

Le salon du dessin 2013 et le salon du dessin contemporain dans la même journée. Gourmande, vous avez dit gourmande ? Grande fatigue en fin de journée, pieds ruinés mais tête pleine. Cela aurait été bien dommage de manquer ça. Merci mille fois Sandrine pour l'incitation ! :-)
Des milliers et des milliers de dessins... Je n'avais ni appareil photo ni carnet pour noter, il ne me reste donc que des images fugitives et des impressions. Et les deux catalogues d'expo tout de même, pour retrouver artistes et adresses de galeries à visiter sur Paris.
Ce que j'en retire est (bien évidemment) la nécessité de voir "en vrai" les dessins, car leur image photographique ne donne qu'une petite idée de ce qu'ils sont vraiment. Le format notamment est frappant. Cela va de minuscule à gigantesque, et c'est toujours du dessin.
Au salon qui se tient à la Bourse, c'est la technicité qui m'a le plus frappée. Au Louvre (Drawing now), c'est l'imaginaire des artistes et la diversité des moyens. Diversité des supports, des traceurs, des écritures graphiques.
Je retiens également la grande gentillesse des galiéristes (tiens une acheteuse potentielle) ou leur indifférence notoire (bof, juste une amatrice), la grande différence de fréquentation quant au genre des visiteurs entre les deux salons. Chics, bien mis et argentés (Bourse), très divers (Louvre).
J'ai retenu (et retrouvé sur le site internet des salons) : les dessins de Rebecca Dautremer :

Les dessins et pastels de l'exposition Paul César Helleu, dont un pastel de petite fille en robe blanche, magnifique. Ici un grand dessin au traité croquis :

un personnage de Bernard Quesniaux expressif et attendrissant (pas celui là, mais dans ce genre) :

le monde enfantin de Glen Baxter :

les véhicules fantastiques de Steven C. Harvey, avec leurs scènes de vie :

les dessins de villes "calligraphiques" de François Avril :

le camion embourbé en très grand format de Kirill Chelushkin (ici un détail - crayon graphite sur toile 210 x 139 cm) :

les petits dessins sur vieilles couvertures de livres de Christos Venetis :

les paysages de Pierre Henri de Valenciennes, (pas celui-là mais de ce genre) :

les compositions abstraites de Maurice Estève :

les natures mortes hyper-réalistes au crayon de Josep Santilari, (cliquer pour voir le site, les versions couleurs sont étonnantes) :

l'univers de Davor Vrankic, avec ses dessins placés côte à côte type cadavre exquis ( le même principe de mes petits dessins sur bristol !) :

la série de pieds vertigineux de Franz Schimpl :

le grand nu et la technique (pierre noire sur très grand format) de Guy Oberson :

des dessins à l'encre blanche sur papier noir et à l'encre noire sur calque de Clément Bagot :

les aquarelles "mouchetées" très gaies de Didier Mencoboni :

la technique en petites hachures verticales très particulière de Richard Müller :

les photos de famille au trait de Marie Amélie Porcher :

les dessins style croquis très graphiques de Michaële Andréa Schatt :

la série aux personnages à grosse tête d'Emma Talbot :

un paysage urbain en grand format (100 x 150 cm) de Rik Smits :

le très grand format aux corbeaux de Didier Rittener :

une scène d'intérieur en très grand format (140 x 100 cm) , belle composition, de Jean Bedez :

gros gros coup de coeur pour les petits formats sur fond noir de Thomas Ott (carte grattée) :


les livres de dessin d'Erik Desmazières (clin d'oeil à Escher), notamment les scènes d'atelier. Magnifique :

un dessin aux crayons de couleur et encre de chine de Léon Spillaert :

Voilà, sûrement d'autres choses que j'ai oublié déjà, certaines oeuvres notamment dont je n'ai pas noté le nom de l'auteur, qui avaient beaucoup d'humour et de la distance vis à vis de l'Art commercial, et que j'ai trouvé amusantes.
Je ne m'attendais pas à un tel foisonnement d'oeuvres ni à une telle qualité. Aucune déception comme j'en ai eu parfois à la sortie d'expositions parisiennes, c'est tout le contraire. Là je ne me suis pas sentie flouée par le prix (relativement élevé) de l'entrée. La qualité et le nombre sont tellement au rendez-vous que vraiment, ça vaut le déplacement.
En conclusion de la journée :
- ne pas manquer la prochaine édition de ces deux salons.
- m'y prendre à l'avance pour les entrées : glisser à l'oreille d'un donateur potentiel l'idée de m'offrir un billet ou faire une demande d'invitation à l'avance par mail à une des galeries exposantes.
- consacrer si possible une journée entière à chacun des deux salons.
- me charger moins, me chausser mieux, prendre un carnet de croquis et un crayon, ne pas oublier un plan du quartier :-)
En sortant de la Bourse, le sentiment est complexe : émerveillement, finesse, force, technicité du travail des grands maîtres. Accablement à l'idée de ne jamais les égaler. En sortant du Louvre (Drawing now) : le même émerveillement avec en plus une impression vivifiante, d'ouverture et de liberté créative, envie d'essayer, idées.
D'autres images du salon sur le site lost-painters.