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Vale Decem -  Au jour le jour

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7 décembre 2011

En cours : Fontfroide (suite)

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Première séance de peinture. Pas facile d'obtenir une photo correcte avec l'éclairage de cette journée de pluie et les brillances de la peinture fraiche...

J'ai peint les colonnes au couteau en lissant bien la peinture qui est en couche très fine. Pour le jardin j'ai pris le pinceau, plus pratique pour les petites zones. Finalement mon mélange peinture/huile polymérisée, bien qu'assez visqueux, peut aussi s'appliquer au pinceau. Il faudra de toute façon que je trouve une solution pour peindre à la peinture à l'huile sans utiliser la térébenthine, que je ne supporte pas.

J'ai utilisé dans un premier temps un brun (mélange) pour les colonnes. Mon prof m'a suggeré de lui ajouter du bleu et du rouge. Le conseil en fait est d'utiliser du rouge dans les tons sombres qui sont proches et du bleu dans les tons sombres les plus lointains.

Je suppose que les tons chauds avancent tandis que les tons froids reculent.... A vérifier.

Mon prof aimerait me voir peindre sans faire de dessin préparatoire aussi poussé au fusain. Je reconnais avoir besoin de "béquilles". Surtout pour traduire les dégradés de valeurs en couleurs. Voir les valeurs transparaitre sous la peinture m'aide beaucoup. Il m'a dit qu'à terme mes béquilles allaient plutôt me gêner. Je veux bien le croire.

Le prochain sujet imposé sera un nu et ce sera l'occasion de marcher sans béquilles (sans dessin). Ce que j'avais fait déjà pour le portrait.

Pour cette occasion mon prof m'a dit de préparer un fond dans les ocres. Pour sa part, il peint tantôt sur des fonds sombres, tantôt sur des fonds plus clairs, c'est selon. Pour l'abbaye j'ai un fond jaune pale qui me permet de "récupérer" les lumières. Mon prof m'a dit qu'en peinture à l'huile on procède plutôt par ajout de matière claire sur le foncé plutôt que par réserves (ce que j'ai tendance à faire) comme en aquarelle .

Pour notre expo (j'ignorais qu'il y en aurait une...) il aimerait que je présente un dessin avant mise en peinture, pour montrer le avant/après. Je me demande comment nous allons pouvoir présenter mes peintures sur papier...

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6 décembre 2011

Cloitre de Fontfroide

seance1

Dessin au fusain - papier peint (fond préparé au gesso) - 47cm x 66 cm

Le prochain cours de peinture sera consacré à un sujet libre. J'ai choisi de peindre une vue du cloitre de l'abbaye de Fontfroide, dont j'ai trouvé une belle photo sur le net. L'ambiance lumineuse m'a beaucoup plu, ainsi que l'effet "vitrail" de cette perspective.

Comme pour le Pont de Rohan, j'ai fait le dessin au fusain et j'ai fixé. M'économisant ainsi l'étape de reprendre les valeurs dans une grisaille à la peinture acrylique.

Je commence à apprécier le fusain, après des débuts difficiles.

J'ai pris mon dessin en photo avant d'y poser de la couleur, le risque étant grand de le gâcher. Mais pour une raison que j'ignore cela m'importe moins de gâcher un dessin qu'une peinture.

Ces derniers jours j'avais peint un grand format à la peinture au couteau, une île, et j'ai été vraiment peinée de la "perdre" en voulant faire une modification au dernier moment. Les dessins me posent moins de problème dans le sens où je les considère davantage comme des exercices, que je suis capable de refaire. Je ne pense pas être capable de refaire l'île que j'avais peinte, car la peinture a une part de hazard surtout pour moi qui ne maîtrise pour ainsi dire rien. Les mélanges de couleurs sont tellement subtils.

J'étais assez contente de mon dessin du cloitre. Maintenant que je le vois en vignette, les petits défauts dans l'ambiance lumineuse sont plus apparents. J'essaierai de les corriger avec la couleur.

le-cloitre-de-fontfroide-entre-ombre-et-lumiere2

J'ai fait une mise au carreau sur la photo qui m'a servi de modèle avec le logiciel photofiltre. On peut choisir la taille et donc le nombre des carreaux et la couleur des lignes ce qui est assez pratique. De même, j'ai ajusté la photo pour que ses proportions correspondent à mon support. Un travail préparatoire qui permet de gagner en rapidité et en confort pour la réalisation du dessin.

1 décembre 2011

Apprendre de ses erreurs.

 

- Je dois bien préparer mon projet et l'avoir mûrement réfléchi avant de passer à l'exécution

- Je dois m'arrêter quand je me pose la question de savoir si le tableau est fini

- Quand je pense arrêter je ne dois pas demander l'avis à un proche sur mon tableau pour quémander l'autorisation d'arrêter. Il y aura toujours des défauts à trouver

- Je dois m'arrêter quand la lumière baisse

- Je dois m'arrêter quand la fatigue se fait sentir

- Je ne dois pas m'arrêter tant qu'un plan à faire d'une traite n'est pas terminé. Je ne dois pas chercher à modifier ce plan une fois qu'il est fini.

1 décembre 2011

Lettre au Père Noel

Vangogh

sorrow

Cher Père Noel,
J'ai été très vilaine, je n'ai pas été sage et pour Noel j'aimerais un livre qui me parle de Vincent Van Gogh. Je voudrais lire tout ce qu'il a écrit je voudrais voir tout ce qu'il a dessiné et tout ce qu'il a peint. Je voudrais savoir tout ce qu'il a pensé et surtout pourquoi il s'est coupé l'oreille. Pour quelle bétise.

Merci d'avance

28 novembre 2011

Masque serein

Première séance :

D'imagination, esquisse de ce que je voudrais faire : un visage serein, tendu vers le soleil. J'ai l'intention de ne faire que le masque du visage, pas la tête entière. 

P1290545

Premiere ébauche du modelage

Je n'ai pas apporté d'appareil photo, celle-ci est prise en tout début de la deuxième séance. Le modelage est humide. Il a transpiré dans le sac plastique qui le protège du dessèchement pendant la semaine.

Deuxième séance :

J'ai recherché dans ma documentation l'image d'un cou car je veux en ajouter un à mon masque, que je vois dans mon esprit la tête levée vers le soleil.

cou (2)

(Drawing human anatomy - G.Civardi)

Cela va me servir pour le dessous de la machoire et le degré d'inclinaison de la tête.

La prof me fait ajouter de la matière à l'arrière de la tête. Corriger la forme des yeux (plus sphérique) et de la bouche (plus avancée, lèvres). Modeler d'imagination n'est pas évident.

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Au fur et à mesure l'expression sereine du modelage se transforme en rire intérieur. Par je ne sais quel phénomène le personnage devient vivant, et m'échappe, prenant une expression différente de ce que j'avais prévu initialement. De serein il devient franchement amusé. Cela m'amuse aussi beaucoup je souris rien qu'à le regarder se marrer intérieurement. Modeler un visage est extremement agréable, surtout quand son expression est souriante. Quand je modelais la colère j'étais en colère, modeler le rire me met en joie. On pourrait dire que je transmets mon émotion au modelage mais l'inverse est vrai aussi ! Il m'envoie quelque chose comme s'il était vivant, c'est assez étonnant.

Au moment d'arrêter, le modelage m'échappe, des mains cette fois, et roule sur la table. Le nez est écrasé, une pommette, la bouche... misère ! On dirait qu'il a pris l'autobus en pleine figure. Je répare tant bien que mal, du coup j'oublie de prendre une photo. Je le laisse dans sa niche pour la semaine, enfermé dans son sac plastique. Je le quitte en souriant. Une séance instructive à tous points de vue et quel plaisir ! Peu importe que la sculpture soit "bonne" ou pas, vu l'émotion qu'il y a dedans.

Maintenant je me fais un peu de souci pour lui, j'aurai du le caler. J'espère que le cou va tenir sous le poids de la tête :)

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Troisième séance :

Le cou a tenu. Evidage... je déteste.

Je persiste dans mon idée de rester sur un masque mais le fait d'avoir ajouté un cou m'oblige à en modeler les cotés pour qu'il tienne en équilibre. Je veux que le visage soit tourné vers le haut. Pas le poser à plat sur une table.

A la fin du cours je commence à lisser.

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Quatrième séance :

Je corrige les narines, le dessus du nez, la courbe de l'oeil gauche. Je lisse pendant deux heures. La pièce est terminée, je la pose sur l'étagère prévue à cet effet pour qu'elle sèche en attendant d'être cuite.

Je n'ai pas pris mon appareil photo. J'espère en écrivant cet article que je n'ai pas abîmé en lissant l'expression du modelage par rapport aux photos prises la dernière fois.

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25 novembre 2011

Denis Felix

A chaque fois que je me rends dans la grande librairie la plus proche, je parcours les livres de photographie à la recherche de beaux visages à dessiner. Rien jusqu'à maintenant qui me corresponde suffisamment.

Enfin à ma dernière visite, un livre magnifique. Le photographe s'appelle Denis Felix. Les photos sont en noir et blanc, les visages superbes. J'ai envie de tout dessiner. Une merveille.

Le livre s'intitule "au fil de l'homme".

24 novembre 2011

Stage peinture au couteau - fin

Nous regardons toutes les toiles réalisées lors des séances précédentes. Il y en a de très bien. Malheureusement j'ai oublié mon APN.

Pour cette dernière séance le prof nous a fourni une nouvelle photocopie noir et blanc. Il s'agit d'un paysage basique, un plan d'eau. L'objectif est d'apprendre à peindre l'eau.

Comme les fois précédentes il commence par faire la démonstration des gestes sur sa propre toile. Elle est recouverte d'une couche d'acrylique jaune, il a fait un dessin qu'il a fixé. Il nous explique comment faire un glacis : une application de peinture lissée d'un bout à l'autre du tableau avec le plat du couteau, comme on pose un enduit.

Il le fait pour le ciel, puis peint la ligne d'horizon, l'île, attaque les reflets de l'île sur le plan d'eau. Effet magique.

Je recouvre ma toile de grands aplats, je vais vite. Je fais la ligne de crête et l'île à toute vitesse, griffant nerveusement la toile pour ôter de la peinture et dessiner les troncs des arbres. Comme la dernière fois au début ça ne ressemble à rien mais ça bascule d'un coup. Je ne pensais pas avoir fini mais le prof m'intime l'ordre d'arrêter, que mon tableau est bien, que je vais le gâcher. Décidemment !

Il aime bien les couleurs que j'ai utilisées. L'ambiance, très différente de celle qu'il envisageait pour ce type de sujet (étang assez mélancolique) La mienne lui évoque les îles.

J'aimerais en refaire un. Et cette fois mieux voir la démo. Encore tellement de choses à apprendre. Visiblement cette technique correspond à mon caractère impatient.

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DCM - huile sur toile 8F - couteau

24 novembre 2011

Le Pont de Rohan suite et fin

seance2

DCM - Peinture à l'huile - couteau sur papier peint

Au cours de peinture précédent j'ai dessiné le motif au fusain. Mon support : le dos de papier peint, tendu avec du ruban craft sur une planche de médium. Papier préparé avec trois couches de gesso teinté de jaune pale, un ponçage au papier de verre fin entre chaque couche. Ce qui donne un support très lisse.

Entre les deux cours j'ai corrigé les erreurs du dessin et je l'ai fixé avec plusieurs couches de fixatif en bombe.

Pendant le cours : debriefing avec le prof. Il aime beaucoup le dessin, me dit qu'il pourrait rester tel que. Me demande plusieurs fois si je l'ai pris en photo. Il a visiblement peur que je l'abîme en peignant dessus. Il me donne quelques conseils pour la mise en couleur. Il a peur que je fasse du coloriage, est effrayé par les couleurs primaires que j'ai sorties. Bleu vert ocre jaune blanc noir... Me dit de travailler en masses. C'est bien mon intention.

J'ai prévu de peindre au couteau, avec mes mélanges couleurs/huile de lin polymérisée. Le prof a l'air sceptique mais me dit "ok je te laisse faire..."

J'attaque le ciel. Sur ce support extremement lisse et plat le couteau glisse et la peinture n'accroche absolument pas, elle se pose plus ou moins bien. Je me dis que je vais galérer... mais de toute façon je n'ai apporté que ce matériel je ferai avec quelque soit le résultat produit, je me moque de gacher le dessin. J'expérimente.

Je fais le ciel, je le lisse avec la technique apprise pendant le stage de peinture au couteau. C'est moyennement concluant. Je ne suis pas satisfaite de mon bleu.

J'attaque les rellets dans l'eau. Le résultat est innattendu. Le mélange peinture/huile sur ce support lisse s'étale de manière très fine avec le plat du couteau et devient transparent, laissant voir les valeurs du dessin au fusain qui se trouve en dessous. Cette fine couche est très brillante.

Je continue, travaillant en grandes masses, mélangeant mes couleurs "au jugé". Regardant peu le modèle. J'ai oublié le mien, celui que je peux utiliser n'est pas très accessible.

Le prof revient. Il est très étonné par l'effet produit. Je suis en train d'enlever mon ciel pour le refaire, le griser à droite et l'éclaircir au dessus des batiment à gauche. Sur ce support il suffit de gratter avec le tranchant du couteau pour ôter la peinture fraiche. C'est ce que je fais aussi pour éclaircir les endroits les plus éclairés des batiments, avant d'y apporter une fine couche de blanc.

Je suis obligée de m'interrompre car nous faisons un arrêt pour commenter tous les tableaux alignés côte à côte. Voir ce qui est bien, ce qui est à corriger.

Je suis vraiment surprise des éloges qui sont adressées à mon tableau. Je demande quels en sont les défauts. Je suis déçue de ne pas en entendre, ni de conseils pour le terminer. Car le prof m'interdit d'y retoucher, il a peur que je perde les qualités qui sont présentes si je continue. Il insiste (j'insiste aussi). Me demande de lui faire confiance.

Comme j'ai beaucoup d'admiration pour lui j'arrête là. J'ai peu retenu ce qui a été dit de mon travail. De la personnalité, les lumières bien placées, l'ambiance, le reflet dans la partie gauche qui est très réussi, celui à droite qui est faux (pas fini !) mais qui donne un effet "tour de babel" qui apporte quelque chose. "Et les défauts ?" j'ai dit. "les défauts tu en trouvera toujours, mais parfois les défauts font la qualité".

Voilà qui me laisse un peu sur ma faim mais contente, évidemment.

21 novembre 2011

Peinture au couteau - 3

A la dernière séance nous nous étions arrêtés à la limite du premier plan.

seance2

Cette fois j'ai pris des notes pendant que notre prof faisait la démonstration de la suite sur sa propre toile. En voici la transcription :

"Pour faire le premier plan, je garde les mêmes couleurs que les fonds intiaux en les forçant. Je les rends plus puissants ce qui va les rapprocher. Dans le lointain j'étais dans le flou, plus je m'approche du premier plan plus je détaille.

Je procède toujours par plans. Je commence par le pré à droite. Je le fais ressortir sur les bosquets qui sont foncés derrière en choisissant un ton plus clair. Je fais des cassures avec des petites touches nuancées tout en gardant une unité.

On imagine le talus sous le pré à l'ombre, on va donc le faire plus foncé. On choisit pour cela une couleur plus forte. Elle sera plus claire à gauche (en s'éloignant) qu'à droite (plus proche).

J'utilise un pinceau-éventail à poils assez raides pour dessiner des herbes. Je mouille le pinceau de White spirit, je l'essuie. Je prépare ma couleur sur la palette. Je prélève de la peinture avec le coin du pinceau et je la pose en tenant le pinceau à mi-manche, tête vers le haut, d'un mouvement montant en effleurant la toile. Je griffe du bas vers le haut. J'essuie le pinceau, je recommence.

Je fais les poteaux de la cloture avant l'herbe. Les herbes vont recouvrir en partie les poteaux. Je prends pour cela un bleu clair et une terre de sienne. Je réalise les piquets en trois nuances. Une couleur foncée, une claire et une entre deux. La plus claire du coté éclairé. Je mets de la lumière en haut du poteau également. Pour faire les fils de la cloture, je vais prendre une couleur claire si le fond est foncé et foncée s'il doit ressortir sur du clair. Je peins le fil en prélevant de la peinture sur le tranchant de la lame du couteau et en la posant en un geste. Sur le tranchant : on pose, on tire. Ne pas peindre des fils tout le long, éviter de faire les poteaux trop droits ou trop verticaux.

Le talus à gauche : je le force sur le devant. J'utilise du blanc pour éclaircir les couleurs dans les arrières plans mais jamais dans les premiers plans, cela éteint les couleurs. J'utilise alors du jaune ou du crème.

L'arbre : le faire fort : c'est le sujet principal du tableau, avec le chemin. J'utilise du bleu de prusse, terre de sienne, vert de vessie, terre d'ombre brûlée. Je fais des tâches plus foncées, j'en pose un peu partout. Le haut de l'arbre ne doit pas toucher la ligne d'horizon, le faire plus haut ou plus bas que celle-ci. Les couleurs plus claires se posent après. Un conseil : ne pas utiliser trop de couleurs dans un tableau, ne pas barioler. Avec le grand couteau, je pose dans les trous, j'essuie, je recommence. Ensuite avec le petit couteau je fais encore plus clair. On laisse des trous, on tourne le couteau dans tous les sens. De la couleur plus claire en haut pour la lumière. Les branches sont faites avec le tranchant du couteau. Clair sur foncé ou foncé sur clair. Et ensuite repeindre du feuillage dessus.

Pour peindre la route, utiliser des couleurs de terre pour la transformer en chemin, plus interessant qu'une route goudronnée. Ne pas mélanger les couleurs completement sur la palette. Poser les touches dans le sens du chemin en suivant sa courbe. Poser des touches d'ombre à droite le long du talus (pas partout). Des lumières avec le pinceau éventail à droite. Quelques touches plus nuancées sur le chemin."

Tout ce discours est tenu par le prof en même temps qu'il peint sur sa toile de démonstration. Je suis surtout occupée à noter et je jette quelques regards de temps en temps mais je suis mal placée pour voir. Le résultat est bluffant. Je soupire, je doute d'arriver à sortir quelque chose de potable. Tout est à faire d'imagination...

Arrivée devant ma toile je suis un peu découragée devant la surface à "remplir". Je commence en suivant la démarche du prof mais je trouve finalement qu'il serait plus simple de peindre de grands aplats que je retravaillerai ensuite. Le pré de gauche d'une couleur, celui de droite d'une autre, les talus plus foncés, le chemin avec quelques zones. Cela s'avère une bonne idée.

Je n'utilise pas les mêmes couleurs que le prof, j'ai voulu me contenter de la dizaine de couleurs "de base" que j'avais déjà. Les primaires entre-autres. Je dois donc faire mes propres mélanges "au feeling".

Je fais l'arbre. Je me recule. Ce n'est pas un arbre ce sont des tâches... Le pré, le chemin, ce n'est pas un pré, pas un chemin, mais des aplats de couleurs... J'ajoute quelques touches dans le pré pour nuancer. Je soupire je suis dégoutée. Je plante quelques poteaux.

Et d'un seul coup "ça y est". Je renonce à expliquer... C'est assez magique. Et très jubilatoire. A partir de cet instant le tableau se termine très rapidement.

J'ajoute quelques coquelicots non prévus au programme. Le prof me conseille de faire disparaître un peu le tournant du chemin, de prendre un peu d'herbe foncée pour la mettre dans l'herbe claire et vice versa. Ensuite il crie d'arrêter "voilà, c'est fini ! on n'y touche plus !!" et montre comment signer avec le tranchant du couteau. Nous dit de choisir un nom pour notre réalisation (il propose "Souffrance") :D

seance3DCM - "Ma croute" - huile sur toile - 61 X 50 cm

Pour mémoire, voici la photocopie A4 N&B qui nous a servi de point de départ :

modele

Même si ce n'est pas le chef d'oeuvre du siècle (tellement de choses à améliorer) le plaisir est là. J'adore cette technique. Il est prévu une séance de plus pour apprendre à faire l'eau sur un autre sujet (format 8P).

J'ai préparé la toile pour la prochaine séance avec une couche d'acrylique jaune. Le prof n'utilise pas de gesso. Je comprends maintenant pourquoi. Cette technique tire profit du fond jaune et des petits trous de la toile qui restent visibles sous les aplats posés au couteau. Cela apporte de la lumière et ne serait pas possible avec un enduit plus lissé.

Nous devons apporter nos toiles la fois prochaine pour en faire la critique. J'en profiterai pour prendre quelques photos.

J'ai acheté un bouquin "le nuancier de la peinture à l'huile" pour essayer de travailler sur mes soucis de couleurs (trop pétantes à mon goût). Et plein de toiles :)

17 novembre 2011

Le pont de Rohan

Cours de peinture à l'huile. Nous attaquons le "pont de Rohan" dont j'ai déjà parlé ICI.

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Je n'ai pas apporté mes peintures, seulement de quoi dessiner. J'ai préparé un support à peindre, papier peint tendu sur une planche de médium. Apprêté au gesso teinté jaune pâle, dimensions : 45 cm x 60. J'ai decidé d'apporter un soin particulier au dessin pour remédier à mon défaut habituel qui est de bâcler la mise en place.

Le prof commence à expliquer comment procéder : se lancer directement à la peinture et... ne pas dessiner !

Je regarde consciencieusement sa démonstration sur la toile d'une élève. Il pose les grandes masses foncées, se focalise uniquement sur les valeurs. Brun, bleu, blanc bleuté, Le paysage bâti prend forme immédiatement, ainsi que les reflets dans l'eau. C'est assez magique. L'ambiance qui se dégage est bluffante. "Quel talent !" C'est sa remarque gentiment moqueuse habituelle quand il nous regarde faire, mais à son propos cela n'a rien d'une moquerie... On admire. Et... bon courage à l'élève qui va devoir poursuivre derrière lui !

Je note mentalement chacun de ses gestes, j'apprends. Et je fais ce que j'avais prévu, c'est à dire exactement l'inverse de ce qu'il a conseillé de faire : je dessine avec soin les batiments après avoir fait une mise au carreau.

dessin

Même ainsi, j'ai beaucoup de mal et il y aura des choses à corriger : la verticalité des façades et leur alignement avec leur reflet. Je le ferai à la maison, à tête reposée et à la règle. Je veux un dessin juste avant de commencer la couleur. J'ai envie de lignes droites et coupantes pour la partie haute, qui trancheront avec le flou de l'image reflétée.

J'envisage de fixer le fusain pour conserver le dessin et non repasser dessus à l'acrylique, je ne sais pas si c'est possible.

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