Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vale Decem -  Au jour le jour
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité
2 février 2013

Une bibliographie

van gogh

Samedi dernier en sortant de mon atelier de modelage, il y avait ce livre sur un présentoir dans le petit magasin de presse devant lequel je passe. Il y a longtemps que j'ai envie de l'édition complète des lettres de Van Gogh, c'est bien de lire une bibliographie en attendant. Celle-ci date de 1964. 

Publicité
29 janvier 2012

Anat - Etude 2

Je me sers de l'ouvrage "Nouvelle anatomie artistique du corps humain" (cours pratique et élémentaire) par le Dr Paul Richer comme fil conducteur. Les livres de P.Richer ne sont malheureusement pas réédités, mais certains sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site Gallica.

Le docteur P.Richer a enseigné l'anatomie artistique aux beaux-arts. Sa méthode était la suivante :

1- l'élève commence à dessiner sous leurs diverses faces les ossements isolés

2- lorsqu'il a ainsi figuré tous les os d'une partie du corps (un membre par exemple), il apprend à les mettre à leur véritable place dans le corps humain en dessinant tout le squelette de la région d'après le modèle vivant. Il doit commencer par faire un dessin aussi exact que possible des formes du modèle ; puis à l'aide des points de repère osseux qui s'y révèlent reproduire (sur un calque apposé dessus) le squelette dans son entier.

3- ensuite il dessinera les muscles de cette même partie du corps, également d'après modèle vivant, dans des poses variées.

Paul Richer conseillait de dessiner les muscles par masses et par plans de façon à en faire valoir les formes (plutôt que d'accentuer à l'aide de hachures parallèles leur structure fibrillaire) en prenant pour modèles les planches anatomiques de Léonard de Vinci.

leonardo-da-vinci-anatomy

Je suis cette méthode de travail. Le livre des 70 poses variées de Joseph Sheppard me tient lieu de modèles vivants. Je me réfère également à son ouvrage "Anatomy, a complete guide for artists".

Je me sers des grandes planches du "Grand cours d'anatomie artistique", que je complète avec les animations 3D du site de l'Université de lyon.

Le programme de P. Richer est organisé en 24 cours pratiques. Le premier est consacré à l'omoplate et à la clavicule.

Avant d'aborder ce premier cours, Richer rappelle quelques généralités sur l'anatomie. J'ai noté les trois états des muscles et l'incidence de cet état sur leur apparence :

Le relachement : le muscle est dans l'inaction. L'élasticité cesse d'être sollicitée. Le relief est uniforme et plus ou moins arrondi, les tendons sont peu saillants.

La distension : le muscle est allongé. Le relief musculaire est moindre les extrémités tendineuses sont tendues.

La contraction : qui peut se faire sur un muscle raccourcit ou allongé. Se traduit par une saillie du corps charnu et un relief disctinct des faisceaux.

10 janvier 2013

Et hop, dans ma hotte (où l'on voit qu'on n'est jamais mieux gâtée que par soi même)

le chaos

quadrivium

maths et arts

Une petite visite à ma librairie d'addiction, la récolte a été bonne ! Je découvre les livres de Trinh Xuan Thuan, ils ont l'air passionnants. J'ai choisi "le chaos et l'harmonie" pour commencer, si j'aime je pense que je lirai aussi les autres. Pourquoi celui là ? A cause de cette phrase en quatrième de couverture : "Pourquoi Beauté et Vérité vont-elles souvent de pair ? Comment la Nature se sert-elle de subtils principes de symétrie pour imposer une profonde unité et harmonie au monde physique ?".

"Quadrivium", j'adore l'objet. La texture, la dimension, la couleur de la couverture, j'aime l'avoir en main. Le contenu me fascine. J'attends avec impatience de m'y plonger.

"Maths et arts plastiques", idem, beau papier, bon format, belles illustrations, je suis ravie de l'avoir trouvé, c'est un point de départ, une source d'inspiration, un chemin pour découvrir des artistes qui ont les mêmes attirances que moi.

J'écrirai peut-être des articles pour en parler quand je les aurai lu, ou au fur et à mesure de leur lecture, j'ai hâte de m'y plonger :)

7 octobre 2011

Expo chansons au pinceau

Je vais participer à une expo au mois de mars avec les autres peintres de mon association (nous sommes 45). Nous devons réaliser une oeuvre (technique au choix) sur un format identique (12F) et un thème commun : la chanson française. Figuratif ou non, nous devons travailler sur un texte ou un artiste.

J'ai deux idées en tête : la chanson de Jacques Brel "les bourgeois c'est comme les cochons" et celle de Georges Brassens "Gare au gorille". J'aimerais faire les deux si possible.

J'ai déjà la documentation qui va me servir de modèle. Plusieurs photos. Pour le gorille, je veux faire un portrait en gros plan. L'idée est d'exprimer la colère et la violence contenues. La menace. Les regards de gorilles sont très expressifs.

fond_ecran_wallpaper_iphone_0047

Pour les cochons, j'ai des photos de petites figurines cochons habillés. Suffisance, arrogance et bétise :-)

0582792770

Je pense faire ça en peinture à l'huile. Je suppose qu'il faut que je parte d'un fond noir pour le gorille et tracer mon esquisse en blanc. Il faut que je demande conseil à J.D (mon prof).

18 décembre 2012

A la recherche du cadeau de Noel introuvable...

"C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre. On aura remarqué que ceux là contemplent leur destin à la façon dont la plupart des autres contemplent une journée de pluie..."

"... elle pleuvait sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille..."

"... il y trouva sept feuilles de papier, couvertes d'une écriture dense et géométrique : encre noire : idéogrammes japonais... on aurait dit un catalogue d'empreintes de petits oiseaux, dressé avec une méticuleuse folie. C'était surprenant de penser qu'en fait c'était des signes, la cendre d'une voix brûlée."

soieRoman d'Alessandro Baricco illustré par Rebecca Dautremer

Je ne l'ai pas acheté parce que je ne pense pas qu'il corresponde à la personne visée, mais j'aurais bien aimé que quelqu'un me l'offre celui là. Le roman est magnifique, lui ajouter les illustrations de Rebecca Dautremer en fait un vrai bijou. Le seul bémol c'est le manque de couleurs dans les dessins.

Voici un extrait de ce qu'en dit l'auteur :

"Ceci n'est pas un roman. Ni même un récit. C'est une histoire. Elle commence avec un homme qui traverse le monde et finit avec un lac qui est là, comme ça, dans les journées du vent... On pourrait dire que c'est une histoire d'amour. Mais si c'était seulement ça, ça ne vaudrait pas la peine de la raconter. Il y a aussi dans cette histoire des désirs et des souffrances, de celles qu'on connait parfaitement, mais le vrai nom pour les dire, on ne le trouve jamais. Et de toute façon, ce n'est pas amour...

... Toutes les histoires ont leur musique. Celle-ci a une musique blanche. C'est important de le dire, parce que la musique blanche est une drôle de musique, déconcertante quelque fois : elle se joue doucement, et elle se danse lentement. Quand elle est bien jouée c'est comme si on entendait le silence, et ceux qui la dansent comme des dieux, on les regarde et on a l'impression qu'ils ne bougent pas..."

Aujourd'hui j'écoute... Gotan Project

Publicité
15 décembre 2012

Lettres anonymes

malphettesPierre Malphettes

Le début d'un frémissement d'une suite... hier j'ai étalé sur mon bureau des mots découpés dans les journaux, les magazines, quelques photos. Un collage en préparation. A la lecture on voit qu'il s'agit d'une sorte autoportrait, une vue de l'esprit. Je réfléchis à la manière d'assembler tout cela, au fond. Il y faudra du noir, et du rouge.

Je pense cerne noir, patchwork et vitrail. Sang en arrière plan. Les mots comme une peau.

Hier soir aussi j'ai repris mes petites fiches de bristol et un stylo plume et y faire des traces. C'est comme une texture, lignes d'empreintes digitales, peau d'éléphant, écorce d'arbre. Encore à découper, replacer, recoller.

Mes pas me ramènent sans cesse sur le même chemin. Et je ne me lasse pas d'écouter Alt-J, qui tourne en boucle. Je ne comprends pas les paroles, je reçois juste les sonorités, et l'émotion passe. C'est comme si je regardais des mots et ne voyait que leurs formes abstraites, comme dans mon collage.

Je me demande ce que cela fait d'écouter en comprenant les paroles. Comment sont les paroles Jon ? Imbéciles, poétiques, fortes ? Belles ? Sans intérêt ?

Le sens ajoute sans doute à la beauté mais la beauté arrive à s'exprimer, tout simplement, sans lui.

22 février 2015

Le renard

 

"Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie " créer des liens... "
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi , qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : - S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.
· Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard."

mimine1

 

"Le Chat", endormi sur le canapé. Contre ma hanche, sur mon bras, la tête au creux de ma main.

Cela a pris quatre mois.

 

9 janvier 2013

Père Noel étonné, Briques

35

36

Aujourd'hui dans une grande pulsion exibitionniste, j'ai apporté en cours de dessin mes petites créations sur bristol. Le grand plaisir que ça m'a fait, c'est qu'elles suscitent beaucoup d'intérêt, de mon prof mais aussi des autres élèves. Il y a eu plein de questions sur ma façon de faire, sur le contenu. Cela a donné lieu à beaucoup d'échanges. Je comprends mieux l'utilité (la nécessité) de montrer ce que l'on fait. Tout simplement pour en parler.

Mon prof trouve que ça serait bien que j'expose ces dessins avec les travaux des élèves en fin d'année. Nous avons parlé de mon envie de passer à la couleur. Il m'a suggéré de faire un tirage papier des dessins de manière à garder une version noir et blanc.

Dans l'idéal j'aimerais réaliser tous ces petits dessins en grand format.

15 novembre 2012

Grosse fatigue

cadre

J'ai un vieux cadre doré à la maison, qui ne me sert plus. Je pensais le donner chez Emmaus. Ce matin j'ai essayé d'y mettre ma peinture du Pont de Rohan. Ce n'est pas très bien fait. Je suis tellement fatiguée ce matin que je tourne en rond et que je mets des heures à ne rien faire.

Tout le monde me dit que je devrais encadrer ce que je fais. Que je ne le partage pas assez. Effectivement je redécouvre ce tableau avec suffisamment de recul maintenant pour y voir des qualités que je ne voyais pas au moment où je l'ai fait. Mais cela m'avance à quoi ? J'ai essayé divers endroits dans la maison où il ne "colle" pas. Alors quoi faire ? il va aller dans un coin par terre contre un mur et continuer à m'encombrer.

Pas le moral...

Dans le meilleur des mondes j'aurais une galerie et de l'argent pour encadrer, conserver et exposer ce que je fais. Là je me demande un peu à quoi ça sert... Je n'ai pas où stocker ne serait-ce que mes cartons à dessins. C'est décourageant.

Grosse fatigue.

8 janvier 2013

Commande

J'ai pour projet de réaliser une peinture représentant deux poneys, pour leur propriétaire. Voici la photographie fournie :

poneys

C'est la photo d'une photo, avec une déformation en haut à droite que j'ai essayé d'atténuer un peu avec photofiltre. J'ai recadré l'image sur les têtes, élargi un peu. Voilà ci-dessous ce que ça donne. Il me semble que le fond noir conviendrait, pour la composition il faudrait peut-être que j'écarte un peu les têtes l'une de l'autre. Je ne sais pas encore quelle dimension, quel support ni quel médium utiliser. Une poule qui a trouvé un couteau, quoi !

photo

Ils sont mignons hein ? :) Et moi je suis bien intimidée... des suggestions ?

6 février 2018

Aquarelle

Au fil des années mon amour pour le dessin reste intact. Un amour platonique car très peu de pratique ! Ces derniers temps aménagement d'un petit espace à moi à la maison, qui me permet un peu plus de confort cependant. Je vais où l'envie du moment me pousse, sans but autre que celui de satisfaire le besoin toujours présent de faire quelque chose de mes mains. Deux grands collages de mots comme celui que j'avais déjà fait, un collage abstrait, un portrait à la sanguine, du coloriage, des dessins abstraits aux crayons de couleurs, et des essais d'aquarelles. Mes envies c'est toujours dessiner sur le motif, comme un fantasme jamais réalisé. Le progrès c'est plutôt dans la tête qu'il a eu lieu. La question de la finalité commence à me laisser en paix, et j'ai appris à laisser croasser la petite voix critique intérieure.

Non, tout cela n'a aucun sens, le seul intérêt est celui d'exister, pendant qu'on existe. Eprouver, pendant que l'on sent. Jouir de la beauté, en presser tout le jus, s'oublier dans l'instant, redevenir enfant.

Toujours attirée par la curiosité, comme un chat par le mouvement, je continue de papillonner d'un sujet à l'autre, d'une technique à l'autre, d'une admiration à l'autre, une oeuvre, un nuage, une fleur, une belle émotion, avec moins de gravité qu'autrefois. La sagesse comme un sédiment, accumulée par le temps, qui retournerait vers l'enfance avec un goût de désabusé.

Une petite fleur donc, à l'aquarelle, pour essayer.

20180205_164150

4 avril 2016

Salons du dessin 2016 - 3

Ferdinand Hodler

Ferdinand Hodler

Old Man, Dejected / Figure Study for ‘Die enttäuschten Seelen’

Pencil, reworked in coloured chalk, on thin wove; squaring in pencil; 1891.
Signed in pencil lower right: F Hodler.
159 x 150 mm

 

giovanni battista marcola

Giovanni Battista Marcola, attr. to

1711 - Verona - 1772
Battle of Centaurs and Lapiths, c. 1740
Pen and ink in brown, brown and grey wash, heightened with white and yellow

29,8 x 131,5 cm

 

Giovanni Segantini

Giovanni Segantini
"A Small Gathering In A Garden"
Black chalk, pen and ink on pa
30.5 x 46.3 cm

6 octobre 2015

De la qualité du temps

camus

Fusain de Nathalie Prat
Le Manchot épaulard diffuseur - Saint Malo

Balade à Saint Malo intra muros. La marée est grande mais calme. Pas de ces grandes vagues qui submergent le sillon. Dans la halle couverte, un marchand de livres d'occasion. Des cartes postales. Je ne sais pas qui du portrait ou de la phrase me saute le premier au visage. Joli souvenir de journées de septembre ensoleillées - 24 au 29 sept 2015.

 

GERARD-CAZADE-GRANDE-MAREE-SAINT-MALO

 

StMalo72

Wojtek Kozak

Lors de mon séjour précédent j'avais acheté une autre carte postale, je crois que c'était ce dessin - 18 au 25 juin 2015

23 septembre 2015

Paysages - Ferdinand Hodler - Akseli Gallen Kallela

Le centre de rééducation où j'expose... le grand couloir se trouve en sous sol. J'aurais envie d'y accrocher des tableaux de paysages, comme autant de fenêtres qui donneraient sur un horizon lointain et lumineux. J'ai en tête ces paysages de plaines aux grands ciels de nuages. J'ai envie de les peindre. Je m'interroge pour l'instant sur la technique et le support. Pas la toile, pas la peinture à l'huile. Ou alors à l'eau. Acrylique ? Jamais fait. Pastel ? Se pose le problème de la fixation et de la protection. Si je pouvais éviter les vitres..

Je regarde les oeuvres des maîtres et des photographies de paysages. 

ob_52b12d_20130702-152829

 Ferdinand Hodler

 

Akseli_Gallen-Kallela_-_Pilvi_tornit_(1904)

  Akseli Gallen Kallela

6 octobre 2015

Le miroir de l'âme

Henri-Frederic_Amiel_1852

Amiel (mine de plomb par Joseph Hornung)

Qui a parlé du paysage comme miroir de l'âme ?

Henri Frédéric Amiel, dans son journal intime. On y trouve plus exactement cette phrase : chaque paysage est un état d'âme (en allemand dans le texte : jedes Landschaftsbild ist ein Seelenzustand). Il introduit dans la langue française, aux alentours de 1860, le terme d’inconscient, au sens de ce qui est non-conscient.

La théorie du paysage-état d'âme est un thème récurrent du romantisme. Dans les beaux arts picturaux, un paysage devra évoquer un sentiment chez le spectateur, et ainsi changer son état d'âme.

Merci Jon.

30 septembre 2015

Je ne les reverrai plus..

DSCN0489

collage

Ah, quel sentiment étrange c'est de laisser partir un tableau qui contient une part de nous. Comme c'est compliqué ! Celui-là en particulier. C'est du lourd. Mais je ne le donne pas à n'importe qui. "Construction/destruction/réparation/évolution/reformation. La vie quoi..." est ce que j'écrivais à propos de ce collage. Je le donne à la bonne personne. Je pourrais même penser que je l'ai fait pour elle, sans le savoir... La vie est étonnante.

20 septembre 2015

Assemblage de fiches

Il y a deux ans j'avais fait des compositions en noir et blanc sur des fiches bristol 10 x 15 cm et ça fait un moment que je me demande comment je pourrais les présenter. J'ai fait une tentative d'encadrement dans des cadres 40 x 50 cm aujourd'hui mais je n'arrive pas à savoir si j'aime ou pas. A vrai dire je suis entre j'aime et je déteste. J'ai tenté un fond blanc et un fond noir et j'ai finalement retenu un fond coquille d'oeuf mais je ne suis pas convaincue.

assemblage noir et blanc 008

17 septembre 2015

Retour sur images

Mardi 14/09/2015 - Matin - Tout est prêt. Les tableaux sont emballés, ficelés dans le papier mousse, classés par tailles pour faciliter le transport. J'ai prévu une paire de ciseaux et une bobine de ficelle solide. J'ai préparé une liste de tous les tableaux pour l'organisatrice, avec mention des formats, des techniques, des titres. Elle m'a demandé d'indiquer aussi le prix, pour l'assurance. J'ai eu du mal. Il y a 34 tableaux. J'en oublie un à la maison. Le paysage de campagne sur toile. Je ne m'en apercevrai que le soir.

emballage1

emballage2

 

Mardi 14/09/2015 - 14h - Deux organisateurs m'attendent et m'aident à décharger la trentaine de tableaux à l'aide d'un chariot. Les tableaux sont alignés le long du mur. Nous les déballons. Au fur et à mesure du déballage, des étonnements, des exclamations, des interrogations, je donne des explications.

mise en place1

mise en place2

 

L'accrochage commence. Je ne sais pas qu'il va durer 5 heures et demie... Accrocher, déplacer, monter, descendre, décrocher, reposer au sol, reprendre, accrocher, déplacer, se meurtrir les doigts aux crochets, reculer, se rapprocher. Aller se laver les mains et respirer un peu, je n'y arriverai jamais, il faut que je m'y remette, je ne partirai pas tant que je ne serai pas contente.

accrochage

 

Et pendant tout ce temps, des compliments, des échanges d'expérience, un tailleur sur pierre qui a fait un monument pour la tombe de son papa, et qui considère ses oeuvres comme ses enfants ; un musicien aquarelliste dont la soeur a fait les beaux arts et a du mal à exposer ; un ancien parachutiste professeur d'arts martiaux à la vocation de dessinateur contrarié ; une dame qui se revoit sur son lit d'hopital regardant les arbres à travers les stores quand elle regarde mon collage ; un amateur enthousiaste qui me demande comment c'est fait ; des personnes qui penchent la tête pour déchiffrer le texte de la spirale ; un tel aime celui-ci ; tel autre aime celui-là, et celui-ci qui est bien aussi. "Ah non moi je préfère celui-là". "C'est votre métier ?" "C'est vous qui avez fait tout ça ?" "Ah bon c'est la première fois que vous exposez ?" "ça aurait été dommage de ne pas le faire". Dommage de cacher tout ça. Les chevaux plaisent beaucoup. La spirale a attiré l'attention d'une personne dès qu'elle a été au mur. "Je le voudrais pour mon mari, cela me rappelle les dreamtime des aborigènes". "Désolée, elle n'est pas à vendre". J'explique. Le contenu, l'émotion. Le sens. Yann Arthus Bertrand, les gens, le sens de la vie, le bonheur, la souffrance, l'expérience humaine. Elle a les yeux qui brillent. Les gens hochent la tête, "oh, tout est réfléchi". Une dame en fauteuil roulant me parle de félures, de tristesse infinie. Ici les corps sont abimés et les âmes sensibles. Nous sommes dans un centre de rééducation fonctionnelle. Une autre passe en revue tous les tableaux, elle béquille tout le long du couloir, aller et retour, s'arrête devant chacun. On s'étonne de la diversité. Celui-ci est fasciné par la femme voilée, il la fixe des yeux, la regarde de loin, de droite, de gauche, me dit qu'elle change d'expression. Une autre croit y voir tantôt un jeune homme tantôt une femme. Et ça, comment c'est fait ? Ah oui c'est du fusain, mais sur papier blanc ? Et là c'est une rue marocaine ? C'est à quel endroit ? et le paysage avec la barque ? Oh, tous les petits dessins sur les fiches noir et blanc, j'explique le principe, un fiche par jour, dessin automatique. Le collage longiligne aux arbres suscite pas mal de commentaires. La grande mosaîque dans les tons bruns pose questions et plait beaucoup, j'en suis étonnée. Je parle et je bouge les tableaux, j'écoute et j'explique.

L'après midi se passe ainsi. Compliments, commentaires, fatigue, compliments, plein de gens. Ils viennent vers moi, me disent qu'ils aiment. Ouf. Ces personnes passent leurs journées dans cet endroit. Elles me disent que ça égaie le mur. Que c'est beau.

La journée tire à sa fin. L'endroit s'est peu à peu vidé. Reste le tailleur sur pierre qui accompagne mes essais de placement, les commente, me conseille, d'un coté du couloir, de l'autre, il est 19h. Il a du mal à partir, il s'éloigne puis revient, il a toujours quelque chose à me dire, part enfin, me dit qu'il revient vendredi et verra comment j'ai fini d'installer. Le professeur d'arts martiaux qui aurait voulu dessiner me parle de la peinture de sa fille, qu'il a encadré. Il a enfin le visage détendu, de la lumière dans les yeux. La colère qui l'a animé tout cet après midi contre le père autoritaire qui l'a empêché de faire les beaux arts l'a enfin quitté. Voilà j'ai quasiment fini. Je range mon matériel, repose les cimaises inutilisées, ramasse les bouts de ficelle. J'avais l'impression que je n'y arriverai jamais, mais tout à coup tout a pris place. Dans la salle à coté les musiciens répètent leur concert du soir. Ils passent me voir. Me demandent s'ils peuvent prendre des photos. "Vous venez au concert ce soir ?" "Malheureusement non je ne peux pas". "J'aime bien les petits paysages monochromes, c'est du lavis ?" Ils prennent leur temps, c'est la pause, "vous avez un bon coup de crayon", "on voit des choses moins bien dans les galeries". J'ai fini, je reviendrai demain pour mettre des affichettes. Je ramène à la maison cinq petits tableaux abstraits et un dessin d'arbre qui n'ont pas trouvé leur place. Tous les autres restent ici, 27 tableaux.

27 août 2015

Envie de croquer - recherche d'inspirations 2

A la rentrée j'organise des réunions dessin et peinture à la maison avec des amies. J'ai en tête de travailler les techniques du dessin d'une manière générale avec toutes sortes de sujets. J'aimerais aussi m'améliorer en croquis. J'ai en tête la réalisation de carnets lors de mes prochains voyages. Je compte sur mes amies pour me botter le train vous l'aurez compris.

a1

a2

a3

a4

a5

a6

a7

a8

a9

a10

a12

30 janvier 2013

Se laisser porter

"Toute chose n'est que réitération de ce qui a été, est ou sera. Il convient de sacrifier l'illusion selon laquelle il serait possible de créer quelque chose de personnel, de neuf, par liberté personnelle. Cette prise de conscience peut d'abord être quelque peu déprimante ; cependant, dans les profondeurs, elle ne peut qu'être libératrice.

Un sage a traduit l'absence de liberté personnelle par une image, celle des nuages blancs cheminant dans le ciel. La plupart d'entre eux nourrissent un but : atteindre les régions du Sud, la chaleur méridionale. Ils souffrent lorsque le vent les fait dévier. Quelques rares nuages seulement reconnaissent leur vocation : être des nuages censés avancer au gré du vent."

Rüdiger Dahlke

clouds-above-a-sea-calm-1889

(Ivan Aivazovsky)

16 août 2012

Leçons sur le bonheur

En ce moment je mène une réflexion sur le Bonheur.
C'est tout un poème cette phrase :-)

J'aurais beaucoup de choses à en dire. Mais si j'évoque cette réflexion sur ce blog qui ne traite que d'Art, c'est parce que les deux sujets sont intimement liés. L'Art étant un moyen d'exprimer, illustrer, ou atteindre le Bonheur.

Aujourd'hui je vais me contenter de noter les références de deux excellents ouvrages de Christophe André sur le sujet. Je viens d'en entamer la lecture et ils font partie de mes livres de chevet du moment. Christophe André est médecin psychiatre et psychothérapeute.

51ws5IO8HcL

"De l'art du bonheur" est le premier ouvrage de Christophe André que j'ai acheté. Il a attiré mon attention parce que je cherchais des références qui auraient traité d'Art thérapie. En fait ce n'est pas de cela dont il s'agit ici. Mais le livre est néammoins intéressant, et offre même un contenu plus riche que ce que je cherchais au départ.

Il s'agit, comme le sous-titre l'indique, de 25 réflexions sur le bonheur. Chaque réflexion est illustrée par une oeuvre d'Art qui est l'occasion de représenter et amener l'idée. C'est donc bien le bonheur qui est le sujet et non l'Art, comme la typographie du livre me le donnait faussement à penser.

C'est grâce à ce livre que j'ai eu connaissance des autres titres de l'auteur, dont j'ai pu juger de la qualité en les feuilletant en librairie. 

J'ai fait le choix de celui-ci :

 41kykiU-ImL

"Les états d'âme - un apprentissage de la sérénité" (ed poche - 480 pages). Je n'en ai lu pour l'instant que le premier chapitre. Je trouve que c'est remarquable, écrit de manière abordable, intelligente et sensible. L'auteur connaît visiblement très bien son sujet, à la fois humainement et professionnellement. Approche complète (pluridisciplinaire) et solide (étayée par la pratique médicale de l'auteur), c'est en plus très bien écrit. Ni jargonnant ni bêtifiant, ce qui est souvent le défaut des livres traitant de psychologie.

28 mai 2012

Perspective suite - deux dessins sans modèle

P1330573

Paysage dessiné de mémoire - perspective frontale à un point de fuite

- comprendre la théorie du dessin en perspective,
- être capable d'analyser et de copier une image,
- pouvoir construire un dessin sur une feuille blanche de mémoire,
- pouvoir construire un dessin en partant de rien, même pas d'une idée ou d'une image mentale.

Si les deux premières compétences ne présentent pas de difficulté, les choses se corsent quand on est devant une feuille blanche, sans modèle sous les yeux.

J'ai interrompu mes cours quelque temps parce que je ne faisais pas les exercices. Or, se contenter de lire et comprendre, et dessiner en copiant n'est pas mon objectif. Mon but est d'arriver à construire à partir de rien. Je trouvais dommage de suivre les cours sans mettre en pratique le dessin de mémoire et d'imagination, sachant qu'alors je me contentais des deux premières compétences.

P1330574

Paysage urbain imaginaire - perspective aérienne à trois points de fuite

Je reprends les cours dans cette optique.

28 mai 2012

Perspective angulaire et aérienne

dessin1

La perspective angulaire à deux points de fuite est assez simple à concevoir. La perspective aérienne l'est beaucoup moins. Si elle se comprend bien dans la théorie, elle est plus compliquée à mettre en oeuvre dans des scènes imaginées.

dessin2

Si les points de fuite sont trop rapprochés, cela conduit à des déformations des objets qui les rendent surréalistes. Cela donne des effets intéressants, mais pas forcément souhaités !

Dans la réalité les points de fuite sont tellement plus éloignés :

dessin3

Ici la fuite vers le bas se voit à peine.

Voici la sculpture monumentale de Dani Karavan "les douze colonnes", je réfléchis à la manière de la dessiner. C'est un challenge. Positionnement des colonnes dans le rectangle, ellipses...

terrasse1

Sous ce point de vue savoir tracer une perspective oblique à deux points de fuite suffit (l'inclination vers le troisième point de fuite est minime). Cela se corse quand on est au raz du sol et qu'on lève les yeux.

J'ai du mal à me représenter comment situer ma ligne d'horizon quand le regard se dirige vers le ciel. Les colonnes fuient vers un point situé dans les nuages, la ligne d'horizon doit disparaitre. Mais j'ai du mal à accepter de la faire disparaitre de mon dessin. Et puis j'en ai besoin pour construire la base du rectangle où s'inscrivent les colonnes... le souci je crois c'est que mon esprit conceptualise des points de vue qui ne peuvent pas exister simultanément pour mes yeux !

03

Pourtant il faut bien se résoudre à faire disparaitre le sol quand on regarde en l'air.

180-chrysler-building

Je ne sais pas comment Escher aurait (ou a, il faut que je recherche) résolu mon envie de représenter à la fois ce qui se passe en bas et en haut. La perspective sphérique ?

C'est bien moi, toujours vouloir aller trop loin, ailleurs...

Pour l'instant j'ai dessiné les douze colonnes en perspective frontale. Le dessin est trop grand pour le scann et pas d'APN pour l'instant. J'en reparlerai.

25 mars 2014

Drawing Now et le Salon du dessin - C'est demain !

Cette année Drawing Now déménage et se tient sur deux sites (du mercredi 26 mars au dimanche 30 mars 2014) :

- Le Carreau du Temple - 4 rue Eugène Spuller 75003 Paris

622954-carreau-du-temple


-
Espace Commines - 17 rue Commines 75003 Paris

 

Le salon du dessin (du mercredi 26 au lundi 31 mars 2014) a lieu comme les années précédentes :

- Place de la Bourse - 75002 Paris

2 juin 2013

Le taureau de Picasso - Fernand Mourlot (lithographe)

 ... "L'opération a duré quinze jours. Le 5 décembre 1945, un mois après son arrivée rue de Chabrol, Picasso a dessiné au lavis un taureau. Un taureau magnifique, très bien fait, gentil même. Et puis on lui a donné l'épreuve; nous en avons tiré à peine deux ou trois, ce qui fait que ce taureau est extrêmement rare. Une semaine après, il revient et il demande une nouvelle pierre; il reprend son taureau au lavis et à la plume; il recommence le 18. Troisième état, le taureau est repris au grattage à plat, puis à la plume en accentuant fortement les volumes; le taureau est devenu un animal terrible avec des cornes et des yeux effroyables. Bon, ça n'allait pas, Picasso éxécute un quatrième état, le 22 décembre, et un cinquième, le 24; à chaque fois il simplifie le dessin qui devient de plus en plus géomètrique avec des aplats noirs.

 

Mourlot et Picasso

 

Pablo Picasso, Les 11 états successifs de la lithographie Le Taureau , 1945.

Sixième et septième états, les 26 et 28 décembre, puis, après le retour de Picasso, quatre autres états, onze en tout, les 5, 10 et 17 janvier. Le taureau est réduit à sa plus simple expression; quelques traits d'une maîtrise exceptionnelle qui symbolisent comme un jeu de signes ce malheureux taureau avec sa petite tête d'épingle et ses cornes ridicules en forme d'antenne. Les ouvriers se désolaient d'avoir vu un taureau aussi magnifique transformé en une espèce de fourmi...

 ... C'est Célestin qui a trouvé le mot de la fin : "Picasso, il a fini par là où, normalement, il aurait dû commencer." C'est vrai, seulement pour arriver à son taureau d'une seule ligne, il a fallu qu'il passe par tous les taureaux précédents. Et quand on voit son onzième taureau on ne peut s'imaginer le travail qu'il lui a demandé".

 
Fernand Mourlot, Gravés dans ma mémoire, Ed. Robert Laffont, 1979

ça ne vous rappelle rien ? Mais si... une histoire de dragon souvenez-vous...

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>