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Vale Decem -  Au jour le jour

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13 mai 2013

Exotique 2

2

J'ai coloré mon calque aux crayons de couleur mais les couleurs ne me plaisent pas. Par contre, j'aime bien la répartition des valeurs, alors va pour la version en niveaux de gris. Je trouve ça mieux que le noir et blanc. Pourquoi pas faire de prochains dessins au trait avec zones en lavis. Mais le problème du lavis c'est que c'est mouillé, pas idéal sur le calque... alors griser au graphite ?

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12 mai 2013

Souvenirs

fjajdgih

Gouache sur papier canson - d'après nature

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Gouache sur papier canson - d'imagination

ijbidehi

Gouache sur papier canson - d'imagination

Les seuls rescapés des dessins réalisés dans mon enfance. Ceux là ont été faits quand j'avais 14 ou 15 ans, et donnés à ma jeune soeur qui les a conservés et retrouvés récemment. Elle avait 3 ou 4 ans quand je les ai faits et la première peinture est le portrait de son doudou. (C'est un scan, il manque une petit partie de chaque dessin en marge).

Ce sont peut-être les seules peintures que j'ai faites, je n'ai pas souvenir d'en avoir fait d'autres. J'ai complètement arrêté de dessiner je pense depuis l'âge de 20 ans jusqu'à il y a 2 ans.

Le deuxième est assez frappant, je l'avais oublié, ma soeur m'en a rappelé l'existence. Je me souviens maintenant l'avoir fait comme je fais maintenant mes dessins automatiques, un trait en appelant un autre, qui évoque une forme, etc... en partant sans idée en tête. Il n'était pas fait à son attention (vu le sujet et son âge), mais elle a voulu que je le lui donne quand il a été fini.

Le troisième je l'ai fait de la même façon mais cette fois pour elle.

J'ai un souvenir très précis maintenant que je les revois, de l'intensité du moment où je les ai faits et de ma concentration sur le portrait du petit ours en peluche. Je sais aussi dans quelle pièce je les ai faits.

Comme quoi les objets réveillent les souvenirs. Il me reste très peu d'objets d'autrefois, beaucoup de souvenirs ont disparu en même temps qu'eux. Quand je m'en suis débarassée je ne le savais pas. Et pourtant, leur nom dit bien que ce sont des "souvenirs" :-)

Je suis vraiment très contente que ma soeur les ai gardés.

12 mai 2013

Exotique

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Encre sur papier calque - Format A4

8 mai 2013

Nuque

1

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4

Modelage - Argile chamottée blanche - Lissée, poncée et cire ivoire.

Voir article précédent "Sculpter la terre".

Je trouve l'épaule, le cou, la nuque des femmes d'une beauté et d'une grâce extrêmes. Cette sculpture est d'une grande douceur au toucher, lissée pendant 4 heures puis poncée après cuisson. J'ai une autre sculpture en préparation sur ce thème, il y en aura peut-être davantage.

Je mets du temps à réaliser mes sculptures en ce moment parce que je n'ai pas de vision quand je commence, j'ai juste une sensation et une idée de départ. Je cherche les courbes et les proportions tout en modelant. J'arrondis là, je creuse ici, je laisse venir, je prends mon temps, beaucoup de plaisir sensuel à toucher et lisser la terre, à la travailler à ses différents stades d'assèchement.

L'objet fini n'est que la trace de ce rapport physique à la matière. J'aime la terre. J'ai réfléchi à sculpter le bois ou la pierre tendre, mais le contact, les outils, les sensations, les sons seraient différents.

Mes modelages deviennent plus libres, j'attache peu d'importance au respect des proportions de toute façon. C'est presque plus quelque chose d'abstrait, ou disons que plusieurs choses se mélangent. Ce sont des associations d'idées nées du dialogue avec la terre. Ici il y a l'idée de la mère penchée sur l'enfant (voir Maternité de Picasso), et le mot mère appelle le mot mer d'où cette forme de vague et de déferlement dans la courbure du dos et l'enroulement des cheveux.  Maternité, tendresse de la posture, fragilité de la nuque offerte, sensualité de l'arrière de l'oreille, refuge offert par le creux de l'épaule sont autant de sensations et d'idées ressenties pendant l'acte de modeler.

8 mai 2013

Je peins pour que le jour

Je peins pour que le jour où je ne serai plus
On sache comme l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon tableau porte à la foule future
Comme j'aimais la vie de l'heureuse Nature.

Attentif aux travaux des champs et des maisons,
J'ai marqué chaque jour la forme des saisons,
Parce que l'eau, la terre et la montagne flamme
En nul endroit ne sont si belles qu'en mon âme !

J'ai montré ce que j'ai vu et ce que j'ai senti,
D'un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi,
Et j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée,
Pour être, après la mort, parfois encore aimé,

Et qu'une femme, alors, voyant ce que j'ai peins,
Sentant par moi son coeur ému, troublé, surpris,
Ayant tout oublié de réels amoureux,
M'accueille dans son âme et me préfère à eux...

 

D'après "j'écris pour que le jour" d'Anna de Noailles -
(Version personnelle modifiée inspirée par Vincent Van Gogh)

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5 mai 2013

Lettres anonymes (suite) - Chut... ne dites pas que je vous l'ai dit

Dans un article daté du mois de décembre dernier je parlais d'un collage en préparation. Les lettres, images et articles découpés dans des magazines parce qu'ils m'avaient "appelée" sont restés tout ce temps dans un coin du bureau, je savais que je voulais en faire quelque chose et puis ça ne venait pas. 

Il a fallu cinq mois et quand l'envie est venue, c'est tellement bizarre, tout s'est fait directement et sans réfléchir. Je me suis installée un grand coin libre, j'ai pris une feuille de papier d'emballage et j'ai fait le collage sans me poser aucune question, prenant chaque papier, le posant, le déplaçant selon l'association d'idée et le sens, l'harmonie des formes, leur équilibre, la cohérence de l'histoire à raconter.

Quand tout a été posé j'ai soulevé délicatement chaque papier pour le coller à celui du dessous, pour ne pas déranger le positionnement. Tout cela s'est fait sans hésitation, directement et rapidement.

2013 mai

Collage de papiers découpés dans des magazines sur papier d'emballage - tableau 60 x 80 cm

Tout a un sens et rien n'est dû au hasard, il y a des doubles, des triples sens, des sens cachés, des contre sens. Des fausses pistes et des petites choses cachées dans les coins, des grosses choses peu importantes qui sautent aux yeux et des secrets bien nichés.

Je suis étonnée du manque de réaction des deux personnes à qui je l'ai montré parce que tout ça me semble tellement évident, tout ce que ça raconte, mais visiblement ça ne l'est pas :D

J'ai la sensation que c'est parfaitement comme ça doit être, que c'est tout à fait "ça". Ce truc me procure la même impression que mon dessin "Un". Un apaisement, un grand bien être. L'apparence est secondaire, ça n'a pas à être joli, en fait, ça ne peut tout simplement pas être autrement. C'est un sentiment vraiment très spécial. Difficile à expliquer, c'est quelque chose de précieux et de complet et qu'on peut refermer, c'est comme un coffret empli de choses qui tiennent à coeur, comme "Un".

Voilà donc une bonne chose de faite. Sinon, je continue à m'intéresser aux mots. Je viens d'acheter plusieurs livres de poésie dont j'aimerais m'inspirer, pour quoi, je ne sais pas encore, on verra...

Ce collage est finalement un poème visuel, j'aimerais continuer dans cette voie.

3 mai 2013

La Consolante

complicité

Tel cheval qui boit à la fontaine,
Telle feuille qui en tombant nous touche,
Telle main vide, ou telle bouche
Qui nous voudrait parler et qui ose à peine -,

Autant de variations de la vie qui s'apaise,
Autant de rêves de la douleur qui somnole :
ô que celui dont le coeur est à l'aise,
Cherche la créature et la console.

 Rainer Maria RILKE

1 mai 2013

La cage

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Il peut arriver que l'envie de se taire soit si forte, et l'envie de partir si présente qu'on prend la voiture et qu'on roule pendant des heures, jusqu'à la fin du jour, en écoutant la radio, jusqu'au bout de la route, jusqu'à la mer. Qu'on sent mais qu'on ne voit pas, parce que la nuit est là. Et alors il n'y a plus qu'à rentrer, parce qu'ailleurs évidemment n'est pas ailleurs, c'est toujours ici et maintenant. On se dit qu'il s'en est fallu de peu pour ne pas rentrer, qu'il aurait suffit d'un hotel pas encore endormi pour rester là des jours, ou même pour toujours, et puis on revient, on ouvre la porte et on se couche en silence, et la maison qui attendait sans le dire entend votre retour et s'endort à son tour.

Demain on parlera à nouveau. Et heureusement peu après il y aura la Consolante. Celle qui sent tout et qui voit tout et ne dit rien. Et tout reprendra, mais tout sera différent. Parce qu'on sait qu'on a pu partir et qu'on a choisi de revenir. Et que l'ailleurs est à chercher ici. Et que c'est bien ainsi.

 

cage ouverte

Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger ...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Jacques Prévert

30 avril 2013

« Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c'est la mort de la réalité. » Dali

lempic13(Tamara de Lempicka)

22 avril 2013

Vincent Van Gogh - Arles 1888 - 1889

"Ma chère soeur je crois qu'actuellement il faut peindre les aspects riches et magnifiques de la nature. Nous avons besoin de gaité et de bonheur, d'espérance et d'amour.

Plus je me fais laid, vieux, méchant, malade, pauvre, plus je veux me venger en faisant de la couleur brillante, bien arrangée, resplendissante."

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