vous êtes allés vous amuser – nous sommes allés nous amuser en boite. C'est à dire que la distraction qui devrait libérer est aussi l'objet d'incarcération. Vous y êtes allés comment, oh dans nos caisses. Et puis ensuite il y a la boite où on met les vieux en attendant la dernière boite que tout le monde peut deviner. (rouge) Ce qui veut dire qu'il y a derrière ces grandes proclamations morales de libération par la modernité, une aliénation et une incarcération, destinés uniquement à produire de la marchandise pour que certains s'enrichissent et que d'autres s'appauvrissent. (gris clair) je ne suis ni (jaune) optimiste (gris clair) ni (noir) pessimiste. (gris clair) j'ai intégré les deux hypothèses (bleu foncé). Première hypothèse l'humanité, de transgression en transgression va aboutir à sa propre éradication (bleu clair). Deuxième hypothèse, sursaut de conscience, tout à coup l'humanité prend conscience peut-être au bord du gouffre qu'il y a quelque chose d'autre à faire que de construire des armes, à savoir, comment allons nous mettre ensemble, mutualiser nos capacités, nos moyens pour contribuer à la construction d'un monde différent ? (parme) Donc je ne suis ni pessimiste ni optimiste je suis réaliste. Et je dois aussi préserver mon être profond je ne dois pas me laisser crucifier en permanence devant les aberrations du monde parce que ça serait un (noir) piège. (parme) et ça ne serait pas rendre hommage à la (jaune) vie qui s'exprime en nous, qui est en nous et dont on a la garde. (bleu clair) je pense que si chacun de nous travaille à son propre changement il change la société. (parme) Le sens de ma vie ? Je ne sais pas, en fait, très souvent on est en quête de sens (noir) je me suis retrouvé projeté dans une voie qui n'était pas satisfaisante et qui ne semblait pas être la mienne. (parme) Le sens ne m'a pas été donné, j'ai tenté de le construire chemin faisant. (orange) de construire des choses qui avaient du sens, une vie qui avait du sens (parme) Y suis-je parvenu ? Je n'en sais rien. C'est plus les autres que moi, leur regard et leur appréciation, qui me font mesurer le sens de ma vie. Moi je ne peux le mesurer directement. (rose) je ne prétends pas avoir de message par contre ce en quoi je crois c'est en l'amour, en la bienveillance, en des choses qui élèvent notre conscience et qui amènent de la légèreté dans la vie cette belle légèreté grâce à laquelle (jaune) on se sent heureux d'être en vie. (vert) Pour moi la nature c'est tout. Je me lève à 6 heures le matin, je sors avec cet air frais. En avril et en mai les épineux qui dégagent une bonne odeur sont tous en fleurs cette odeur tellement bonne de la nature, je l'apprécie vraiment. Je ne l'échangerais pour rien au monde. Quand je suis tout en haut d'une montagne je me dis mon Dieu quel privilège. Je suis bien tranquille dans ma campagne, avec le peu d'animaux que j'ai. Je soigne les arbres, je leur donne de l'eau. C'est mon devoir. Et je n'ai pas envie d'aller nulle part ailleurs. (gris foncé) Nous avons beaucoup perdu en abandonnant le sens de la communauté. Quand j'étais petit il n'y avait pas de télévision. Les gens se parlaient. Ils se réunissaient, buvaient le thé, ils dînaient ensemble. Il y avait beaucoup d'activités sociales. Ensuite les voisins eurent la télévision et en très peu de temps chacun restait chez soi à regarder sa télévision avec sa propre famille sans que les familles se réunissent comme avant. Encore plus tard chacun a eu sa télévision. Chaque pièce avait une télévision (noir) chacun était dans son coin seul à regarder sa télévision. Donc je pense que nous avons perdu un énorme pan de l'humanité en focalisant tellement dans notre vie sur cet écran. Et ensuite on a inventé l'ordinateur et c'est exponentiellement pire. Les gens ont perdu leur capacité à communiquer entre eux. A penser par eux-mêmes. Ils écoutent un idiot à la télévision et ils répètent son opinion qui n'est même pas la leur. La technologie sépare les gens et ça a toujours été ainsi. Ça leur retire leur travail leur mode de vie et à présent leurs opinions et leur capacité à penser. Ce qui est vraiment effrayant. (parme) Nous sommes liés ensemble par un esprit grandiose. La vie nous offre des choses tellement grandioses et en même temps nous sommes si petits. Mais très souvent les gens inversent ça. Ils pensent qu'ils sont grandioses et que le reste du monde est petit. (orange) La compassion c'est le sentiment le plus caractéristique d'un être humain. C'est la qualité d'un être humain qui permet de partager nos joies ou nos malheurs. Ça aide beaucoup, personnellement. (jaune) la compassion nous sauve. (rouge clair) S'occuper des autres. Ma vie, pour moi qui vis dans un bidonville, c'est d'aider les autres personnes. Dans ma vie peu importe ce que je fais ou ce que je gagne, je dois partager avec les autres pour qu'on puisse tous s’asseoir ensemble et être égaux. Que personne ne puisse se plaindre, que personne n'ait faim. Et garder l'humour pour ne pas se prendre au sérieux et ne pas devenir totalitaire dans tous les sens du terme, vis à vis de tes enfants, vis à vis de tes amis, vis à vis de tes amours vis à vis de ton boulot, de toujours garder la distance. Et en même temps, ne jamais finir avec l'engagement, ne jamais finir avec le combat, ne jamais finir avec l'indignation. Essayer de garder le cap, garder la cohérence et continuer aussi à s'occuper de son corps comme de sa tête. (jaune fluo) Le sens de la vie est de nettoyer et faire briller son âme. (bleu clair) J'aime parler avec la mer. Ma mère m'emmenait souvent voir la mer en hiver. Les choses très intimes que je ne peux pas raconter, je les raconte à la mer. C'est comme ma confidente. Je crois en elle et parfois je pense qu'elle m'aide. J'aime lui parler et je pense qu'elle me comprend. C'est comme une énergie qui vient de la mer et une attirance vers elle. Je ne conçois pas ma vie dans un pays sans côtes. (vert fluo) La nature ! C'est si bon de voir un chien, c'est si bon de voir un chat c'est si bon de voir une plante ! C'est bon. Comment elle est ? Maltraitée ! Ce qui va se passer ? Je pense que Mère Nature va mettre un point final à ça. On va essayer, on est en train d'essayer d'en finir avec elle mais je crois que ça se passera mieux et que Mère Nature gagnera. (noir) j'ai appris ce qu'était la souffrance. (rose fluo) et pouvoir aider une personne qui souffre, une personne dans le besoin, pouvoir partager l'amour (jaune fluo) me rend heureux. Je me suis cassé tous les os que l'on peut se casser dans le corps et après avoir été dans le coma quelques semaines ce chemin de retour m'a apporté énormément et c'est probablement la meilleure chose qui me soit arrivée. (noir) C'est la rencontre dans la vie de moments malheureux (rouge clair) qui rend à nos yeux le bonheur précieux (orange fluo). Si on est tous les jours joyeux on ne se pose pas de questions et je pense qu'on risque d'être un imbécile. On ne réfléchit pas. C'est comme ça que je comprends la joie et le bonheur (jaune fluo) Le bonheur ce sont des petits moments de la vie qui sont tellement petits que tu ne t'en rends pas compte au moment où ils arrivent c'est déjà passé et tu ne t'en es pas aperçu. Ce sont des petits moments, tout petits petits qui nous sont comptés parce que je ne pense pas qu'il y ait un seul être humain qui connaisse le bonheur total. (parme) Le bonheur est un petit oiseau qui vole très haut et qu'on atteint rarement. Le bonheur c'est quelque chose qui est pratiquement absolu. On ne l'atteint pas. C'est réussir à voir la nouveauté dans chaque chose qu'on fait au quotidien, recommencer comme si c'était la première fois. Pour ma part je dirais que le bonheur est une quête au quotidien, que ça se travaille, que ce n'est pas un dû. Ce n'est pas un acquis. (bleu intense) J'ai un message pour tous les hommes de la planète. Il faut faire attention à sa vie. Il faut continuer à avancer. Il ne faut pas penser que l'on est incapable. Il faut essayer. Tu ne peux pas savoir tant que tu ne l'as pas fait. Il ne faut pas désespérer et se dire que la vie n'a plus de sens. Il ne faut pas sombrer dans la tristesse et ne plus vouloir continuer à vivre. (parme) le sens de la vie est une quête permanente pour se découvrir, découvrir ses possibilités, ses insuffisances. C'est comme la Terre, c'est une boule qui tourne sur elle-même il y a une partie qui est dans la nuit et une autre qui est dans le jour. Malgré les épreuves malgré les nuits elle tourne constamment. Ce qui est aujourd'hui dans les ténèbres sera demain dans la lumière. Donc pour moi la vie est une découverte permanente de la somme des contradictions qui nous habitent. (orange) N'importe quelle chose vaut la peine d'être faite même si elle est mal accomplie. (vert clair) Le bonheur est quelque chose que je bâtis pour moi et ça ne se trouve pas à l'extérieur. Ça ne vient pas des biens qu'on possède. Ce ne sont pas les amis. Le bonheur c'est la manière dont je ressens mon être et ma vie, mes expériences, et ce que j'attends du monde. Le bonheur, je crois que c'est l'acceptation. S'accepter soi-même. (orange) Le sens de la vie. Maintenant ? Là tout de suite ? C'est d'être ici. D'être si pleinement et si absolument présente que je suis capable d'entendre le moindre bruit. Je peux ressentir ma peau. Je suis entièrement présente face à la personne qui me parle. C'est d'être aimable et d'avoir confiance. (jaune) J'ai confiance dans le processus, je n'ai pas forcément confiance dans la vie mais j'ai confiance en Dieu. Je crois qu'il y a une idée derrière tout ça. C'est ça le sens de la vie pour moi. (rouge orangé) Si je me sens libre ? Très très libre. Je sens que je pourrais mourir demain et que j'ai fais ce que j'avais à faire sur terre. Non pas que j'ai envie de mourir demain, mais je n'ai pas peur de mourir et je pense que c'est ce qui rend une personne libre. Mon message pour la planète c'est en gros d'être heureux, continuer à se battre, ne jamais abandonner. Ne pas pouvoir n'existe pas. On peut tout faire et je crois que tout peut être fait avec de la joie. Je crois que l'une des choses les plus importantes est d'apprécier. Appréciez ce que vous avez, n'importe quel moment. Ma famille n'est très chère parce que c'est elle qui me soutient constamment. Quand j'ai besoin d'elle elle est toujours là. Lorsque j'ai besoin d'une épaule pour verser mes larmes je peux toujours compter sur elle. (bleu foncé) Si je rencontrais pour la première fois une personne complètement étrangère alors j'aimerais vraiment bien entendre d'où elle vient et tout ce qu'elle a vécu et aussi ce qui l'inspire maintenant et en quoi elle a confiance. C'est toujours tellement motivant de rencontrer un être humain connu ou complètement inconnu. Et si dans cette rencontre se créent un lien, une idée, une compréhension mutuelle, à laquelle je n'avais jamais pensé, alors cela élargit étonnamment la dimension et la perspective de la vie. Il se crée un moment lumineux ! Libre, c'est vraiment un très grand mot. Si j'étais libre ça voudrait dire que je n'ai pas de famille. Alors suis-je libre ? Non je ne suis pas libre. Pour moi les expériences sont des poèmes. Ma vie est un poème.

Voir les articles que je consacrais à ce tableau : ici et .

27 avril 2015

Le Chardonneret

N'est-il pas étrange que j'ai acheté un rosier Goldfinch tout en ignorant la signification de ce mot, alors que j'étais en train de lire le Chardonneret ?

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Tableau de Carel Fabritius 1654 - Roman de Donna Tartt 2014

 

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"Si un tableau se fraie vraiment un chemin jusqu'à ton coeur et change ta façon de voir, de penser et de ressentir, tu ne te dis pas "Oh, j'adore cette oeuvre parce qu'elle est universelle", "j'adore cette oeuvre parce qu'elle parle à toute l'humanité". Ce n'est pas la raison qui fait aimer une oeuvre d'art. C'est plutôt un chuchotement secret provenant d'une ruelle. Psst, toi. Hé gamin, Oui toi.

Un choc cardiaque individuel.

Tu vois un tableau, j'en vois un autre, le livre d'art le place encore à un autre niveau, la dame qui achète la carte à la boutique du musée voit encore tout à fait autre chose, et je ne te parle pas des gens séparés de nous par le temps, quatre cents ans avant nous, quatre cents ans après notre disparition, cele ne frappera jamais quelqu'un de la même manière, pour la grande majorité des gens, cela ne les frappera jamais en profondeur du tout, mais un vraiment grand tableau est assez fluide pour se frayer un chemin dans l'esprit et le coeur sous toutes sortes d'angles différents, selon des modes uniques et particuliers.

A toi, à toi. J'ai été peint pour toi.

14 août 2015

Sculpture sur tige, suite

La tige peut faire partie intégrante de la sculpture. J'ai pensé à un violoncelle. A son corps de femme. A Man Ray.

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A un arbre dont la tige formerait le tronc. Tige métallique ou bois flotté, avec un oiseau d'argile posé sur une branche.

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A une forme abstraite.

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On peut aussi imaginer intégrer le socle à la sculpture...

20 avril 2015

Goldfinch et Veilchenblau

http://forum.garten-pur.de/attachments/Goldfinch_und_Veilchenblau003.jpg

 Dans un des angles de la terrasse nous avions un arbre, un prunus à feuilles pourpres, qui est mort cette année. Je ne veux pas l'enlever. Nous avons acheté deux bébés rosiers lianes qui vont l'utiliser comme support. Un Goldfinch et un Veilchenblau. Leurs floraisons blanche et or et violette devraient bien s'entendre, comme l'illustre cette photo trouvée sur le net. J'aime beaucoup les rosiers lianes, leur vigueur, leur exubérance et la simplicité de leurs petites fleurs, à la floraison spectaculaire.

15 novembre 2014

Livre sur la calligraphie

 

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Ma statuette me fait irrésistiblement penser à une calligraphie.

 

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"L'aventure de la calligraphie : Geste, trait, résonance. Des premiers artistes de la préhistoire aux maîtres d'aujourd'hui."

Je l'ai acheté hier et j'en ai dévoré les 100 premières pages. Je vous le conseille, il est excellent et bien illustré. Le meilleur ouvrage que j'ai vu jusqu'à maintenant sur le sujet.

23 janvier 2015

La marcheuse

Ne te retourne pas

Sur le chemin où tu chemines
jour après jour, face au levant,
musardant ou ployant l’échine,
et parfois aux heures divines
cueillant la fleur et contemplant,
l’oeil attendri,
dans l’écrin de tes paumes unies
des étamines et des corolles
aux lignes rares, ou sages, ou folles,
sur ce chemin de tous les temps,
pour qu’en tes mains ouvertes en bol
où tu regardes en t’émouvant
ne se faufile, s’interposant,
l’image aux traits si dégrisants
des lendemains de fleurs d’antan,
ne te retourne pas

Sur le chemin qui se déroule
de par ton pas poussant ton pas
flanqué d’écarts un peu mabouls
dont tu te soûles
dès qu’ils sont parés d’une aura,
sur ce chemin où tu louvoies
à ton gré ou contre la houle
entre deux murs longeant ta voie,
sortes d’invisibles parois
tel un couloir à ciel ouvert
(bâbord, tribord semblant offerts)
sur ce chemin qui se déploie,
toi qui te crois libre et le clames,
fier d’un zigzag baptisé “choix”
et que tu choies comme on se came,
si tu ne te veux peine en l’âme,
ne te retourne pas.

Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997

 

sauvage par nature

 

Sarah Marquis 

1 avril 2014

Drawing now 2014 - Gianni Antonelli

"Gianni Antonelli est né à Vincennes en 1965. Passionné par le dessin, il suit des cours aux Beaux-arts de Rosny-sous-Bois et travaille le fusain, les pastels et la géométrie dans l’espace."

J'ai repéré les dessins de cet artiste de loin. Complication, aspect graphique, remplissage de l'espace, compositions... en m'approchant j'ai vu que le support était ligné et qu'en plus c'était des fiches bristol de 10x15, un support que j'ai moi même beaucoup pratiqué. Pas étonnant qu'elles m'aient appelé de loin ;-)

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Sans titre 2

Sans titre 3

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20 février 2014

Collage année 1994

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Collage papier - 1994 - Format A2

Un de mes premiers collages, peut-être même le premier. Réalisé avec des photos découpées dans des magazines. J'avais fait en sorte que les regards des deux personnes en arrière plan soient dirigés vers la femme au caddy, et que la personne au premier plan regarde l'ensemble de la scène. Je cherchais déjà l'opposition des contrastes et à donner du sens.

Raconter une image c'est la réduire. Je dirai juste qu'ici il est question de regards. Regard sur la "richesse", regard sur les "milieux populaires", regard sur les apparences (sociales, physiques), regard et jugements portés, regard sur l'Art (la femme au caddy est une photo de "supermarket Lady" sculpture en taille réelle par Duane Hanson - 1969), regard sur la société de consommation.

"Un regard sur des regards". ça pourrait être le titre de ce collage.

2 février 2014

Illusion en noir et blanc

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Non il ne s'agit pas de personnages blancs sur fond noir à gauche et noirs sur fond blanc à droite. Les personnages sont rigoureusement de la même couleur. Une vérité à laquelle je n'accepte de croire qu'en le vérifiant par un copier-coller :

Sans titre 1

Cette illusion d'optique me fait rêver au fait que personne n'est ni tout blanc ni tout noir, qu'il existe une variété infinie de nuances dans tout, que tout est relatif.
On dit qu'on ne croit que ce qu'on voit, mais même ça il ne faut pas toujours le croire...

31 janvier 2014

Effets d'optique - Octavio Ocampo

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Utilisation des espaces vides et pleins...

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Addition de formes vides et pleines et jeu sur les valeurs...

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Formes nées de l'agglomération d'autres formes et formes lisibles dans les nuages, les rochers et les ombres.

Tout le challenge avec ce type d'illusion est de rendre l'image suggérée visible, sans qu'elle le soit trop... un équilibre pas facile à atteindre. L'effet peut vite y perdre de son charme si l'illusion est trop évidente.

12 juin 2013

Jardin - les rosiers grimpants sur la pergola

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Au jardin les années se suivent et se ressemblent, ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait une autre. Les plantes vivent leur vie, se ressèment, émigrent, colonisent, dans une joyeux laisser aller. La pergola disparaît sous les rosiers, les violettes s'échappent des massifs, les paquerettes remplacent le gazon, la nature n'en fait qu'à sa tête. De temps en temps on coupe ici ou là, on remet un peu d'ordre, on fait comme si on était maître des choses, mais on sait bien qu'on ne fait pas partie de la discussion. Le grand rosier liane a recouvert le cerisier japonais, qui ne sort plus que le haut de sa tête. Des boutons par milliers qui éclateront bientot tout en blanc. Pour l'instant c'est le rose qui ouvre le bal. Le jardin a 16 ans. Ici il n'y avait rien, que la terre. Maintenant les troncs des arbres que nous avons plantés ne tiennent plus dans nos mains.

28 mai 2013

Vincent Van Gogh - Dessins - 1889

Arums

Corner-of-the-Asylum-and-the-Garden-with-a-Heavy,-Sawn-Off-Tree,-A

Enclosed-Field-behind-Saint-Paul-Hospital

Enclosed-Wheat-Field-with-Reaper

Fountain-in-the-Garden-of-Saint-Paul-Hospital

Garden-of-the-Asylum

Great-Peacock-Moth

Olive-Trees-in-a-Mountain-Landscape

Pine-Trees-near-the-Wall-of-the-Asylum

Starry-Night

Tree-with-Ivy-in-the-Asylum-Garden

Weather-Beaten-Pine-Tree,-A

Wheat-Field-with-Cypresses

Wheat-Field-with-Cypresses2

Wild-Vegetation-in-the-Mountains

Vincent Van Gogh a souvent comparé la peinture à la musique et il décrivait la façon dont les touches ou les traits s'enlaçent. Je trouve qu'en 1889 cette perception qu'il avait est particulièrement bien rendue dans ces dessins où les traits se mélangent et se répondent comme dans une danse. Par contraste avec cette fluidité, je remarque l'emploi de hachures aux traits en batons dans certains dessins comme les arums ou la fontaine.

Dans les autres dessins le geste graphique est comme une calligraphie très souple et très libre, qui existe en elle-même indépendamment du paysage qu'elle représente, comme une abstraction.

6 février 2013

Son et couleurs

"Le physicien autrichien Johann Christian Doppler découvrit en 1842, que le son émis par un objet en mouvement était plus aigu quand l'objet s'approchait de l'observateur et plus grave quand celui-ci s'en éloignait.

Tout comme le son, la lumière subit un effet doppler. Quand un objet lumineux s'éloigne de nous, sa lumière devient plus grave, elle est décalée vers le rouge et perd de l'énergie, tandis que si l'objet lumineux vient vers nous, sa lumière devient plus aiguë, elle est décalée vers le bleu et acquiert plus d'énergie. Le changement de couleur est d'autant plus grand que la vitesse de l'éloignement ou d'approche augmente." Trinh Xuan Thuan

Source :  "la mélodie secrète"

La lumière est une onde électromagnétique qui, comme le son a une certaine fréquence dépendant de la couleur :

frequence couleur(Cliquer pour agrandir)

Il est donc normal que l'effet Doppler s'applique à la vision des couleurs.

L'observation du phénomène de décalage vers le rouge de la couleur de la plupart des corps célestes que l'on peut observer est une des justifications de la théorie du Big Bang car il montre que l'univers est en expansion.

Source : CRDP académie de Grenoble

tulipes

(photographie : champs de tulipes - Hollande)

17 août 2012

Vue de Paris

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Peinture sur toile - auteur inconnu

Le seul tableau que j'ai acheté dans ma vie ! C'est un coup de coeur que j'avais eu place du Tertre, à Paris il y a très longtemps. Je l'aime toujours autant. Il n'est pas signé, je ne connais pas non plus la technique utilisée. On dirait un dessin réalisé à la plume et aquarellé. 

19 juin 2012

Regarder, s'inspirer

Je regarde beaucoup d'aquarelles en ce moment.

joedowden
Aquarelle de Joe Francis Dowden

J'aime la lumière de l'aquarelle, j'aime quand elle s'associe à des contrastes forts.

goeffkersey
Aquarelle de Goeff Kersey

J'aime aussi le mariage qu'on peut en faire avec de l'encre.

whitby_colour

Encre et aquarelle - site Artyfactory

Je regarde aussi de la sculpture, à la recherche de sources d'inspiration pour le modelage. Beaucoup des élèves de l'atelier où je pratique font de la copie d'ouvrages existants. Je n'arrive pas à m'y résoudre. Pourtant je pense qu'il y a beaucoup à en apprendre sur le plan technique. Mais j'ai beaucoup plus de satisfaction à modeler d'imagination des choses qui ont un sens pour moi.

Plusieurs élèves s'inspirent en ce moment des sculptures de Noelle Vignaux :

noellevignaux

Je n'ai pas de modelage fini à montrer pour le moment, les cours viennent de se terminer mais je n'ai pas pu récupérer les deux pièces terminées, pas encore cuites.

17 juin 2012

Une visite à la foire d'art contemporain

La ville voisine accueillait ce weekend une foire d'art contemporain.

J'ai pu y rencontrer, dans tous les sens du terme, un certain nombre d'artistes intéressants. C'est bizarre de voir les artistes présents sur l'exposition et pouvoir leur parler. Je trouve ça impressionnant, j'étais d'ailleurs assez intimidée mais j'ai tout de même eu quelques échanges avec les plus "communicatifs".

Voici parmi l'ensemble des exposants, ceux dont le travail m'a le plus touchée.

Pour commencer une discussion intéressante avec Dominique Lardeux. Qui m'a expliqué sa façon de procéder pour réaliser un de ses dessins à la pierre noire. Son travail sur l'abstraction est impressionnant. Les quelques oeuvres présentées en donnaient seulement un petit aperçu. Quelle bonne chose d'avoir accès par la suite au site des exposants sur le net !

 lardeux

Les oeuvres de Marie-Madeleine Vitrolles m'ont beaucoup émue. Son site n'arrive pas du tout à rendre la force de ses sculptures. C'est là qu'on voit l'importance de voir les oeuvres autrement qu'en photos.

 vitrolles

J'ai pu discuter de sa technique de sculpture avec Christelle Boulard. Modelages de papier recouverts de résine et patinés et non métal repoussé, les apparences sont trompeuses !

 boulard

Mon coup de coeur va aux peintures de Edgar manuel Marcos, qui m'ont fait penser aux oeuvres de Pignon-Ernest. Le seul à présenter du dessin académique. Malheureusement pas de site internet...

marcos

J'ai aimé les paysages enneigés et presque abstraits de Stéphan Herrgott. Si lumineux ! La photo ne rend pas justice à ses couleurs.

 herrgott

Je me suis approchée des corps sculptés de Joelle Thouvenot de Martino, non pas pour les admirer je dois l'avouer, mais pour observer leur patine et pouvoir la reproduire sur mes modelages ! Les personnes présentes ont dû se demander ce que je pouvais bien noter sur mon carnet :-)

 thouvenot

Grande admiration pour les tableaux de mosaique de Marta Gourio. Respect l'artiste ! Les photos sur son site ne lui rendent absolumment pas justice. J'imagine la difficulté de réaliser un portrait avec ce médium.

 gourio

J'ai demandé à Jean-François Berjoan comment il réalise ses tableaux. Epatée de savoir que c'est de la peinture acrylique. On dirait des émaux ! Des oeuvres très décoratives, que l'on mettrait bien dans son salon, ça doit bien se vendre :-)

 berjoan

J'ai pu tourner autour des sculptures sur pierre rigolotes de Am de Pasquale. Jouissif ! Une source d'inspiration pour le modelage.

 amdepasquale

Il y avait une grande statue d'Oleg Bourov. Une femme oiseau. Là encore une sculpture à copier à titre d'entraînement.

 bourov

Je me suis approchée d'un très grand dessin réalisé à la plume par Jacob Ishak kais. Les valeurs sont données par des traits ultra fins entrelacés. Impressionnant ! J'ai vu sur son site qu'il est également sculpteur.

 kaisjacob

Je suis passée devant le stand (malheureusement désert) d'Anne Lopez sans comprendre que ce que je voyais c'était deux (immenses !) dessins au stylo bille. Si j'avais su je me serais attardée davantage !

 lopez

Enfin j'ai adoré les tableaux de Dominique Richard pour leurs couleurs et leurs volumes. C'est beau un moteur de tracteur !

 richard

En conclusion, c'était une expo très enrichissante, peu d'oeuvres exposées pour chaque artiste, mais suffisamment pour créer l'envie de pousser la porte de leur site et en voir davantage. Admirer, s'inspirer :-)

7 juin 2012

Pietro Sarto

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Les paysages de Pietro Sarto donnent le vertige.

Ils donnent l'impression de s'y plonger ou bien de les survoler, l'impression d'être un oiseau ou bien de se trouver au sommet d'une montagne, ou encore l'impression d'être couché sur le sol et de regarder le ciel. Plusieurs points de vue cohabitent, donnant au spectateur le sentiment de se trouver dans le tableau. Vertige, Ciels, Lumière et Perspectives. Voltige aérienne. On peut s'amuser à retourner les tableaux de Sarto, leur mettre la tête à l'envers pour essayer de redresser la nôtre, ça sera peine perdue :-)

Je viens de découvrir ce peintre que je ne connaissais pas. Au détour de l'allée d'une grande librairie où je vais souvent feuilleter les livres d'art. Une monographie de ses oeuvres vient de paraître. Je suis repartie avec le livre, à défaut de pouvoir acheter un tableau.

J'ai parfois de ces coups de coeur pour une oeuvre ou le travail d'un artiste. Cela s'apparente à un coup de foudre amoureux avec toutes les manifestations physiques qui y sont associées :-)

Le coeur qui bât plus fort, la sensation de vertige, d'arrêt du temps, l'impression de se reconnaître dans l'autre...

Il ne faut pas s'étonner de voir le ciel en haut et en bas dans les tableaux de Sarto, la terre à droite et à gauche. Sarto s'amuse avec la perspective. J'adore. Comme cet autre fou de perspective qu'était Escher, rencontré également dans une librairie, alors que j'étais encore une ado.

11 février 2013

Arrivé !

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"Vincent Van Gogh - Correspondance générale/1" Ed Gallimard - Biblos 882 p - 15 x 21,5 cm. Avec une bonne surprise : des reproductions de dessins. Je ne sais pas s'ils sont tous là, mais je ne pensais pas cette version illustrée, c'est chouette qu'elle le soit. Du coup j'ai commandé les deux tomes suivants.

30 mai 2012

Vue en contreplongée

Objectif : construire d'imagination un volume exact, vu en contreplongée, le point de vue étant tel qu'on ne voit rien de la base du volume.

Dessiner un tel volume existant, d'observation, ne présente pas de difficulté. Il suffit d'observer les angles. Par contre le faire à partir d'une feuille blanche, avec une construction correcte est plus difficile.

J'ai pris mon crayon et fait un premier dessin qui ressemble à ceci, (refait sur photofiltre):

Sans titre 3

J'ai tourné mentalement mon regard vers le haut. La base du volume est correcte, elle a la bonne inclinaison par rapport au sol, mais il faut que je la ramène sur le sol. Mon but n'est pas de représenter un volume en lévitation. Là je bloque. Si je dessine la base du volume plus bas, cela a pour effet de descendre mon point de vue.

Sans titre 1

Un simple recadrage suffit probablement :

Sans titre 1b

Oui, ça a l'air de fonctionner.

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Mais j'ai envie d'aller un peu plus loin et de comprendre comment ça marche.

Le point de vue est correct, il est dirigé vers le haut. Ce qui est perturbant c'est qu'il n'est pas situé sur la ligne d'horizon comme on en a l'habitude.

Nous nous tenons habituellement à la verticale. Notre regard fuit vers l'horizon. L'image qui correspond à notre champ de vision coupe perpendiculairement la surface du sol. Quand on regarde vers le haut tout bascule. L'image s'incline, le sol bascule jusqu'à la position extrème où on est couché sur le dos, regardant vers le ciel. L'image devient alors parallèle au sol.

Cela donne le vertige. A quoi accrocher le point de vue quand on dessine une telle image ?

Pour mieux comprendre j'ai repris une vue en contreplongée de mon volume de référence :

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Et j'ai reconstitué la base exacte du volume en prolongeant les points de fuite. Ici, ils sont au nombre de deux puisqu'il s'agit d'une vue frontale, ce qui simplifie un peu les choses.

La photo est prise en contreplongée, à un niveau inférieur au plancher des vaches, puisqu'on se trouve en contrebas d'un escalier qui mène à la sculpture.

J'ai appelé "ligne d'horizon réelle" la ligne d'horizon que l'on retrouve quand on arrive au sommet de l'escalier. J'ai grisé ce que j'appelle l'emprise au sol de la sculpture, c'est à dire la base du volume.

J'imagine que le point de vue est situé sensiblement au centre de l'image. J'ignore s'il existe un moyen de le positionner de manière exacte (à part bien sûr tracer les diagonales sur la photo avant recadrage eventuel)

Je pense avoir mieux compris comment cela fontionne en analysant cette photo. Effectivement un bon moyen semble être de dessiner le volume en lévitation puis de recadrer le dessin. Il ne me reste plus qu'à essayer de dessiner de tête le haut des colonnes quand je les imagine vu d'en bas, avec trois points de fuite tant qu'à faire.

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